
.:Fullmetal Alchemist RPG:.
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Trezilka Maverick Lieutenant/Samuryoden Phenix


  Nombre de messages: 357 Age: 20 Date d'inscription: 21/07/2006
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 | Sujet: Hôpital de South City Mar 7 Juil - 13:30 | |
| Le ciel était épais, grisâtre, orageux. Des éclairs apparaissaient, laissant le soin de répandre une lumière bleue aveuglante. Juste derrière, le son du tonnerre, grondait de toute sa force. Dans ce paysage de désolation, dans un désert des plus aride, il n'y avait que quelques hyènes à pouvoir encore glousser de plaisir. Soudain, le vent se mit à souffler, et de simple brise, l'air circulant devint bourrasque, emportant tout sur son passage. Mais dans un pays comme celui-ci, tout, c'était du sable. Ce fut alors à une temp^te de sable, de se mêler à la tempête céleste. Le chaos était à la fois dans le ciel et sur terre. La nature était la seule à pouvoir offrir un tel spectacle. A la fois beau et mortel. Cassandra Stanford apparut alors derrière une dune de sable déjà bien entamée par le vent. Qu'elle était belle, elle souriait. A qui? Il n'y avait personne d'autre. Mais elle était là, resplendissante, comme jamais. Tout comme la nature, elle était magnifique, mais femme fatale à la fois. Féminine, mais intransigeante. Devant elle, tout homme devenait impuissant, désarçonné par tant de singularité! C'est alors, que sans prévenir, la belle guerrière fut happée dans la tempête de sable, et déjà on ne pouvait que distinguer vaguement sa silhouette, derrière toute la poussière et les éclairs qui s'y mêlaient! Non! NOOOON!!!! NOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOON!!!!-NOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOONNN!! Cassandra! Trezilka ouvrit ses yeux. Bien loin du désert de son cauchemar, ce fut dans une pièce vide qu'il se réveilla. Toujours dans un état de panique, il eut le réflexe de vouloir se relever, mais à mi-chemin du geste, il se rallongea, tétanisé par la douleur lancinante de l'ensemble de son corps qui le fit grimacer.-Aaah... bon sang... En une fraction de seconde, c'est le martyr de son corps qui lui fit remémorer le Démon's Hôtel. Et la chute. Du dernier souvenir qu'il en avait, ils tombaient, lui et Cassandra dans ses bras, au sol. Et puis plus rien, un trou noir. Cassandra...Cassandra... j'espère... qu'elle va bien... Trezilka considéra la pièce. Dans la panique, il n'avait même pas encore remarqué qu'il était pansé aux deux jambes, au bras gauche et tout autour de son torse, sans parler d'une partie de sa tête. Ce n'était pas une momie encore, mais pas loin! La chute avait du être très violente au goût de ses os. Heureusement qu'il avait eu le réflexe de créer un petit "matelas de terre" de secours. Celui ci avait sans doute évité sa mort. Oui, la sienne. Mais qu'en était il de Cassandra? Trezilka demeurait inquiet, il ne pensait même pas à Wesker, et ne se demandait même pas s'ils l'avaient capturés. Pour l'heure, il voulait savoir si la femme qu'il aimait tant était encore en vie... Mais il était dans l'impossibilité de bouger de son lit, et il n'y avait aucun téléphone dans la pièce pour le peu qu'il pouvait en observer. Et même s'il pouvait encore parler, il était également dans l'incapacité physique d'hurler pour appeler quelqu'un. Il devait donc se résoudre à attendre que quelqu'un n'arrive dans la chambre. Perdue dans ses pensées, à essayer de calculer les probabilités de chances de survie du commandant Stanford, la fatigue finit une nouvelle fois par l'emporter, et Trezilka se rendormit, malgré son envie de rester éveillée. |
|  | | Painou Commandant Red Beehive


  Nombre de messages: 180 Age: 26 Date d'inscription: 25/05/2008
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 | Sujet: Re: Hôpital de South City Lun 13 Juil - 21:57 | |
| Du côté de Cassandra, il n’y avait eu aucun cauchemar en vue. Enfin, aucun dont elle se souvienne, car la jeune femme avait la fâcheuse tendance à oublier tout ce qu’il s’était passé durant ses nuits de sommeil – ou en l’occurrence, de cette journée. Et vu le choc qu’elle s’était vue infliger à "l’atterrissage", bien que largement protégée par l’étreinte de Trezilka, il y avait fort à parier qu’en se réveillant, c’est même le souvenir de toute cette journée qui risquait fort de ne pas se faire jour dans son esprit.
En fait, la première chose qui s’imposa à elle lorsque le commandant Stanford ouvrit les yeux, ce fut la douleur. Cette douleur aiguë, lancinante, qui lui vrillait principalement les côtes et les membres, rendant tout mouvement, même infime, très douloureux. A voir la perfusion qui trônait à côté de son lit, et les murs blancs, sans aucune décoration mis à part un petit vase empli de fleurs à son chevet, elle se trouvait donc à l’hôpital. Clignant des yeux, la jeune femme fit un effort pour se rappeler le déroulement de ce jour qui l’avait menée ici. L’opération H5N1, consistant à capturer l’espion Albert Wesker. Le dit Wesker, qui s’était bien présenté au "rendez-vous" fixé par Trezilka. Leur combat, après une phase de discussion que Cassandra aurait bien aimé un peu plus poussée, puisque l’homme avait laissé entrevoir ses connaissances sur des dossiers top secrets, ce que recherchait principalement la jeune femme. Puis leur ennemi, qui avait choisi de tout faire exploser, plutôt que de continuer. Et enfin la chute, qui aurait du se révéler fatale… et plus rien.
Après de rapides flashs de cette mission, qui en avaient esquissé les phases les plus importantes, Cassandra s’estima heureuse d’être toujours en vie. En repensant à la force et à la vitesse de son adversaire, et jusqu’où il était allé dans son affrontement, jusqu’à se placer lui-même au milieu d’une explosion qui allait souffler la totalité de l’immeuble, un frisson parcouru l’échine de la jeune femme, un frisson de peur. Pendant l’action, c’est l’adrénaline qui prévaut, et qui a tendance à supprimer toute trace de cette émotion primitive, reléguée au second plan chez les militaires de carrière, qui n’auraient pu exercer ce métier sans cela. Wesker était véritablement devenu un monstre, pour qui rien n’était plus impossible… S’il avait aussi confiance en lui, c’est qu’il devait penser se sortir indemne de cette situation. A y repenser, Cassie croyait avoir surestimé les capacités de cet homme pour ne pas être surprise, mais elle les avait de loin sous-estimées. Quand elle s’était retrouvée soulevée par l’espion, à cinquante centimètres au-dessus du sol, elle avait compris qu’il ne faisait que jouer avec eux, et qu’il aurait sans aucun doute pu Ce n’était pas vraiment leurs capacités qui leur avaient valu d’être encore en vie, mais plutôt une sacrée chance… LEUR avait valu ? Cassie était bien en vie, oui, mais qu’en était-il de Trezilka ? Il l’avait attrapée en plein vol, et ensuite… C’était lui qui devait avoir reçu la majorité du choc qui les attendait tous les deux, bien qu’il ait essayé de constituer un "matelas" pour amortir l’impact de leurs corps sur l’asphalte, grâce à son alchimie. Cassandra était bien trop novice pour l’aider dans cette entreprise, et n’avait eu d’autre choix que de s’en remettre à lui, choix judicieux si l’on en jugeait par le fait qu’elle soit encore de ce monde, mais il restait l’incertitude concernant le lieutenant. C’est pourquoi la jeune femme essaya de se lever, avant de renoncer à cause de la douleur, et de se préparer à appeler quelque infirmière ou soldat pour se tenir au courant.
Toutefois, elle n’eut pas même besoin de bouger, car on venait de taper doucement à sa porte. Encore un peu dans les vapes, elle ne s’en aperçu pas de suite, et ce fut après un autre coup très faible – probablement pour ne pas la réveiller si elle dormait toujours – qu’elle répondit le traditionnel "entrez". Au mot magique, la porte s’ouvrit sur un homme en uniforme militaire bleu, la casquette sous le bras, qui salua Cassandra à peine entré dans la pièce. "Je suis soulagé de vous voir éveillée, mon commandant. On a vraiment eu peur pour vous. - Merci sergent Payne. Je vais relativement bien, voire même très bien si l’on en juge par ce qu’il s’est passé. D’ailleurs, pourriez-vous me compter la fin, à laquelle je n’ai pu assister ? Je suppose que vous avez tout géré ? - Effectivement, dès lors que les explosions se sont produites, nous avons commencé à vous chercher dans les débris, et appelé les secours, mais je n’ai rien eu à gérer, vous aviez déjà tout très bien planifié. Comme toujours. - De la flatterie ? Ce n’est pas votre genre, Max. - N’est-ce pas ? Profitez-en, je ne serai aussi gentil que le temps que vous vous remettiez, après vous vivrez l’enfer habituel !" Cassandra laissa échapper un petit rire, très vite réprimé puisqu’il réveilla la douleur de ses côtes, cassées ou fêlées. Elle avait une certaine connivence avec cet homme, qu’elle appréciait tant pour ses qualités humaines que militaires, et il était un des rares qui s’était permis de plaisanter avec elle. En général, elle n’appréciait pas trop la légèreté, car elle n’était jamais employée à bon escient, et c’est de là que sa réputation de pince-sans-rire s’était faite, mais le sergent Payne avait de l’esprit, et savait très bien quand plaisanter avec elle, et quand ne pas le faire. D’ailleurs, si l’on y réfléchissait bien, ce n’était pas le moment adéquat pour véritablement se laisser aller à tant de désinvolture, et Cassandra redevint très vite sérieuse, de même que le sergent Payne, qui n’attendit pas la prochaine question de la jeune femme pour enchaîner. "Le lieutenant Trezilka et Wesker sont tous les deux dans cet hôpital. L’état du lieutenant est un peu plus sérieux que le votre, mais ses jours ne sont pas en danger. Quant à Wesker, il est sous très haute surveillance dans une aile isolée de l’hôpital, et semble récupérer incroyablement vite. Il y a plusieurs gardes et alchimistes d’Etat à ses côtés, comme vous l’aviez préconisé." A l’entente de ces mots, la jeune femme soupira de soulagement. Non seulement le lieutenant Maverick était-il en vie, mais pas trop amoché apparemment, un peu comme elle, mais leur mission était réussie. Tout était quasiment parfait. Enfin… sauf concernant les dégâts qui n’avaient manqué d’ébranler tout le quartier du Demon’s Hotel. Ce qui était plus que fâcheux, car cela allait forcément leur retomber dessus. On a coutume de dire qu’on ne fait pas d’omelettes sans casser dans œufs, seulement, dans ce cas là, c’était tout de même une grosse boulette, pour rester dans les métaphores culinaire. Mais Cassandra aurait tout le temps de se pencher sur cet inconvénient plus tard, pour l’instant, ce qui prévalait, c’était l’état de son partenaire. Evidemment, elle était rassurée, mais les paroles du sergent ne lui suffisaient pas vraiment, ce que Cassandra voulait pour le moment, c’était le voir de ses propres yeux.- "Max, pourriez-vous m’amener le fauteuil roulant près de vous ? Je ne suis pas en état de me lever, et j’aimerai beaucoup aller voir le lieutenant.  - Bien sûr mon commandant, mais si une infirmière nous intercepte et vous donne l’ordre de retourner dans votre chambre, je me verrai dans l’obligation de m’exécuter. - Depuis quand infirmière est un grade supérieur à celui de commandant ? - Depuis que vous n’êtes plus à la caserne, mais à l’hôpital, Madame. CQFD. - Faites attention sergent, vous êtes à deux doigts de m’énerver…" Tout cela avait été dit sur le ton de la plaisanterie, parce qu’ils étaient bien tous les deux seuls et pouvaient ainsi ne pas se soucier d’être entendus. Il faut dire que Cassandra n’appréciait pas trop la familiarité entre collègues, voilà pourquoi elle ne voulait pas qu’Alex la tutoie à l’intérieur de la caserne, et pourquoi elle n’appelait le sergent Payne Max que dans ces moments-là. Toujours est-il que, même s’il se disait réticent, le militaire obtempéra, et aida même la jeune femme à s’installer, avant de l’emmener vers la chambre de Trezilka, où cette dernière frappa quelques coups. |
|  | | Trezilka Maverick Lieutenant/Samuryoden Phenix


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 | Sujet: Re: Hôpital de South City Jeu 16 Juil - 22:59 | |
| Trezilka se réveilla en sursaut! Des coups de feux!!! De toutes ses forces il essaya de se relever, mais l'effort était encore vain. Par contre, question douleur, il avait réussi!-AIE.... Bon sang!!!! J'en ai marre! Trezilka souffrait d'une manière qu'il n'avait jamais expérimentée auparavant. Il fallait dire qu'une chute telle qu'il avait faites au Démon's Hôtel, c'était quelque chose de peu répandu dans ses habitudes, et fort heureusement d'ailleurs. Quoi qu'il en soit, Trezilka mit quelques secondes à se remettre de son sursaut du sommeil et à comprendre que les coups de feux en question n'étaient en fait que des coups à sa porte. Des coups à sa porte? Peut être que... Oui, il le fallait, c'était sûrement elle! De toutes ses forces, Trezilka essaya d'émettre un volume de voix audible:-ENTREZ! Quelques instants après, la porte s'ouvrit doucement, et l'encadrement laissa apparaître Cassandra Stanford dans une chaise roulante en compagnie de l'un de ses subordonnés que Trezilka avait déjà aperçu dans la caserne de South City au détour d'un couloir. Mais très vite après l'avoir reconnu, il reporta toute son attention sur Cassandra, du coin de l'oeil (étant donné qu'allongé il était difficile pour lui, de la voir autrement que de cette manière). Elle allait bien, quel soulagement! Justement, sous l'effet de l'apaisement, une larme coula de son oeil quelque peu caché par les bandelettes qui entouraient son front. Le Samuryoden était tout simplement heureux, ils avaient au moins réussis à rester en vie. Ce qui n'était pas forcément gagné compte tenu de la puissance de frappe de leur adversaire. Mais la preuve en était faite; le duo avait fonctionné! Mais il restait toujours une question en suspens pour le lieutenant, qui se doutait bien que sa coéquipière en savait plus que lui, à ce sujet.-Cassandra... je... je suis heureux de te... de vous... savoir en vie. Je suis désolé d'avoir échoué pour ma part, je n'ai pas pu faire mieux que cela pour vous protéger... J'aurais sans doute dû mieux faire.... et... A défaut de pouvoir se relever, Trezilka essaya tout de même de trouver une position semi assise en se hissant le long de son coussin.-... Et... qu'en est il de notre cible? |
|  | | Painou Commandant Red Beehive


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 | Sujet: Re: Hôpital de South City Mar 21 Juil - 22:19 | |
| Rien que d’entendre la voix, même très faible, du lieutenant Maverick était un soulagement, car si elle le savait en vie grâce au sergent Payne, Cassie ne pouvait faire autrement que de s’en assurer par elle-même. Et ce fut chose faire une fois que le sergent eu ouvert la porte, et poussé son fauteuil roulant près du lit du blessé. Blessé était un euphémisme, car l’état de Trezilka, tout entouré de bandages, du moins les parties du corps visibles en cet instant par la jeune femme, semblait incapable de faire le moindre mouvement. Ce devait être incroyablement douloureux et à en juger par les poches de sérum – certainement des solutions destinées à aténuer cette douleur – ça pourrait être encore bien pire… Enfin, l’essentiel n’était-il pas qu’ils soient en vie, tous les deux? Bien sûr, en tant que militaires, ils étaient par définition prêts à donner leur vie pour l’accomplissement de leur mission, mais n’importe quel être humain ne pourrait que d’abord se réjouir de ne pas avoir succombé, peu importe le résultat de l’entreprise ; cela en devenait quasiment secondaire. Mais comme Payne lui avait annoncé que Wesker avait bien été capturé, et se trouvait lui-même dans cet hôpital sous bonne garde, la question de la prédominance de l’égoïsme purement humain sur le devoir ne se posait même pas."Je ne vois pas du tout pourquoi vous vous excusez, vous avez déjà fait un véritable miracle. Nous aurions bel et bien du nous écraser au sol, et je ne vous serais jamais assez reconnaissante de m’avoir sauvé la vie." La jeune femme n’avait pas relevé le fait que Trezilka ait failli utiliser le tutoiement à son égard, et ne le ferait pas non plus. Groggy comme il devait l’être après le choc et tous les sédatifs, c’était excusable. Elle-même semblait assez lucide, mais se sentait tout de même un peu ailleurs, l’effet des médicaments sans aucun doute, sans quoi elle n’aurait peut-être pas apprécié ce fait. Après tout, elle refusait qu’Alex lui-même la tutoie au sein de la caserne… il n’y avait guère que ses frères pour ne pas encourir sa colère en franchissant cette barrière, car elle ne pouvait pas concevoir de l’ériger en présence de sa propre famille. Bref, Cassandra ne tenait aucune rigueur à Trezilka pour quoi que ce soit, pendant leur mission ou même maintenant qu’elle était achevée. A part peut-être le fait qu’ils auraient du essayer de discuter plus longuement avec Wesker, qui avait appâtée Cassie avec quelques révélations, qui étaient exactement ce qu’elle recherchait… mais comme la conjoncture ne s’y était pas vraiment prêtée, il n’y avait pas de quoi en en faire un drame, surtout qu’elle pourrait toujours aller poser des questions à Wesker par elle-même plus tard. Il lui faudrait être assez discrète, et trouver le moyen de se retrouver totalement seule avec lui, sans personne pour les écouter, ce qui ne serait pas une mince affaire maintenant que l’espion était aux mains de l’armée dont elle se méfiait, mais Cassandra trouverait bien…"Notre cible est ici, dans cet hôpital, sous bonne garde, dit-elle avec un beau sourire. Tout s’est déroulé quasiment comme nous l’avions prévu. Mis à part la destruction totale de l’hôtel… et je sens que nous allons passer un sale quart d’heure maintenant, bien que l’objectif de la mission soit atteint. Nous en avons involontairement fait un peu trop…" Pendant qu’ils devisaient ainsi, on pu entendre quelques bruits étouffés dans le couloir. En venant ici, Cassie et Max n’avaient guère rencontré de monde, et tout était très calme, comme dans n’importe quel hôpital. Voire même trop calme d’ailleurs… car contrairement à ce qu’avait pensé le sergent, aucune infirmière n’avait arrêté Cassandra pour vérifier si elle était en état de quitter sa chambre. D’un côté, ça arrangeait la jeune femme, mais de l’autre, c’était tout de même un peu étrange… Alors, entendre même ne serait-ce qu’un petit brouahaha venant du couloir avait de quoi éveiller ses soupçons.- "Sergent Payne, voudriez-vous aller voir ce qu’il se passe au dehors ? - Bien madame !" Pendant que le Red Beehive quittait la chambre pour partir aux nouvelles, Cassandra, qui était maintenant toute seule avec Trezilka – l’avantage d’être militaire : pouvoir avoir une chambre individuelle – s’approcha encore un peu du lit du jeune homme, faisant tourner avec un seul bras, l’autre étant trop douloureux et nécessitant probablement le port d’une écharpe pour l’instant absente, la roue de son fauteuil. Ce ne fut pas très facile, et elle grimaça plus d’une fois, mais y parvint. Tout ça pour demander, d’une voie assez basse, afin de ne pas être surprise par qui que ce soit, même si on entrait dans la chambre sans sommation. Ceci était totalement privé, avait du attendre le départ du sergent, et ne devait être entendu que par Trezilka."Lieutenant Maverick, j’aimerai vous remercier proprement pour m’avoir sauvé la vie… que diriez-vous si c’était moi qui vous invitait au restaurant cette fois ? Une fois que nous serons sur pied, évidemment." Il n’y avait aucun sous-entendu là dedans, juste ce que la jeune femme avait dit : elle voulait remercier Trezilka comme il se devait, et aussi lui rendre la pareille, puisque ce dernier avait déjà invité la jeune femme. Bon, cette dernière en avait profité pour rendre le dîner professionnel, mais après ce qu’ils venaient de vivre, Cassandra pouvait bien accorder un peu de son temps au lieutenant, et se débarrasser un peu de cette image de militaire pure et dure qui lui collait à la peau, au point d’en devenir une habitude.
Mais avant que Trezilka n’ait pu répondre, la porte de la chambre s’ouvrit avec fracas, faisant même sursauter la demoiselle, qui se retourna immédiatement. Ses sourcils froncés, montrant son irritation de cette intrusion fort peu conventionnelle, pour rester polie, s’écarquillèrent bientôt devant le spectacle qui s’offrit à elle : un colosse blond se tenait dans l’embrasure, la main sur une poignée de porte écrasée, des larmes dans ses yeux. Elle avait failli oublier qu’il était encore dans le sud…"Alex ?..." |
|  | | Stark Spencer Maitre de Guerre d'Aruego


  Nombre de messages: 585 Age: 20 Localisation: En train de démolir du schtoumpf Date d'inscription: 14/02/2008
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 | Sujet: Re: Hôpital de South City Lun 27 Juil - 22:05 | |
| En effet, le "colosse blond" étant toujours dans les parages pour les raisons de son enquête, put savoir rapidement ce qu'il était arrivé, d'autant plus que leur opération avait produit grand fracas dans la ville, et que nombre de folles rumeurs allaient bon train. Aussitôt qu'il appris que le commandant Stanford était blessée, il s'était précipité ici, bousculant un peu les gens dans les couloirs de l'hôpital, bien que la plupart s'écartèrent en voyant le char d'assaut vivant lancé à pleine vitesse.
Il ouvrit la porte avec grand fracas, déjà torse nu, de chaudes larmes coulant de ses yeux, avec de petites étoiles scintillant autour de lui, prêt à se précipiter sur sa fiancée pour la serrer dans ses bras puissants, hérités de ses ancêtres.-Commandant Stanford, quel soulagement de vous voir en vie, j'étais si inquiet!!! |
|  | | Trezilka Maverick Lieutenant/Samuryoden Phenix


  Nombre de messages: 357 Age: 20 Date d'inscription: 21/07/2006
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 | Sujet: Re: Hôpital de South City Lun 27 Juil - 22:40 | |
| Que c'était bon de la revoir. De l'entendre. De sa voix, qui était comme chantée à chaque fois qu'elle émettait un son pour les oreilles de Trezilka. Cassandra. Ses yeux, son nez, sa bouche, son visage. La seule vision qui lui évoquait la douceur depuis cette douloureuse chute du toit de ce maudit hôtel. Alors, si avec tout cela, s’ajoutaient des bonnes nouvelles portées par cette majestueuse voix, c'était le Nirvana. Et en effet, il se trouvait que Cassandra lui affirmait qu'ils avaient réussis leur entreprise. Alors ça y est. C'en était finit de cette affaire. Le Viriunambule était enfin arrêté, et ses crimes allaient pouvoir cessés. De la paix allait ainsi pouvoir être gagnée, ainsi qu'une certaine stabilité. Moins de chaos propagé, c'était toujours un peu plus d'équilibre dans le monde. Même avec une petite incidence dans l'immensité du pays, une simple goutte d'eau peut tout changer dans une flaque d'eau. Avec toutes ses pensées qui cheminaient doucement dans l’esprit du Samuryoden, celui-ci faillit ne plus écouter son interlocutrice qui après avoir congédié son subordonné, offrait d’inviter Trezilka dans un restaurant. Ce geste stupéfiait quelque peu l’intéressé qui ne se serait jamais attendu à un tel acte venant de la charmante femme, et ce surtout dans cette situation. Et pourtant, force était de constater qu’elle l’avait fait. Cela était peut être un signe… s’efforçait elle seulement de lui rendre la pareille ou y avait il quelque chose d’autre ? Bien sur que non… Elle lui avait dit, elle était déjà prise et quand bien même il n’était absolument pas dans son caractère de faire des demandes avec des sous entendus ou des faux semblants. Cela dit, Trezilka ne put se retenir d’imaginer Cassandra Stanford lui prouver un quelconque amour « caché ». Cela était aussi merveilleux qu’utopique. Mais il fallait dire qu’avec les mixtures qu’on lui injectait dans le sang pour que son corps cesse de le faire souffrir, Trezilka était beaucoup plus assujetti aux rêvasseries qu’à tout autre moment. Et cela avait du bon. Pour une fois, il aimait ne pas être en état de total éveil, où il analysait tout autour de lui, comme son enseignement lui avait apprit. Quoi qu’il en était, alors même que le Samuryoden commença à ouvrir sa bouche pour parler, la porte de sa chambre s’ouvrit en un grand fracas et c’est alors qu’un militaire leur apparu. Doté d’une carrure comme Trezilka en avait rarement vu dans sa vie, celui-ci affichait de surcroît un style et un comportement des plus « original». Et aux vues de la réaction de Cassandra, et des propos que lui tenait le nouveau venu, ces deux là se connaissaient. Trezilka essaya de le reconnaître. Mais il n’y arriva pas, tout simplement pour la bonne raison qu’il ne le connaissait absolument pas. Et puis, un tel physique, n’aurait pas laissé indifférent la mémoire du Samuryoden. C’est alors qu’une hypothèse s’offrit tout naturellement à Trezilka. Il était peut être son mystérieux fiancé… Cette pensée eut pour effet de réveiller, bien malgré lui, certaines douleurs de son corps. Tout çà était purement psychologique bien sur, mais la douleur était bien réelle. Et cela prouvait bien encore une fois, que Trezilka était rééllement amoureux de Cassandra. L’amour… Le Samuryoden n’aurait jamais connu ce sentiment s’il n’avait pas retrouvé ses esprits, ou plutôt SON esprit unique. Ce nouveau sentiment qui coulait dans ses veines, commençait tout simplement à lui montrer toutes les facettes. D’abord le plaisir d’aimer… et maintenant, la jalousie. Mais bien entendu, ce sentiment n’était pas à même de faire bondir Trezilka de son lit pour attaquer son « concurrent ». Ce n’était pas à ce point là, et de toute façon, un Gentleman tel que l’était le Samuryoden, n’était pas de ce genre là. Mais il était vrai qu’à la pensée d’être en présence du couple du Commandant avait quelque chose de « dérangeant » et sans pouvoir le contrôler, ce drôle de ressentiment lui chatouillait désagréablement son cœur. Enfin, le Samuryoden tenta d’entrer dans la discussion :-Bonjour… pardonnez moi si je ne vous connais pas encore… vous êtes ? |
|  | | Painou Commandant Red Beehive


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 | Sujet: Re: Hôpital de South City Jeu 30 Juil - 22:25 | |
| Sans autre forme de procès, le commandant Armstrong s’élança vers la jeune femme, qui venait de porter une main à son visage, dans une expression de dépit qui semblait la conséquence de cette embarrassante vision. Mais avant que les bras puissants de l’homme n’aient pu se refermer sur elle – ce qui n’aurait certe pas amélioré son état, mais Alex y avait-il seulement pensé avant de se laisser aller à exprimer ses émotions ? – Cassandra avait sorti une arme de derrière son dos, et la pointait vers Alex. Une scène assez comique en réalité, puisque le géant fut stoppé net dans son élan lorsqu’il se retrouva nez-à-nez avec le canon. Ca ne devait pas lui arriver bien souvent, lui qui avait pour habitude d’écraser les autres par sa seule présence, mais s’il y avait bien une personne avec qui ça ne fonctionnait pas, c’était Cassie. Ayant été élevée au milieu de quatre grands frères, elle avait du s’affirmer, et il était hors de question pour elle de se laisser submerger par une autre personne. Il lui avait toujours fallu s’affirmer, et cela avait développé chez la jeune femme une certaine forme d’exigence, et d’orgueil qu’elle n’appréciait pas voir piétiné par quelqu’un d’autre. On ne peut pas dire que cette partie de sa personnalité s’était beaucoup vue, puisqu’elle savait mettre ses émotions de côté, et suivre les ordres sans discuter en bonne militaire qu’elle était, et pourtant… en dehors de l’armée, il serait fort difficile d’avoir le dernier mot avec la demoiselle."Tu n’approches pas ! Je te connais, tu es capables de me casser encore un os ou deux sans faire exprès… " L’exaspération avait fait franchir à Cassandra la barrière du tutoiement qu’elle avait érigé entre eux dans le cadre du travail, et qui avait été respecté par le jeune homme même ici, à l’hôpital. Ce n’était pas quelque chose de grave en soi, mais Cassie se mordit les lèvres suite à cette "erreur" de sa part, erreur tout à fait compréhensible lorsqu’on voit un mastodonte tel que le commandant Armstrong se ruer sur soi. Un fois le premier élan passé, et Alex calmé – bien obligé quand on est menacé par une arme, non ? – la jeune femme laissa échapper un gros soupir en en rangeant son revolver de là où elle l’avait sorti, et où il n’aurait probablement pas du être. Après tout, nous sommes dans un hopital… mais on ne savait jamais."Lieutenant Trezilka, je ne sais pas si vous vous connaissez, dans le cas contraire je vous présente le commandant Armstrong, de Central. Et aussi mon fiancé." Pour répondre à la question de Trezilka, les présentations étaient ainsi faites dans la sobriété, et Cassandra aurait peut-être pu se détendre un peu, si la présence en ces lieux d’Alex ne lui avait pas semblée bizarre. Bien sûr, elle savait qu’il devait être à l’hôpital, car c’était une des requête qu’elle lui avait présenté, mais il n’était pas sensé quitter son poste pour venir la voir. Décidémment, difficile de le croire quand on se retrouvait devant cette montagne de muscules, pourtant Alex était encore bien trop sensible… Avant que la jeune femme ne puisse poser la question qui la taraudait, et la contrariait tout à la fois, la faisant conserver un visage assez tendu, une nouvelle interruption survint, puisque la porte n’avait pas été refermée – c’était déjà un miracle qu’elle soit encore intacte d’ailleurs. Aussi, le sergent Payne était-il entré directement dans la chambre, sans prendre le temps de frapper ou de s’annoncer d’une quelconque manière. Il savait très bien que cela horripilait son commandant, seulement il n’avait pas vraiment pensé à respecté les usages vu la situation.  "Pardonnez mon intrusion Madame, mais j’ai une mauvaise nouvelle. Wesker s’est échappé. Wesker s’est échappé. Tel un couperet, cette nouvelle s’abattit sur Cassandra, et l’assomma, si bien qu’elle mit un certain temps à se remettre, restant immobile, cette simple phrase résonnant dans sa tête. Surtout aussi parce qu’elle ne voulait pas y croire… car cela signifiait l’échec de leur mission, dont ils venaient à peine de quitter l’ euphorie de la réussite. La garde de Wesker n’aurait plus du être de leur ressort, ce dernier ayant été remis entre les mains de l’armée, cependant, c’était encore une fois Cassandra qui avait organisé tout cela, allant jusqu’à demander à un des meilleurs alchimistes d’Etat présent par hasard dans le Sud de rester un peu plus longtemps pour surveiller Wesker."Alex… ne t’avais-je pas demandé comme service de le surveiller ? Tu me l’as promis il me semble et tu es là au lieu d’être auprès de lui. Tu as vu le résultat ? Je pensais pouvoir te faire confiance, au moins à toi…" Cassandra en rajoutait peut-être un peu dans le mélodramatique, en gardant les yeux fermés et les poings serrés, qui démontraient sa colère. Elle n’était peut-être pas aussi en colère qu’elle voulait le faire croire, ou peut-être pas uniquement contre la personne qui se trouvait en face d’elle, à savoir le commandant Armstrong. Non, sa colère était à la fois tournée contre lui, mais aussi contre elle-même, pour n’avoir pas pu anticiper ce qu’il venait de se passer. Wesker avait été un adversaire bien au-dessus de ce qu’elle avait attendu, et leur défaite finale lui apparaissait comme logique, mais quant à l’accepter… ce n’était pas si facile.
Avant qu’Alex ou même Trezilka n’aient pu dire quoi que ce soit, la jeune femme, les dents toujours serrée, interpella le sergent Payne."J’ai besoin d’aller dans un endroit réservé aux dames, pourriez-vous m’y accompagner sergent ?  - Tout de suite madame." S’approchant de la jeune femme, qui ferait la sourde oreille à toute protestation de la part des autres militaires de la pièce, il empoigna le fauteuil roulant et le poussa jusqu’à l’endroit désiré, les toilettes pour dames qui se situaient au bout du couloir, dans un endroit bizarrement un peu sombre, probablement parce qu’une ampoule avait sauté, conférant à la pièce une atmosphère qui aurait pu paraître glauque, mais moins glauque que les pensées de la jeune femme. |
|  | | Albert Wesker

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 | Sujet: Re: Hôpital de South City Ven 31 Juil - 21:52 | |
| Wesker n'avait eu qu'à attendre que le chien de l'armée qui le surveillait s'absente, et à assomer l'infirmière. Personne ne lui avait ôté ses vêtements, le personnel l'avait juste attaché avec d'épaisses lanières de cuir, pour éviter qu'il ne s'échappe. Et pourtant...il en faudrait plus, l'homme avait mobilisé les forces qui lui restait, et fait éclater ses liens, l'infirmière n'avait pas eu le temps d'appeler les militaires présents dans l'hôpital. L'homme se dirigea à toute allure dans les couloirs, utilisant son pouvoir de rapidité extrême. Il était pris, et de toute manière, les autorités finiraient bien par mettre la main sur lui, tôt ou tard, cependant il n'avait pas fini sa mission, il restait encore des gens en liberté qu'il fallait châtier. L'homme ne sut pas vraiment où aller, tant l'hôpital était saturé d'hommes en uniforme bleu. C'était vraiment affligeant de voir qu'ils étaient tous là pour lui. Wesker avait en effet été un des espions les plus recherchés ces derniers mois. Il savait d'ailleurs qu'il aurait à s'expliquer devant un tribunal, et l'immunité diplomatique ne marchait pas en Amestris, surtout pour un ressortissant de Drachma. Wesker se dirigea vers les toilettes dans un couloir obscur du bâtiment, ici on ne viendrait pas le déranger. L'homme commença à sortir des documents de ses poches et les mit dans la cuvette d'un WC, la destruction des preuves était vraiment capitale s'il voulait s'en sortir, heureusement pour lui, les militaires ne l'avaient pas encore fouillé, sans doute par peur de son réveil, mais ce n'était pas le moment de se réjouir trop allégrement, il avait un travail à finir, et la deuxième phase du plan se révélerait un peu plus hardue... les mains de l'homme se mirent à trembler sous l'excitation, le danger qui était si proche ne rajoutait qu'un peu de piment, au fond, les militaires Amestriens avaient été des adversaires honorables. Tout le corps militaire s'était montré particulièrement teigneux à son égard. L'homme entendit soudain un bruit de fauteuil roulant. Il allait sans doute être dérangé, il fallait absolument réagir, peut-être des militaires qui n'hésiteraient pas à engager un nouvel affrontement si Wesker ne réagissait pas vite. Il avait voulu s'infiltrer en Amestris, et finalement ne s'était quasiment jamais fait attraper, s'en sortant toujours avec une justesse déconcertante. Mais là...c'était différent, il était pris, l'hôpital était cerné, et des alchimistes d'état étaient dans la zone, prêts à déchaîner les colères de la matière à la moindre provocation de l'espion...du « Viriunambule » comme le surnommaient les officiers Amestriens. L'homme entrebailla la porte pour voir qui étaient les nouveaux arrivants, et surtout leur nombre. A sa grande surprise, il reconnut le Commandant Stanford, ainsi qu'un autre militaire poussant le fauteuil où se trouvait la jeune femme. La petite abeille rouge brodée sur l'uniforme de l'homme indiquait son appartenance aux Red Beehive, troupe d'élite à laquelle il ne fallait pas trop se frotter, ces troupes ne reculaient jamais, et Wesker avait pu vérifier la réalité de cette affirmation lorsqu'il avait vu des soldats Red Beehive à East City attaquer au corps-à-corps des soldats Karasus alors qu'ils étaient trois fois inférieur en nombre, l'un des prisonniers avait confié lors d'un interrogatoire qu'ils avaient fait ça car un supérieur avait ordonné de tenir la position quoi qu'il arrive.
Quoi qu'il arrive...c'est ce qu'avait répondu le soldat après que l'interrogateur lui ai confié que ses supérieurs étaient morts depuis longtemps lors que ce dernier avait été capturé.
Wesker attendait...tapis dans l'ombre, comme une bête sauvage qui observe sa proie, et attend le bon moment pour bondir dessus, et la surprendre. Le Sergent qui accompagnait Stanford portait un révolver, même s'il n'était pas lourdement armé, il ne fallait pas le sous-estimer, un tir dans la tête et s'était fini pour Wesker, idem pour le coeur. L'espion tira la chasse d'eau pour faire disparaître les documents compromettant, et ainsi attirer l'attention des deux militaires. Lorsque les deux furent à portée, il sortit de l'ombre et asséna un violent coup de poing à Payne, à sa grande surprise ce dernier se décala avec une agilité déconcertante. Wesker n'eut qu'à se déplacer derrière Payne avec sa capacité de rapidité et l'assomma à l'aide d'un poing. L'homme saisit le pistolet et mis en joug Cassandra, la toisant avec un petit sourire narquois.
« Comme on se retrouve Commandant. Vos collègues manquent cruellement de discernement, ils sont tombés dans un panneau qui était pourtant enfantin... »
Wesker s'approcha, une main dans la poche de Cassandra Stanford, mettre en joug une blessée sur un siège roulant, c'était assez curieux.
« Je pourrais vous éliminer aisément...si vous saviez comme ça m'a démangé de vous occire proprement, vous et le Lieutenant lorsque nous étions sur le toit de l'hôtel... »
Wesker rapprocha le canon de son arme et sourit à nouveau.
« ...mais je ne raterais jamais l'occasion de montrer au monde votre incompétence. Vous m'avez capturé? Et alors, je n'ai aucun document compromettant sur moi, et votre image de tortionnaire sera solidement appuyée. Je ne vous savais pas dénué de finesse à ce point. »
Le canon se colla sur le front de Stanford, et Wesker arma le révolver dans un cliquetis métallique. Il serait si simple de mettre fin aux jours d'un des officiers qui le traquaient. Mais finalement, un autre prendrait sa place, et cela indéfiniment. Il ne devait pas tomber dans ce système, il avait tellement mieux pour elle.
« Vous allez faire la une des journaux, et vos yeux... »
Wesker plongea son regard dans celui de Cassie, ses sourcils se froncèrent, il n'avait pas rêvé, les yeux de l'officier confirmait ce dont il avait eu vent. Stanford était une pièce importante pour l'instance qui manipulait le pays, et ce n'était pas étonnant.
«...rayonnent par leur éclat. »
Wesker s'était rattrapé.
« Vous êtes une pièce importante de l'échiquier Cassandra, je vais donc éviter de trop vous violenter, la Pierre, je la ressent...elle est si proche, la Panacée, des dizaines d'Elixirologistes et d'Alchimistes cherchent sans trouver, sans se douter que la recette est sous leurs yeux. »
Les propos de Wesker pouvaient sembler décousus, mais ils avaient un sens. _________________ The only thing that can defeat power is more power, that is the one constant in this universe.
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|  | | Painou Commandant Red Beehive


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 | Sujet: Re: Hôpital de South City Ven 7 Aoû - 0:37 | |
| Cassandra et Max étaient entrés dans les toilettes, ou tout du moins dans le vestibule qui donnait accès aux deux pièces correspondant à chaque sexe, et le jeune homme s’apprêtait à la laisser seule à cet endroit. Cassie n’avait pas dit un seul mot depuis qu’ils avaient quitté la chambre de Trezilka, gardant un air renfrogné, les sourcils froncés témoignant de sa colère toujours vivace, et il s’était bien gardé de dire quoi que ce soit. Il se serait probablement lui-même fait rabrouer pour une quelconque erreur, bien qu’il ne se souvienne pas avoir fait quoi que ce soit s’écartant du plan conçu par la jeune femme : après, si les autres hommes en charge de la suite ne le suivaient pas à la lettre, cela ne le concernait plus. Mais lorsqu’une personne est en colère, elle a tendance à ne plus penser rationnellement, et à vouloir trouver un bouc émissaire pour la libérer, quitte à accuser un innocent. Ce n’était peut-être pas dans les habitudes de Cassandra Stanford, qui savait garder son calme en toutes circonstances, et c’était peut-être pour cela que Payne ne voulait pas vérifier sa théorie. Ce serait une des premières fois où le jeune homme pourrait véritablement voir la jeune femme exprimer ses sentiments profonds, dans leur forme pure, cependant, cela n’était pas correct, sachant à quel point Cassie tenait à son intimité sentimentale. Aussi, pour ne pas la déranger outre mesure, se préparait-il à la quitter après l’avoir conduite jusqu’ici."Faites-moi signe si vous voulez que je viennes vous rechercher madame." Si Cassie restait aussi taciturne, c’est parce qu’elle ne voyait pas l’utilité de dire quoi que ce soit, puisque ça ne changerait pas ce qui s’était passé. C’était bien plus facile à dire qu’à faire d’ailleurs, et elle ne pouvait s’empêcher de toute ressasser dans son esprit. Cet échec n’était pas du tout pour lui faire plaisir, pas plus que le non respect de ses doléances : elle avait peut-être demandé cela au commandant Armstrong comme un service, dès lors qu'il avait donné son consentement, elle le tenait pour acquis, et sa place aurait du être près de Wesker.
Ensuite, tout s’était passé en un éclair, si vite que Cassandra ne put réagir avant de voir l’arme de Payne pointée sur elle, arrachée au soldat inconscient par celui-là même qui était l’objet de ses pensées : Albert Wesker.
En temps normal, elle était aussi vive, si ce n’est plus, que le sergent Payne, et elle aurait pu un minimum éviter Wesker, et contre-attaquer, mais uniquement parce que ce dernier n’avait pas jugé bon d’utiliser toutes ses capacités. Or, à cause des médicaments, elle était en plus bien diminuée, voilà pourquoi Cassie ne put que se retrouver devant le fait accompli, et le canon du revolver bientôt collé contre son front, tandis que Wesker se réjouissait visiblement de cette situation où les rôles s’inversaient. Du moins n’était-il plus captif des militaires, car en réalité, sur le toit de l’hôtel, cette scène aurait très bien pu se dérouler, et avait quasiment eu lieu, lorsque l’espion avait soulevé la jeune femme par le col avant de l’envoyer violemment rencontrer le parapet, la faisant d'abord glisser sur plusieurs mètres de gravier.
Evidemment, la colère de la jeune femme était retombée, à la fois à cause de la surprise, mais aussi de la peur. La peur qu’elle savait éprouver dès lors qu’elle se retrouverait face à Wesker une seconde fois. Qui n’aurait pas peur face à cet homme dont les capacités défiaient la nature et même l’imagination? Pourtant, Cassandra Stanford s’efforça de ne rien laisser transparaître dans son attitude, et c’est une expression fière et farouche qu’elle offrit à son ennemi. Avoir peur est un fait indéniable pour la jeune femme, mais cela ne voulait pas dire qu’elle ne pouvait pas passer outre et dissimuler cette peur à Wesker. Admettre ce fait ostensiblement ne mènerait qu’à donner encore plus d’ascendant à cet homme, qui avait déjà quasiment toutes les cartes en main. A tout moment, l’ange de la mort pouvait s’abattre sur Cassie sans qu’elle ne s’en rende compte… Et si elle faisait mine de ne pas être impressionnée, une longue sueur froide parcourait tout de même son échine, et quelques légers tremblements intempestifs agitaient son corps entier. Etait-ce une raison pour ne pas répondre à Wesker ? Bien sûr que non, et ce dernier serait certainement plus que déçu de ne pas trouver de répondant face à lui, sans quoi il n’aurait pas pris le temps de la narguer et l’aurait abattue sans sommation, de même que Payne. Wesker avait beau être un "monstre" biologiquement parlant, du point de vue humain, il n’était pas une simple machine à tuer qui ne se souciait pas de l’aspect tactique. Wesker était un homme intelligent, qui n’agissait pas sans une bonne raison. Si sur le toit, il ne l’avait pas fait, alors que cela lui était aussi aisé, alors il ne le ferait probablement pas ici. "Une image de tortionnaire ? Vous me semblez particulièrement en forme pour quelqu’un qui aurait été torturé… c’est nous qui sommes dans un sale état, et dois-je vous rappeler que vous êtes à l’origine de la destruction de l’hôtel ? Bien que le motif principal ait disparu, nous avons bien assez pour vous traduire devant la justice, soit pour les dégâts à l’hôtel, soit parce que votre réputation vous précède. Nous avons un dossier conséquent sur vous, monsieur Wesker." Retourner les actions des militaires contre eux, voilà qui n’était pas une mauvaise idée. L’armée n’était pas une instance appréciée par la population civile, car la main-mise qu’elle exerçait sur la politique était totale, puisque c’était un gouvernement militaire que celui d’Amestris. Mais avant de faire cela, peut-être devrait-il mieux regarder l’intégralité de la situation. D’accord, il avait détruit les preuves qui avaient amené les militaires à le rechercher, ne laissant plus que pour seule victoire la capture de l’homme. Et justement, un état militaire dictatorial, comme il décrivait Amestris, s’embarrassait-il véritablement des notions d’équités et de justice ?"J’admets que le fait que vous n’ayez plus aucun document compromettant – n’est-ce pas ce que vous venez juste de détruire en tirant cette chasse d’eau ? – est en soit un problème, et un très mauvais calcul de la part des soldats qui ne vous ont pas fouillé. Après tout, s’ils étaient là pour réfléchir, ils auraient certainement un grade… L’incompétence en Amestris me sidère autant que vous. " Cassandra avait beau faire partie du système, ce n’était pas pour autant qu’elle se priverait de le critiquer. Tout ce qu’elle disait à Wesker n’était pas un simple mensonge pour s’attirer sa sympathie, mais la stricte vérité : il y avait longtemps que la jeune femme ne comptait plus les aberrations, la corruption qui entachaient l’institution qu’elle servait, et avait appris à aimer. Jusqu’à ce jour du moins. Sur le principe, elle était toujours la militaire intraitable, et patriote qui suivait scrupuleusement les ordres, cela ne l’empêchait pas de critiquer ce système absurde.
Nous l’avons déjà dit, Wesker était en position de force, dans l’enceinte réduite des toilettes. Mais en réalité, il n’était pas en si bonne posture que cela : il était entouré par tout un contingent militaire, qui dès à présent passait entièrement l’hôpital au peigne fin pour le retrouver. Ce n’était qu’une question de temps avant que ce dernier ne soit à nouveau découvert, et ce temps aurait pu être encore plus réduit si Cassandra avait donné l’alerte. Un seul cri, et tous les soldats et alchimistes d’Etat se seraient précipité sur place, à la poursuite de Wesker. Cela couterait sans doute la vie de la jeune femme, et celle de Payne, et l’espion pourrait certainement quitter les lieux en passant par la fenêtre, auquel cas il tomberait sur les Red Beehives postés à l’extérieur. Si le sergent Payne était là, c’est que ses quelques hommes n’étaient pas loin, et le connaissant, c’est ainsi qu’il les aurait placés, justement pour cette éventualité. Wesker avait beau être fort, avec autant de personnes contre lui, il risquait fort de ne pas sortir totalement indemne. Et ça, il devait le savoir aussi bien que Cassandra. Mais Cassandra n’avait aucune intention de crier, ni même de sortir l’arme qu’elle avait dissimulée derrière son dos, et que Wesker n’avait pas remarquée. De toute façon, elle n’aurait jamais été assez vive pour contrer l’homme. Et là, plus de commandant Stanford…
Lorsqu’elle entendit le cliquetis caractéristique de l’arme chargée, Cassandra ne put s’empêcher de déglutir, mais ses yeux froids continuaient à défier l’espion, jusqu’à ce que Wesker ne prononce une phrase étrange… Rayonnent par leur éclat ? Depuis quand Wesker était-il un poète ? Et pourquoi cette expression fleur bleue, qui n’avait rien à faire dans la conversation ? Il était évident que ce n’était pas du tout ce que l’homme allait dire de prime abord, et qu’il s’était repris. Au cas contraire, ç’aurait été une lamentable tentative de drague, ce qu’elle savait parfaitement impossible, et surtout ridicule. D’ailleurs, la suite de son discours confirma à la jeune femme que cela n’avait rien à voir avec quelque chose d’aussi trivial mais, comme lorsqu’ils étaient sur le toit, avec les connaissances de Wesker, sur les secrets d’Amestris… et apparemment sur elle aussi. Voilà une chose qui avait de quoi surprendre Cassie, qui ne se serait pas crue d’une telle importance. N’étant alchimiste que depuis relativement peu de temps, elle savait toutefois ce qu’étaient la Pierre et la Panacée citées par l’espion : la Pierre Philosophale, source d’énergie ultime permettant de passer outre l’échange équivalente, et la Panacée, réputé comme étant le remède universel, qui était selon certains un autre nom de la Pierre, et d’autre une création exclusive de l’elixirologie de Xing. Alors associer son nom à ces deux objets si ardemment recherchés… cela supposait-il qu’elle avait un rôle à jouer sure ce plan ? Difficile à croire. Elle se savait un pion, quant à avoir une telle importance… ça n’était guère crédible. Mais pourquoi Wesker mentirait-il ? A ce qu’elle en savait, malgré son métier, il s’était montré très honnête, et n’avait guère menti jusqu’à présent. S’il comptait simplement instiller le doute dans l’esprit de Cassandra, c’était aller un peu loin, ou peut-être pas assez, car ce doute existait déjà depuis un moment sur les instances de l’armée."Je suppose que je dois vous remercier de ne pas en profiter, alors que ce serait si facile pour vous de presser la gâchette. Mais ce n’est pas sans raison, et une raison qui m’échappe… je ne comprends pas du tout de quoi vous parlez. C’est curieux, mais quand on y réfléchi, c’est exactement la discussion que j’aurai aimé avoir avec vous, c’était ma motivation première pour vous rencontrer, si ce n’est vous capturer. Il a trop de questions dont je n’ai pas les réponses…" En parlant ainsi, Cassandra avouait son ignorance, et mettait en avant sa quête personnelle, qui pour la première fois prenait le pas sur sa mission militaire. Et d’autant plus maintenant que Wesker l’avait appâtée avec ses énigmatiques paroles. Que restait-il comme option à Cassandra pour parvenir à recueillir ces informations ? C’était elle qui se trouvait en fâcheuse posture, un canon braqué sur elle à bout portant, voire bout touchant, risquant à tout instant de mettre un terme à sa vie. Toutefois, de l’autre côté, Wesker n’était pas tiré d’affaire non plus. Nous avons déjà évoqué la multitude de soldats présents dans et hors de l’enceinte de l’hôpital, et même un "monstre" tel que Wesker finirait par tomber sous le poids du nombre. Il n’était pas un dieu, et par conséquent pas invincible, c’était l’ultime conviction de Cassie. Ce qui faisait que la demoiselle avait encore une carte à jouer… seulement, serait-ce judicieux ? Probablement que non, menacer un homme qui vous tient en joue n’est pas une véritable bonne idée, et ce dans tous les cas. Si c’est un homme inexpérimenté, le stresser peut lui faire commettre des erreurs – le plus souvent fatales – , dans le cas contraire, cela peut l’irriter et gâcher toute autre ouverture qu’il y aurait pu avoir. Choisissant donc la voie de la diplomatie, Cassandra crut bon d’essayer de négocier, si l’on peut dire, avec Wesker, bien que ce dernier lui ait auparavant confirmé qu’il avait une trop lourde dette à faire payer à ce pays. Or, Cassandra parlait en son nom propre, et pas en celui d’Amestris. Toute cette quête pour débusquer Wesker avait pour point de départ non pas l’urgence militaire, mais bel et bien le désir de vérité de Cassie. Qui aurait cru que la jeune femme si intègre, si droite, respectueuse de l’institution, détourne à son profit cette dernière ? Nous pouvons plutôt dire que c’était inévitable, après avoir vu nombre de dysfonctionnements en son sein – c’est un euphémisme évidemment. En être une marionnette, comme l’avait si bien dit Wesker qui se laisse manipuler sans rien dire, et une marionnette qui cherche à comprendre pourquoi, et ainsi, s’affranchir de son maître, il y a une différence, une grande différence… "Y aurait-il quelque chose que je puisse faire pour que vous me donniez plus que ces énigmes me concernant? Oublions la violence, elle ne sert à rien, surtout pas contre vous, et je regrette d’ailleurs que nous n’ayons pas pu discuter plus calmement entre personnes civilisées sur le toit de cet hôtel, avant d’en arriver à l’affrontement proprement dit. Ce n’est pas parce que je suis militaire que je ne vois que ce moyen de parvenir à mes fins. " |
|  | | Albert Wesker

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 | Sujet: Re: Hôpital de South City Dim 9 Aoû - 13:37 | |
| Cassandra Stanford se révéla plus réceptive que ne le pensait Wesker, après tout, c'était un peu logique dans l'esprit de l'espion. L'officier Amestrien n'était pas en position d'opposer une résistance farouche à l'espion, à vrai dire, ce n'était pas dans les plans de Wesker qui pensait plutôt parler avec elle. Attaquer le système dans son coeur, tel était l'objectif de Wesker, mais il ne pouvait pas le faire autrement. Il savait qu'il était surveillé, et pas que par Amestris, la nécessité de se cacher était vraiment primordiale en Amestris, mais pas que par rapport à l'Armée. Même si l'armée avait largement les moyens de le mettre hors circuit. Les ennemis étaient multiples, tout comme les inconnues de l'équation qui se profilait devant Wesker.
« Ma réputation? Je peux vous assurer que si je reste ici une nuit de plus je ressortirai les pieds devant dans un cercueil en bois de pin. Ne vous y méprenez pas...l'armée n'aura rien à voir avec ça, mais je suis recherché par des gens bien plus informés et mauvais que tous vos chiens réunis. Je ne peux pas vous en dire plus là-dessus, car même si mon métier est dangereux, je tiens tout de même à la vie, et révéler le nom de mes détracteurs serait signer mon arrêt de mort. »
Wesker parlait toujours avec un double langage, mais c'était maintenant pour sa sécurité. Il savait que le fait de SAVOIR était vraiment mauvais pour lui maintenant. Il avait donné un coup de pied dans la fourmilière et maintenant il allait falloir assumer. Partir en Aerugo était sa dernière chance de s'en sortir sans trop de dommage.
« Je sais très bien ce que valent les soldats d'Amestris, et il serait vraiment un mauvais calcul que de les considérer comme incompétents. J'ai fui Amestris comme une vraie Peste durant ces dernières années, mais croyez moi...les soldats d'Amestris sont tout sauf incompétents. »
Là encore, les paroles de Wesker étaient teintées de réminiscences assez douloureuses. Les meurtres auxquels il avait assisté, ceux auxquels il avait participé sous l'emblême de la Red Pearl Corporation. Tous les ennemis qu'il s'était fait...toutes ces sombres histoires qui finalement n'avaient que fait empirer sa situation, et qui l'avaient entraîné dans une spirale infernale. Spirale, de laquelle il ne sortirait pas de sitôt. Lorsqu'il chargea l'arme, le Commandant Stanford ne bougea pas, mais Wesker sentit en elle une peur non feinte. Elle tenait à la vie, elle n'était donc pas aussi froide et fanatique qu'on le disait.
« Un militaire standard de votre envergure aurait tenté de m'opposer une résistance ou d'appeler la garde. Des questions sans réponses? Si nous parlons du même sujet, ce dont je me doute un minimum, c'est dans l'ordre logique des choses. Vous êtes trop haut-placée et trop intelligente pour être à votre place et subir les incohérences administratives sans vous poser de question. Je ne peux pas vous en dire plus, mais sachez une chose, chaque question en entrainera une autre, et accéder à la vérité sera plutôt douloureux. Je ne me permettrai jamais de vous faire de leçon, mais il va falloir faire un choix éthique et personnel, aussi je ne peux me permettre de vous mettre le couteau sous la gorge en répondant simplement à vos questions et en vous mettant devant le fait accompli. »
Wesker fit tourner l'arme dans sa main, la crosse apparut devant Cassandra, et l'espion lui mit l'arme dans les mains. C'était le moment où il allait devoir la mettre sur la voie. Une voie qu'elle aurait sans doute du mal à accepter et qui bousculerait sa vie d'officier.
« Réponse correcte pour vos fins. La plupart des gens me voient comme quelqu'un de macchiavelique, et c'est sûrement vrai, passons. Je vais vous laisser faire un choix maintenant, un choix qui s'impose. Vous en savez trop pour partir impunément. Vous ne tarderez pas à découvrir ce sur quoi je vais vous informer. Mais je ne dirai rien de trop direct, sinon je risque d'avoir de gros ennuis et vous aussi, mais n'oubliez pas que les murs ont des oreilles et que personne n'est suffisamment sûr pour que vous lui dévoiliez quoi que ce soit que vous savez et ce quelque soient vos raisons de le lui révéler. Vous me suivez? Bon, alors maintenant je vais commencer. Il y a quelques années je travaillais comme chercheur chez une entreprise agricole à Central, la BioSyn. Puis j'ai quitté cette entreprise pour la fameuse Red Pearl Corporation, la célèbre entreprise qui a fournit l'armée en armement entre autre. J'ai fait la connaissance là-bas d'autres chercheurs et de membres du personnel qui vous diront sans doute quelque chose : Martin Wallace, William Birkin, Stark et Jyo Spencer, et bien évidemment, le chef de l'entreprise, Alekzander Trust. L'entreprise était tout sauf claire. J'ai donc vite été muté dans les équipes qui faisaient les recherches classées A, c'est à dire tout ce à quoi le grand public n'a pas accès...armement...armes biologiques et chimiques...et aussi recherches alchimiques plutôt douteuses. J'y ai découvert l'envers du décors, aussi mes anciens employeurs m'ont contacté pour me donner une grande somme d'argent en échange de produits des recherches de la Red Pearl. J'ai accepté, en dépit du manque de sens moral que cela impliquait. J'ai eu alors une réponse à ma plus grande question, comment la Red Pearl pouvait financer de tels projets par elle-même? L'armée...l'armée finançait la Red Pearl, et avait mis à disposition du personnel pour la protection et le déroulement des recherches comme les Spencer qui étaient dans l'armée à cet instant. J'ai alors été infecté par un virus de la Red Pearl à cette période, mais je n'en dirait pas plus là-dessus, c'est par la suite que j'ai rejoint Drachma, et que tout s'est déroulé à peu de choses prés comme c'est indiqué dans les dossiers. J'ai été dès lors un espion, un revendeur d'armes biologiques et un ennemi public. En volant des rapports pour le compte d'Aerugo, j'ai fait d'étranges découvertes. Je ne peux pas vous en dire plus, si ce n'est que vous devriez vous renseigner sur la Panacée, c'est une légende. »
Les deux parties dans l'histoire de Wesker ne s'articulaient pas du tout, cependant la logique y était.
« Je ne peux vous en dire plus, mais je peux vous donner une preuve de ce que j'avance, même si elle est maigre. »
Wesker sortit une photo et la donna à Cassandra. Sur cette photo on le voyait en compagnie de Birkin.
« Une photo qui a été mal prise, mais au laboratoire de Youswell. Tout ce que je vous ai révélé n'est pas dans les dossiers. Au dos de cette photo se trouve une adresse, l'adresse d'un Manoir dans la campagne de Youswell, mes rapports s'y trouvent encore, c'est de là que vous devez commencer si vous poursuivez sur cette voie. Maintenant les cartes sont entre vos mains, vous pouvez m'abattre maintenant si vous le voulez, ou conserver cette photo qui est déjà une preuve suffisante pour ouvrir une enquête personnelle. Ca sera long et difficile, mais mes rapports comportent des données cryptées qu'il vous faudra comprendre. Une dernière chose...n'allez pas seule au Manoir...et armez vous de manière conséquente. »
En effet Cassandra devrait trouver un ou plusieurs équipiers le jour où elle déciderait de s'y rendre.
La photo donnée à Cassandra : _________________ The only thing that can defeat power is more power, that is the one constant in this universe.
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 | Sujet: Re: Hôpital de South City Mar 18 Aoû - 21:00 | |
| Tandis que Wesker parlait, la jeune femme écoutait religieusement ses paroles, sans proférer un seul son, si ce n’est celui de sa respiration, son calme et apaisant qui l’aidait à ne pas interrompre l’homme, tant tout ce qu’il lui disait se révélait être important. Ce n’était pas tant ce qu’il disait, puisqu’il continuait à parler plus à demi-mot qu’autre chose, mais bien ce qu’il pouvait en découler. Toutes les conjectures que Cassandra pouvait imaginer défilaient dans son esprit à toute allure, nous allons toutefois les passer sous silence, pour évoquer un point en particulier qui l’avait interpellée. Enfin, pas tout à fait interpellée, vu que la jeune femme commençait à nourrir des soupçons sur absolument tout et tout le monde depuis quelques temps… Vous l’aviez deviné, n’est-ce pas ? C’est bien l’évocation de Martin qui avait le plus intrigué Cassie. Surtout que son nom avait été associé à ceux de ses ennemis actuels, comme les frères Stark, ou encore Trust. Et à celui de la Red Pearl. La Red Pearl… Cassandra s’était déjà renseignée un peu plus avant sur cette entreprise, puisque Martin, alors généralissime, lui avait confié une mission ayant pour but d’espionner le fameux Trust, sous couvert d’un partenariat avec les communistes d’Aerugo. Autrement dit, avec Stark… Tout se recoupait finalement, même si elle ne pouvait véritablement cautionner les paroles de Wesker sans avoir effectué de vérifications, ce qui pourrait se révéler assez ardu, étant donné que la première fois, elle n’avait pu découvrir ce que l’espion venait de lui révéler dans les dossiers concernant la Red Pearl Corporation… et si Martin lui-même avait fait partie de l’entreprise… cela donnait une toute autre dimension aux informations de Wesker. Parce que jusqu’à présent, la jeune femme avait accordé une confiance presque aveugle à l’albinos. Pourquoi ? Parce qu’elle pensait avoir réussi à cerner un minimum le personnage, et qu’elle croyait y avoir trouvé une personne lui ressemblant. Seulement, aujourd’hui, si elle continuait à voir Martin comme quelqu’un de fiable, et surtout, toujours fidèle à ses convitions – à tel point qu’il était devenu son maître en alchimie – Cassie commençait à percevoir que les zones d’ombres du passé de l’ex-généralissime, dont elle n’avait jamais voulu connaître la teneur, nécessitaient maintenant de passer dans la lumière…
Bref, nous y reviendrons une autre fois, car le commandant Stanford n’avait guère le temps de développer ses doutes et suppositions, il fallait agir vite avant qu’ils ne soient interrompus par les soldats chargés de retrouver l’espion échappé. Elle avait choisi d’accorder une certaine foi aux dires de Wesker, et vérifierait ensuite par elle-même, que ce soit à propos de la Red Pearl, de Martin ou de la Panacée. Pour l’instant, il fallait répondre à l’homme qui se tenait devant elle, et qui se révélait étonnamment conciliant."Je comprends que vous ne puissiez m’en dire plus, et même si cela reste vague, cela rejoint plus ou moins ce que je pensais. Cela va même bien au-delà apparemment… J’imagine que vous avez déjà compris quel serait mon choix. Même si la vérité est cachée en profondeur, et sera douloureuse comme vous dites, ça n’entame en rien mon désir de la connaître. Rester une marionnette n’est pas mon ambition, et la connaissance est une solution dont vous connaissez bien le pouvoir, malgré sa dangerosité… " Alors que la demoiselle plantait ses yeux dorés, directs et francs, dans ceux de Wesker, ce dernier avait tendu l’arme à Cassandra pour la lui remettre, et celle-ci la prit en main, soupesant l’objet de métal comme si elle réfléchissait à la situation. Et au pouvoir qui venait en apparence de changer de main. "Vous abattre ? Croyez-vous que je serai lâche au point de tuer un homme désarmé ? Quoi que dans votre cas, vous n’en ayez guère besoin à si courte distance… De plus, tuer un homme tel que vous, qui en sait autant, serait un très mauvais calcul de ma part. Ne suis-je pas sensée vous capturer ?" Cela aurait pu résonner comme une condamnation à mort, puisque l’espion avait bien signifé à la jeune femme qu’il risquerait ainsi de perdre la vie, à cause de ces personnes qu’il ne voulait pas nommer. Ces personnes dont la jeune femme cherchait l’identité, qu’il ne voulait pourtant pas lui donner. Ou alors pas si facilement. C’était compréhensible, tout comme n’importe qui, Wesker tenait à la vie, et il se devait de conserver des cartes en mains, pour un cas comme celui-ci. Aussi, Cassandra continua à parler, du même ton courtois, en posant l’arme sur ses genoux, le canon pointé en direction du mur, et non pas vers l’espion."Il serait quand même fort peu délicat de ma part de le faire, pas après que vous ayez favorablement répondu à ma requête. Je me doutais bien que vous n’étiez pas un homme dénué de sens commun, pas avec le métier que vous faites, et que nous pouvions arriver à un accord. Puisque vous m’avez donné une piste, je ne peux que faire moi aussi un pas en votre faveur." Rien que ces paroles auraient pu la mener vers la cour martiale, par ce qu’elles impliquaient, et Cassandra y avait réfléchit plusieurs fois avant de se décider. Sa mission était de capturer Wesker, et jusqu’à présent, elle avait toujours respecté à la lettre les ordres de ses supérieurs, sans broncher. Sans broncher ne veut pas dire qu’elle exécutait ces ordres de manière automatique, sans se forger sa propre opinion, simplement qu’elle n’avait jamais trouvé l’occasion de faire valoir sa vision face à celle de la hiérarchie. Elle avait déjà essayé, sans succès, et avait du se rendre à l’évidence : la jeune femme qu’elle était ne pouvait qu’espérer être écoutée une fois atteint un certain grade. Cassandra était sur la bonne voie, et était déjà commandant alors qu’elle n’appartenait à l’armée que depuis peu d’années, ça n’était toutefois pas assez rapide. Pourtant, ce que Cassie s’apprétait à faire était sans commune mesure avec ce qu’elle n’avait jamais pensé. Cela serait considéré comme une trahison si cela venait à être connu. Libérer un ennemi d’Amestris ? Son père serait capable de l’étrangler de ses propres mains… quoi qu’en réalité, elle ne pouvait pas lui donner plus que quelques secondes d’avance, afin de ne pas trop s’impliquer, et ainsi dissimuler cet "accord" auquel ils étaient parvenu.
Le temps était compté, Cassandra entendait déjà derrière elle le lourd battement des bottes militaires sur le sol, martèlement continue qui se rapprochait, tandis que les ordres aboyés par les supérieurs résonnaient dans les couloirs. Ils étaient sensés chercher Wesker qui s’étaient échappé, et indiquaient leur position en faisant beaucoup trop de bruit. Quelle discrétion… mais cela arrangeait bien les affaires d’Albert et Cassandra, qui savaient à présent ne plus disposer de beaucoup avant d’être rejoints. D’ailleurs, le sergent Payne aussi commençait à émettre quelques grognements, signe qu’il ne tarderait pas à se réveiller. Le commandant Stanford supposait qu’elle ne pourrait rien avoir de plus de la part de Wesker de toute façon, c’est pourquoi elle prit la photo et la rangea après lui avoir jeté un bref coup d’oeil, avant de remettre le revolver à l’espion, non sans en avoir retiré les balles au préalable."Prenez-la, ça sera plus crédible. Je vous sais assez discret pour ne pas vous faire repérer du tout si les mailles du filet ne sont pas trop serrées, mais sait-on jamais, je préfère éviter que mes hommes soient blessés ou tués. Je trouverai toujours un moyen de cacher les balles en attendant, mais dissimuler une arme, c’est un peu plus délicat. Et vous pourrez la rajouter à votre collection comme ça" ajouta-t-elle.Même en ces temps de crise, Cassandra se permettait de garder une petite dose d’humour, qui n’était pas sans but. Si Wesker savait lire entre les lignes, il pourrait comprendre que Cassie le remerciait indirectement, mais le mettait aussi en garde : malgré ce qui venait de se passer, ils n’étaient pas alliés pour autant, et ni l’un ni l’autre ne l’oubliait. Cette transaction ne risquait pas de changer quoi que ce soit, et la prochaine fois qu’ils se verraient, le commandant Stanford ferait probablement son travail, à savoir capturer cet homme. A moins qu’ils ne puissent à nouveau profiter l’un de l’autre de la sorte… Tout dépendait de ce que Cassandra pourrait faire avec ces informations."Ouvrez la fenêtre. Je vais les envoyer dans une fausse direction, pendant que vous resterez caché ici. Je vais aussi renvoyer les Red Beehives qui sont encore dehors, et d’ici un quart d’heure, vous devrez être déjà parti, avant que cet étage ne soit de nouveau fouillé." Le ton de Cassandra était sec et militaire, un ton directif qui ne souffrait pas d’objection. Wesker n’était peut-être pas un de ses hommes, c’était l’habitude qui avait fait prendre à la demoiselle les devants, et exposer le rapide plan qu’elle avait mis en place. Il n’était pas sans faille, mais c’était tout ce qu’elle pouvait faire pour le moment, avec si peu de temps et encore sous l’effet des sédatifs qui calmaient la douleur de ses membres. Prenant sa propre arme qui se trouvait toujours dissimulée dans son dos, et qu’elle n’avait même pas fait mine de sortir avant, Cassie attendit que l’homme ait ouvert la fenêtre, avant de la pointer vers cette ouverture, et de viser un des montants."Lorsque j’aurai appuyé sur la détente, ils se dirigeront tous vers ici. Au plaisir monsieur Wesker." Le coup retentit bientôt, résonnant dans l’espace clos des toilettes, et la balle vint se loger dans le montant métallique de la fenêtre. Les soldats d’Amestris ne devraient être sur place d’ici quelques secondes… |
|  | | Albert Wesker

 Nombre de messages: 53 Age: 21 Date d'inscription: 09/09/2008
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 | Sujet: Re: Hôpital de South City Ven 21 Aoû - 17:18 | |
| Wesker tenta d'analyser chaque parole de la jeune femme, qui semblait finalement avoir compris pas mal de choses sur le pays. Etait-elle au courant pour les Homonculi? Peu probable, et Wesker ne comptait pas vraiment chercher si c'était le cas, sinon il allait au devant de graves problèmes. Seule la frontière Aerugue lui laisserait suffisamment d'avance pour éviter la mort, il s'était fait capturer une fois, et ses ennemis ne tarderaient pas à le localiser.
« Je vous suis gré de cet entretiens. Je ne fais finalement que me battre contre une horloge qui annoncera ma mort tôt ou tard. Méfiez-vous des alchimistes d'Etat...certains sont passé à l'ennemi directement ou indirectement. »
Wesker connaissait les noms, mais là encore, les dévoiler reviendrait à signer un arrêt de mort pour lui et pour Cassandra. Il fallait être plus tacticien que ça pour espérer gagner un jour. L'espion changea de ton alors, reprenant la voix grave et forte qu'il avait lors du combat, et faisant délicatement tomber le fauteuil roulant après le coup de feu.
« Imbéciles! Ce n'est que partie remise, inclinez-vous tous devant le nouveau surhomme. »
Le tout accompagné d'un rire dément. Wesker fit un petit clin d'oeil à Cassandra, en effet, il ne voulait pas qu'elle perde sa place, et devait être jusqu'au bout dans son rôle pour ne pas que les soldats se doute qu'elle avait aidé Wesker à s'enfuir. Deux soldats déboulèrent dans le couloir et ouvrirent le feu sur Wesker qui partit en arrière et effectua une accrobatie, se réceptionnant sur les mains et effectuant une roue arrière, évitant les balles avec une facilité déconcertante.
« Pitoyables crétins... »
Wesker sauta par la fenêtre et s'enfuit dans les ruelles avec une vitesse inhumaine, sautant sur un toît. Il était libre.
Flashback
Wesker arriva dans une grande pièce sous le hangar...une drôle de pièce où un feu avait été allumé dans le foyer d'une cheminée, l'homme s'approcha du tas de cendres fumantes et en dégagea un morceau partiellement calciné de rapport. Les Amestriens avaient fait le ménage...le linge était aussi sale que l'avait supposé Wesker. La salle était un veritable arsenal, des armes et des munitions étaient consignées dans des caisses de bois, destinées à approvisionner la ville. Wesker trouva cependant au sol une vieille feuille qui n'avait sans doute pas brûlé et été détaché d'un paquet de feuilles qui avaient été brûlées. Il l'ouvrit et la lu.
Mon cher Père,
les Karasus vont attaquer la ville, et elle n'est pas suffisamment défendue pour leur résister, d'après les informations dont on peut disposer, les Karasus ont recruté une grande armée parmis les insurgés de l'Ouest et au Nord, si East City tombe, un couloir entre les bases Karasus du Nord et celles du Sud sera possible. Aerugo pourra ainsi pénétrer sur le territoire et la bataille de Central fera un Sacrifice suffisant pour la création de la Pierre. Nous devons absolument éviter la demande de renfort par le QG de l'Est et laisser la ville se faire détruire afin qu'un maximum de troupes défendent Central, les victimes n'en seront que plus grandes. Nous en aurons ainsi fini avec Wallace et notre frère pourra entrer en scène. _________________ The only thing that can defeat power is more power, that is the one constant in this universe.
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|  | | Trezilka Maverick Lieutenant/Samuryoden Phenix


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 | Sujet: Re: Hôpital de South City Lun 31 Aoû - 12:06 | |
| Trezilka se réveilla paniqué, comme il lui arrivait de le faire depuis bientôt un mois. Un mois déjà qu'il était dans cet hôpital, à se rétablir comme il se doit. Heureusement, aujourd'hui, c'était la fin de l'hospitalisation. Grâce à des méthodes alchimiques et médicinales, le personnel médical avait pu remettre très vite sur pied Trezilka. Oui il fallait bien dire "vite", car aux vues des profondes blessures auxquelles il avait été soumis, un mois, ce n'était rien pour s'en rétablir. En tout cas pour un homme à la régénération cellulaire à vitesse normale... Pour un homme comme Wesker, c'était autre chose... Wesker... Ah, celui là! Trezilka se souvint du jour où le Sergent Payne était arrivé en trombe dans sa chambre d'hôpital, et avait annoncé une chose tout simplement agaçante: Wesker s'est enfui! Il s'est enfui, encore une fois... Plus que "Viriunambule", c'était peut être du nom d'"insaisissable" qu'il fallait dorénavant le décorer. Mais quoi qu'il en était, Wesker avait gagné, comme toujours à la fin... et bien plus cette fois ci, où, alors qu'il ne lui avait fallu qu'un jour pour se remettre, il en avait fallu 29 de plus à Trezilka pour s'en remettre lui également... C'était très déséquilibré, un peu trop. Cet adversaire, avait été plus que jamais de taille, et avait même surpassé le Samuryoden et le Commandant... Le Commandant... Trezilka se demandait bien ce qu'elle faisait à l'heure actuelle. Sûrement qu'elle travaillait d'arrache pied pour retrouver le fugitif, elle qui avait pu quitter bien avant lui l'hôpital. Au moins, il avait réussi à la protéger assez bien pour empêcher de trop lourds dégâts physiques... Mais pour Trezilka, outre son corps meurtri ce jour là, ce fut son morale qui en prit un coup lorsqu'il avait rencontré le fiancé de Cassandra.... Alex Louis Armstrong... Décidément, ce jour là, où tout arriva, fut l'un des plus poisseux qu'il avait pu vivre. Mais ainsi allait la vie. Un jour on gagne, un jour on perd, c'est le jeu. Sauf qu'il y a un mois, Trezilka en avait perdu des choses... Et au final, n'avait sans doute pas gagner grand chose... Quoi que... Maintenant qu'il y pensait, Cassandra l'avait invitée à dîner! C'était peut être ça... Si ça l'était, il en aura fallu des sacrifices, pour l'obtenir. Mais c'était tout bonnement satisfaisant. Après tout, chaque instant passé avec elle, était sans doute, ce qu'il y avait de mieux à faire en ce bas monde. Ce monde... Trezilka s'avança à la fenêtre de sa chambre tout en finissant de boutonner sa veste Amestrienne. Il contemplait la ville de South City, grouillante de gens. Dans cette foule, immense, mobile, fourmillante... Se doute t-il du danger qui les guettent chaque jour? Assassins, Violeurs, Kamikazes, Terroristes, Espions, Malfrats.... Amestris les protège... Mais arrive un homme comme Wesker... Qui peux garantir leur protection? Ce monde... Dandine entre bonne volonté, et hypocrisie. Et même au sein de chaque système, tel Amestris, existe des messes basses, des complots et des choses dont il faut taire les rumeurs, sous peine d'en mourir... Qu'en est il de la Rese-T-Enebra? Qui peux garantir le bien fondé des objectifs de l'Ordre Nucléaire... Personne. C'est pourquoi, qu'on le veuille ou non. A partir du moment où l'on adhère à un système, on ne se soumet pas simplement à son autorité... Mais aussi à sa face caché. Shog-Hen, Maître, vous l'avez bien compris... N'est ce pas? C'est pourquoi vous vous contentez de transmettre votre savoir, et laissez libre courre, au libre arbitre de chacun. Soit. Continuons à servir les faces cachés des deux camps, et voyons ce qui se passe par la suite...Trezilka descendit au premier étage de l'hôpital et salua toute l'équipe médicale qu'il avait eu tout le loisir de connaitre durant sa longue convalescence. Il allait être de nouveau opérationnel. |
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