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 Demon's Hotel!! Wesker, nous t'attendons!

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Painou
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MessageSujet: Re: Demon's Hotel!! Wesker, nous t'attendons!   Mer 1 Juil - 21:58

- "Là-bas, j’ai cru voir bouger quelque chose !
- Et comment tu peux voir quoi que ce soit à travers cette purée de pois ? C’est même irrespirable ici…"

Pour ponctuer ses dires, le soldat amestrien en civil laissa échapper une longue quinte de toux, qui fut recouverte par le bruit des éboulements qui continuaient à ébranler le bâtiment en ruine. Le tout avait évidemment soulevé un immense nuage de poussière, lourde chape qui couvrait le paysage apocalyptique, rendant la progression des soldats bien difficile. Heureusement qu’ils avaient défini un périmètre de sécurité assez important autour de l’édifice, puisqu’en s’effondrant, ce dernier avait également recouvert la rue, s’étendant bien au-delà de sa base.
Malgré la dangerosité du site, les Red Beehives s’étaient mis à l’œuvre dès qu’ils avaient entendu la première explosion, et les hommes dispersés aux quatres coins du quartier, afin que Wesker ne pense pas à un traquenard, avaient accouru vers l’hôtel, sans se poser plus de question. Là, ils avaient assistés impuissants à la suite su "spectacle", alors que le Demon’s Hotel, portant sur le coup bien son nom, se tranformait véritable sen enfer, de feu et de pierre. Et parmi les débris qui s’échappaient du toit, épicentre des explosions, ils aperçurent les uniformes bleus amestriens du commandant Stanford et du lieutenant Maverick, dans leur chute vertigineuse dont, à leur sens, ils n’avaient aucun moyen de réchapper. Mais même si des humains quelconques ne s’en seraient certainement pas tirés, il y avait encore de l’espoir pour les deux soldats : n’oublions pas les capacités alchimiques ahurissantes de Trezilka, et les ressources du commandant Stanford, qui était à la tête de la section d’élite du pays.
C’est dans cette optique que les Red Beehives commencèrent à fouiller les décombre, dans l’intention de retrouver deux amestriens en vie et non pas deux cadavres.




- "Couvrez-vous le nez et la bouche avec un tissu au lieu de dire des âneries, et continuez à chercher ! Le commandant et le lieutenant Maverick sont quelque part là-dessous,
alors c’est pas le moment de lambiner! Et toi là, va prévenir le quartier général de ce qu’il vient de se passer, et demande des renforts. Précise bien que c’est pour l’opération du Commandant et du lieutenant, code H5N1."

Les hommes ne se firent pas prier deux fois avant d’exécuter les ordres du sergent, et l’un d’eux fonça vers la cabine téléphonique intacte la plus proche, pour appeler le QG, et déployer le dispositif déjà prévu par Cassandra. D’ailleurs, théoriquement, ils devraient déjà être en route sans qu’il n’y ait besoin de les prévenir.

En tant que plus haut gradé, c’était au sergent Payne, un des hommes de confiance du commandant Stanford, de prendre la tête des Red Behives qui, comme l’avait ordonné la jeune femme, étaient restés à proximité de l’hôtel, afin à la fois de protéger les civils qui n’auraient pas respecté les consignes de sécurité qui leurs avaient été données au moment de la discrète évacuation des lieux, mais aussi pour parer à l’éventualité de leur échec face à Wesker. Le cas de figure devant lequel ils se trouvaient maintenant n’avait pas été évoqué lors de leur ultime briefing, car avouant que c’était un extrême auquel Cassandra ne voulait pas vraiment penser, cependant, le sergent Payne n’avait pas eu besoin que la jeune femme lui dise quoi que ce soit pour prendre ses dispositions en ce sens. Après tout, ils travaillaient côte à côte depuis plus d’un an, c’était d’ailleurs un des premiers hommes qui s’étaient retrouvé sous le commandement de la jeune femme, pendant leur recrutement et si au début la situation ne lui seyait guère, dans un élan d’orgueil masculin, force lui avait été de constater que Cassie n’avait pas usurpé sa place. Dès lors, il avait mis un point d’honneur à la suivre sans jamais remettre en question son autorité, une sorte de connivence s’était bien vite nouée entre eux. Le sergent Payne était quelqu’un de vif et d’intelligent, qui prenait son devoir très au sérieux, et faisait entièrement confiance à sa supérieur, Cassie et lui n’avaient plus guère besoin de se parler pour se comprendre. Il gravirait certainement encore quelques échelons dans sa carrière au sein de ces troupes d’élites que sont les Red Beehives.

En attendant que les ambulances et les troupes supplémentaires arrivent, repartons quelques instants en arrière, juste avant que la première grenade n’explose.
Qu’avait donc fait Cassandra, en voyant le dernier recours de Wesker ?


"Et merde…"

Le mot de Cambronne, l’allocution habituelle des situations désastreuses, qui ne seyait pas dans la bouche d’une jeune fille, fut la seule exclamation qui sortit d’entre les dents serrées de Cassie. Elle voyait bien d’autres exclamations bien plus élégantes et imagées pour qualifiercette scène, mais aucune qui fut si courte et si appropriée. La jeune femme n’aurait jamais envisagé que Wesker puisse aller jusque là, jusqu’à quasiment se faire exploser lui-même… son pouvoir de régénération allait-il aussi loin ? Un long frisson glacé parcourut l’échine de la jeune femme : c’est à cet instant précis qu’elle ressentit de la peur. La peur de perdre la vie était présente tout le long du difficile combat, qui fut plus bref que prévu,

Il n’y avait qu’une seule solution qui aurait été assez rapide pour contrer cette ultime attaque de l’espion, l’alchimie, seulement Cassandra n’avait pas encore le réflexe d’y penser, et encore moins le temps nécessaire pour l’utiliser, malgré la présence de cercles de transmutation déjà tracés sous les graviers. Wesker avait vraiment tout prévu en conservant les grenades en main assez longtemps pour que les amestriens n’aient pas l’occasion de les ramasser pour les empêcher de faire leur œuvre destructrice.
Ne restait donc qu’à s’en remettre à Trezilka, en espérant que lui-même puisse faire ce miracle… Peine perdue, le peu que put faire l’alchimiste fut de les éloigner un peu grâce à une de ses bourrasques de vent, avant que ne se produise la première déflagration.


KABOOOOOOOOOOOOOOOOOOOMMM !

Premier réflexe de Cassandra, se protéger le visage, en portant ses bras devant celui-ci, un rempart dérisoire, mais un réflexe tout à fait humain.
Lorsqu’elle fut projetée dans les airs par le souffle de l’explosion, Cassandra ne put se résoudre à voir sa dernière heure arriver, alors qu’elle se voyait franchir le parapet, et son corps être suspendu entre ciel et terre, où les nuages purs et cotonneux étaient remplacés par une épaisse fumée grise, et un déluge de pierre et de feu.

KABOOOOOOOOOOOOOOOMMMMMMM !!!

Dans ces moments-là, on a toujours l’impression que les choses vont au ralenti, et l’esprit semble plus vif que jamais. Il fallait qu’elle trouve un moyen de ne pas s’écraser au sol, quelques étages plus bas ! Que lui restait-il comme solution ? Après une seconde de réflexion, Cassie se souvint de l’arme qui lui avait assez bien servie contre Wesker, à savoir son couteau, qu’elle avait en dernier planté dans l’aine de l’espion, et retiré en tirant sur son solide filin. Le filin justement ! Elle avait récupéré le couteau une énième fois, et avait toujours en main ce dernier, peut-être aurait-elle le temps de s’en servir, et peut-être ce fil serait-il assez solide…

KABOOOOOOOOOOOOOOOOOMMM !!!!

Cela faisait beaucoup de "peut-être" dans l’équation, mais Cassie n’avait pas le temps d’y penser lorsqu’elle envoya en dernier recours sa lame en espérant qu’elle s’accroche à ce qu’elle visait avec peine à travers ce rideau brumeux : un des tuyaux d’évacutation, dorénavant complètement tordus par les explosions. Par une incroyable chance, la jeune femme réussit à enrouler son câble autour d’une de ces fragiles canalisations, et grâce à cela, à se rapprocher de ce pan de mur qui tenait encore, pour s’y aggriper d’une main. Mais pour combien de temps ?

KABOOOOOOOOOOOOOOOOOMMM !!!!

Pas très longtemps apparemment, puisque l’ultime explosion, ébranla l’édifice, et la secousse fit perdre sa prise à Cassandra, qui bascula à nouveau dans le vide en poussant une autre exclamation fort peu féminine. Voilà donc comment tout cela allait se terminer ? Après tous les efforts qu’elle avait fournis ? Non, Cassie n’allait pas abandonner de cette façon, il y avait bien quelque chose à faire…
Etait-ce la chance, ou un savant calcul de la part de l’alchimiste ? Toujours est-il que Trezilka se trouvait immédiatement en-dessous de la demoiselle, et il l’attrappa au vol, si l’on peut dire. Le "couple" continua ainsi sa chute à toute vitesse, le commandant Stanford à présent un peu plus confiante : elle se doutait que Trezilka avait encore des ressources, et qu’il pourrait peut-être leur éviter le si funeste destin qui se profilait. C'est la dernière image que Cassandra conserverait de la capture de l'espion Albert Wesker à son réveil à l'hopital.
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MessageSujet: Re: Demon's Hotel!! Wesker, nous t'attendons!   Sam 4 Juil - 10:26

Albert Wesker avait tenté le tout pour le tout et lancé ses grenades sur le toit. Il ne voulait absolument pas se faire prendre, ou si cela devait avoir lieu, il ferait le maximum pour infliger le maximum de dégâts à ses adversaires. Trezilka Maverick était fier, et son code de l'honneur le perdrait, il n'abandonnerait pas Wesker, quant à Cassandra Stanford, elle était complétement embourbée dans sa fonction, prête à tout pour servir l'armée. Les Red Beehives...une armée qui ne se repliait jamais, ce qui se vérifia, lorsque Wesker lança les grenades, ils ne cherchèrent pas à fuir, mais plutôt à contrer l'explosion. Maverick tenta à l'aide de bourrasques de vents d'écarter les flammes, ce qui était peine perdue, tant les explosions avaient été violentes. Stanford quant à elle, fut balayée dès la première explosion hors de la zone d'affrontement. Dans un certain sens, Wesker avait déjà gagné car il était persuadé qu'il allait mourir, et sa mort signifiait la perte d'informations capitales pour les deux camps qui s'affrontaient, à savoir, Aerugo et Amestris. Aerugo était le pays qui avait repris le flambeau des Karasus, et Wesker le servait car il s'était totalement démarqué de ses voisins. Les explosions détruisaient totalement le toit, et Wesker perdit totalement de vue ses adversaires lorsque le sol s'affaisa, et qu'il roula se cogner contre une rampe d'escalier de l'étage inférieur. Des flammes s'engouffrèrent dans l'entrebaillement qui s'était créer par le biais de l'effondrement. Wesker sentit la douleur, il était dans le bâtiment qui semblait se craqueler, les flammes gagnaient les étages. Il était logique qu'un tel taudis soit inflammable, Maverick et Stanford n'avaient pas choisi un hôtel luxueux, Wesker sourit, il riait de l'absurde de la situation. Des flammes commençaient déjà se répendre sous lui, il tenta de se trainer jusqu'à l'escalier malgré son genoux complétement hors service. L'espion roula en boule pour éviter une poutre enflammée qui tomba près de l'escalier, les murs semblaient animés d'une lumière vive, leur incandescence était grisante. Wesker tenta de se relever, il ne voulait pas périr ici, il devait sortir de ce bâtiment. La tentative fut fructueuse, et l'ex-chercheur se releva tant bien que mal, les jambes flageolantes.
Wesker attrapa une seringue dans une des poches de son gilet tactique et se piqua sur le bras, ses yeux brillèrent quelques instants d'une étrange lueur, le virus était calmé, du moins il ne risquait plus de devenir instable d'un instant à l'autre. L'homme descendit l'escalier tanquillement et détruisit la lourde porte qui menait à l'étage inférieur à coup de poing. Un courant d'air passa, et une bourrasque enflammée en sortit, Wesker eut juste le temps de se plaquer contre le mur pour éviter le retour de flammes.
Il fallait sortir de cette fournaise et sortir vite, les blessures de Wesker lui interdisaient de se déplacer trop vite, mais il pouvait cependant marcher maintenant. Il devait à tout prix sortir de l'hôtel infernal et trouver une nouvelle planque pour panser ses plessures et aussi réussir à se planquer le temps que lui prendrait la régénération. Il ne fallait pas oublier qu'Albert Wesker n'était pas immortel (contrairement aux gros bourrins qu'il rencontrait tout le temps et qui allaient causer la mort du personnage et le ras le bol certain du Rpiste), il pouvait y passer à tout moment si les chocs atteignaient la tête, ou surtout le coeur. L'espion traversa les couloirs où donnaient les chambres, des bris de verre jonchaient le sol, avec les flammes les vitres commençaient à céder, il fallait vraiment se dépêcher. Selon lui, les deux officiers Amestriens avaient peu de chance d'en avoir échappé quand on voyait la fournaise que l'endroité était devenu. Wesker descendit de la même manière les étages le séparant du rez-de-chaussée. L'immeuble était en train de s'effondrer. Lorsqu'il atteint enfin la porte d'entrée, une poutre tomba sur sa tête, Wesker eut juste le temps de réaliser que la poutre était énorme. Un choc énorme eut lieu, et l'espion perdit connaissance, juste devant l'hôtel. Il aurait du mal à fuir cette fois, ce n'était pas ses ennemis qui l'avaient eu mais l'effet de ses propres grenades.

Flashback

Wesker remit en place le casque mal peint que le collectif Karasu Fukitsu lui avait fourni. Les Amestriens s'étaient donc bien repliés, et ne voulaient plus faire de sortie de la ville. Leurs officiers avaient du comprendre que c'était peine perdue, où alors on leur préparait un sale coup. Un des sergents s'approcha pour donner des ordres à Wesker et aux quelques survivants qui s'étaient rassemblé avec lui. Les soldats Karasus étaient encore très nombreux, et les chars avaient réussi une percée dans la ville. C'était une bonne chose, la bataille touchait à sa fin.

Sergent : « Les ruelles sont trop étroites dans le Centre pour nos chars, il va falloir prendre le centre par nos propres moyens. Vous allez tous aller vers le centre-ville avec le groupe de combat Liberté. Sauf Wesker, vous, vous restez ici, on monte un autre groupe de combat, il paraît que des sections de Red Beehive et de l'armée régulière ne se sont pas repliées et défendent un hangar, c'est peut-être ce qu'on cherche, alors vous irez avec moi et le groupe Partage virer ces types. EXECUTION! »

Alors que le groupe liberté se préparait à partir vers le centre-ville d'East City, Wesker achevait de prendre les munitions nécessaires. Le Sergent ne les briefa pas plus que ça, et ils sortirent tous de la tranchée, entrant dans la ville, où des trous fumants attestaient de l'action des chars et d'artillerie. Des cadavres en uniforme bleus jonchaient le sol, un des soldats cracha sur cette masse de morts.

Soldats : « Alors ça fait quoi d'être de l'autre côté du canon. Ces enfoirés ont massacré une tonne de nos camarades, ils ne méritent aucune pitié. »

Wesker ne se sentait pas à sa place, il était engagé dans une bataille dont lui-même ne comprenait pas les enjeux, de toute façon...il était déjà sensé être mort, et la mort ne semblait pas vouloir de lui. Lorsqu'ils arrivèrent enfin devant le hangar, un officier Amestrien ouvrit les portes d'un coup de pieds et des soldats prirent position aux divers postes offerts par les sacs de sables devant le bâtiment, commençant à prendre pour cible les soldats Karasus. De nouveaux échanges de tirs, décidément, c'était très répétitif. Des tirs, des cris. À cet instant, un élcair foudroya trois soldats Karasus, sur une rembarde, en hauteur se tenait un militaire Amestrien qui avait activé un cercle de transmutation, duquel jaillissaient des éclairs. Tous savaient ce que ça voulait dire, ça devait arriver à un moment où à un autre, les Amestriens avaient forcément posté des alchimistes d'état dans la ville.

« Alchimiste d'Etat! A COUVERT! »

Le Sergent lança une grenade sur la rembarde, mais l'homme s'enfuit à temps pour entrer un peu plus dans le bâtiment. Les Amestriens qui restaient en poste se replièrent aussi sur l'ordre de l'officier. Un des soldats hurla en tirant en l'air.

« Alors on se barre? Revenez bande de fiotes. »

Dans l'esprit des rebelles Karasus, la bataille était déjà gagné, mais il en était tout autre. Le temps sembla s'arrêter pour la seconde fois de la bataille et un bruit de bottes de combat lent et régulier, accompagné de celui d'une ceinture de munitions trainant au sol se fit entendre. Un soldat deux fois plus barraqué que les autres sortit du hangard avec une gattling à la main. L'homme portait un bandeau rouge autour du front et ne semblait pas décidé à se replier, ni même décidé à se mettre à couvert. La Gattling se mit à tourner et à vomir ses balles sur le pauvre Sergent qui avait osé lancer une grenade en traître, le coupant littéralement en deux.



« Mange moi ça! »

Noobhunter continua de vider sa gattling en la pointant vers les positions des autres Karasus. Wesker, apeuré se jeta au sol. La providence vint cependant à leur secours, un obus s'écrasa sur le hangar, le désintégrant à moitié. Lorsqu'il releva les yeux, Noobhunter n'était plus là, sans doute le soldat avait il vu une autre cible. Wesker regarda autour de lui, il était le seul survivant, tout le groupe de combat gisait au sol, dans une marre de sang. Il se releva, époussetant la poussière de son uniforme et se rendit compte qu'une tige de fer lui avait transpercé le sol. Les yeux du mutant s'illuminèrent d'une étrange lueur, et il la retira à main nue, étrangement, il ne sentait pas que sa blessure l'avait affaiblit. L'homme se dirigea vers ce qui restait du hangar, décidé à voir ce qu'il cachait. A l'intérieur, les sections Amestriennes avaient mal supporté l'obus. L'alchimiste d'état gisait au sol, le flanc ensanglanté. Wesker ramassa les Luger de l'officier et de l'alchimistes d'état, c'est alors qu'il aperçut la montre d'argent, il la prit également sans hésitation. Celui qui deviendrait plus tard un des espions se dirigea vers le monte-charge qui se trouvait au centre du hangard vide, il y avait un sous-sol, donc tout n'était pas perdu pour trouver ce qu'il cherchait. L'homme tapota sur le panneau de commande du monte charge, qui descendit lentement, il allait enfin découvrir un des secrets qui le méneraient à mener sa vie future...

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Painou
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MessageSujet: Re: Demon's Hotel!! Wesker, nous t'attendons!   Ven 28 Aoû - 22:46

Wesker n’avait pas suivit le plan préparé à toute vitesse par Cassandra, qui comportait certes des failles, mais aurait eu l’avantage de préserver l’espion, mais ça n’était pas plus mal come ça. Restait juste à espérer que ce dernier s’en sorte sans dommage, face aux Red Beehives postés à l’extérieur… Pourtant, au vu des cafouillages qui étaient venus altérer son plan d’origine, qui avait pris en compte le maximum de possibilités, et placé des troupes en conséquence pour la garde de Wesker, et jusque sur la frontière au cas où sa capture échouerait, il y avait fort à parier que d’autres manquement risquaient d’apparaître…
Ce fut d’ailleurs le cas, puisque nul coup de feu ne se fit entendre au dehors après que Wesker ait disparu par la fenêtre. Donc, personne en embuscade au cas où l’homme qui s’était échappé de sa chambre d’hopital malgré sa garde renforcée quitte l’établissement. C’était une des premières choses à faire avant de fouiller les alentours, que de cerner les lieux pour éviter toute fuite, et cela n’avait pas était fait. Pire, les soldats chargés de fouiller les lieux étaient plus bruyants et indisciplinés qu’une classe de maternelle alors qu’une telle tâche nécessitait discrétion et méthode ! Décidemment, même si l’esprit de Cassandra était quelque peu embrumé par les analgésiques, elle n’était pas diminuée au point de voir que les troupes qu’elle avait demandées n’étaient pas assez nombreuses, ni les plus compétentes. Cela n’augurait rien de bon pour la suite…

En tout cas, pour ce qui concernait le deal de Cassandra Stanford et Albert Wesker, il n’y avait eu aucune anicroche. L’espion en avait même rajouté en crédibilité en faisant tomber la jeune femme de sa chaise – ce qui avait été particulièrement douloureux, et ses grimaces n’étaient pas feintes du tout – et en jouant le même rôle qu’il avait tenu sur le toit, celui de l’espion imbu de lui-même, qui aimait à ridiculiser ses adversaires. Cassie ne s’en était pas laissé compter, et elle-même avait à nouveau fait feu dans la direction de Wesker, prenant évidemment garde de la rater. Quoi que, au vu de la vitesse de ce dernier, il pouvait facilement éviter tous les tirs, et ce fut le cas. Et tandis que les soldats, sur ordre de leur supérieur se dirigeaient vers l’extérieur, la voix du commandant Stanford se fit entendre, une voix calme, mais dont les accents glaciaux laissaient présager de sa colère contenue.


"On ne bouge pas ! De toute façon, il est bien trop tard pour le rattraper. S’il y avait eu des soldats placés dehors, ça aurait été différent, mais comme je vois que personne n’a suivi mes ordres…"

Quelques soldats s’étaient approchés pour aider le commandant et son subordonné qui retrouvait ses esprits, et avec d’infinies précautions, remirent la jeune femme sur pied, ou plutôt dans son fauteuil redressé, alors que cette dernière serrait les dents, de douleur mais aussi de rage. Le sergent Payne se retrouva lui aussi sur son séant, en train de se masser l’arrière de son crâne. Encore un peu, l’escouade aurait ignoré les blessés pour se concentrer sur sa mission…

"Sergent, dit-elle au chef de l’escouade, je veux un rapport détaillé sur la manière dont vous avez effectué les recherches de Wesker, et surtout, de comment il s’est échappé. Je le veux pour hier ! Et attendez-vous à être saqué pour votre manque de discernement si j’attends trop longtemps. Rompez !"

A la suite de leur sergent, qui n’en menait pas large, en témoignait son visage qui avait viré au blanc laiteux, les soldats sortirent des toilettes sur ordre de la jeune femme. Seuls deux hommes qu’elle avait interpellés restèrent en poste devant les lieux, qui feraient sans nul doute l’objet d’une investigation.
Bien que sa convalescence doive prendre du temps, il était hors de question pour que la jeune femme reste inactive, et que de tels manquements à ses préparatifs si minutieux restent sans explications. Pour l’instant, son but était de découvrir qui avait bien pu interférer avec ses ordres, pour ensuite, une fois libérée de cet hopital, elle puisse aller voir le contrevenant, et ensuite commencer son enquête sur les informations données par Wesker, le tout dans la plus grande discrétion. Mais ça, elle le verrait en temps voulu. Pour lors, tout ce qui importait était de remettre un semblant d’ordre dans cet hôpital, et d’engager les préparatifs pour la suite.


- "Sergent Payne, comment vous sentez-vous ?



- Ce serait à moi de vous demander ça madame, je suis heureux de voir que vous n’avez rien. Désolé de n’avoir pas été plus efficace, mais vous aviez raison : Wesker est un véritable monstre, et sa vitesse tient du miracle. Que s’est-il passé ?
- Je vous expliquerai plus tard, pour l’instant, si vous pouviez me ramener à ma chambre. Ensuite, j’aimerai que vous vous fassiez examiner cette bosse, et pas de discussion ! Je sais que vous êtes solide, mais c’est un ordre."

Max Payne savait une chose : il n’y avait pas à discuter un ordre, encore moins lorsque cet ordre était donné par Cassandra Stanford elle-même. De toute façon, le jeune homme était plus que respectueux de la hiérarchie, et savait que le commandant était du genre à se soucier de ses hommes, même si de prime abord elle ne le montrait pas.
Il ne dit donc pas un mot de plus et poussa le fauteuil de la jeune femme hors des toilettes, vers la chambre de cette dernière, où il l’aida à monter sur son lit avant d’aller se faire soigner selon ses ordres. Elle devait avoir ses raisons, et il aurait ses explications plus tard.

Si Cassandra avait envoyé Max se soigner, c’était bien sûr parce qu’elle s’inquiétait de sa santé, mais aussi parce qu’elle désirait se retrouver seule au moins quelques instants. La jeune femme n’avait pas encore pu se débarrasser des balles qu’elle avait retirées de l’arme de Payne dérobée par Wesker et devait le faire assez rapidement, avant qu’une infirmière ne vienne s’enquérir de son état, que Payne ne revienne lui-même une fois soigné, ou même qu’Alex se soit tenu au courant de la situation dans les couloirs, et accoure voir sa fiancée.
Par chance, bien qu’elle soit limitée sans ses mouvements, elle n’avait en réalité besoin de la chaise roulante que pour éviter de se fatiguer, elle put donc se lever de son lit et trouver à se débarrasser des preuves de son deal. La photo pouvait très bien se glisser dans ses affaires personnelles, mais les balles… finirent là où elle avait pensé les jeter dès le départ, c’est-à-dire les toilettes. Heureusement que dans sa chambre, il y avait des toilettes privées d’ailleurs. L’avantage d’être une femme soldat ? Ca devait bien être un des seuls dont elle ait pu profiter durant sa carrière…

Une fois que tout fut terminé, et ses arrières couverts, Cassandra revint s’allonger sur son lit, où elle put souffler un peu. Elle n’avait pas fait grand-chose, elle était quasiment dégoulinante de sueur. Tout cela était probablement dû aux analgésiques qui ne faisaient presque plus effet, et à ces quelques efforts, assortis à la tension qu’elle avait éprouvée lors de cette brève mais intense négociation, qui amenait beaucoup de question pour la jeune femme. C’est dans cet état que la retrouva le sergent Payne, de retour avec un bandage entourant sa tête, et avant qu’elle ne dise quoi que ce soit, il fit mander une infirmière pour remédier à cet état de fait. Pourtant, même affaiblie, Cassandra fit signe à Payne de s’approcher.




- "J’ai appelé quelqu’un pour s’occuper de vous madame.
- Merci Max. Mais ce n’est rien, du moins pas plus que ce que j’avais avant. Wesker ne m’a rien fait, il n’en avait pas l’intention d’ailleurs… il a préféré s’amuser un peu, mais je vous passerai les détails. Ou alors, je vous raconterai une autre fois. Pour l’instant, j’ai besoin de vous : il faudrait que vous alliez enquêter pour moi au QG. Vous avez vu comme moi que mon dispositif a foiré, et je voudrais savoir pourquoi. Je n’ai pas du tout eu les troupes escomptées et à cause de cela, tous nos efforts ont été réduits à néant. Il doit y avoir un responsable, et je veux sa tête.
- J’ai moi aussi l’impression qu’on nous a mis des bâtons dans les roues. J’y vais de ce pas madame !"

Le jeune homme attendit tout de même que l’infirmière arrive avant de quitter le chevet de son commandant, ce qui ne prit pas plus d'une minute. Et bientôt, grâce à une injection, le commandant Cassandra Stanford pu sombrer dans les bras de Morphée et oublier la douleur, les questions et les contrariétés de cette journée... jusqu'au lendemain.
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