
.:Fullmetal Alchemist RPG:.
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| | | Bureau du Commandant Julien Trevor | |
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Painou Commandant Red Beehive


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 | Sujet: Bureau du Commandant Julien Trevor Lun 31 Aoû - 21:18 | |
| Après plus d’une semaine passée à l’hôpital, afin de prendre un peu de repos tout en restant en observation, le commandant Stanford était enfin sortie, et avait revêtu presque immédiatement son uniforme pour retourner à son devoir, malgré des douleurs encore vivaces et une condition physique loin d’être à son optimum. Elle n’était pas prête pour le service, mais si elle pouvait marcher, elle irait au QG. S’il y avait bien une chose que Cassandra ne supportait pas, c’était l’inactivité, et bien que relativement peu de jours se soient écoulés, cela lui avait paru une éternité, d’autant plus qu’elle n’avait pas pu procéder elle-même à l’investigation concernant l’échec de sa mission survenue par une cause extérieure. Elle avait donc envoyé comme émissaire le sergent Payne, à qui elle savait pouvoir faire confiance, et ce dernier n’avait guère mis de temps avant de lui donner un nom, le nom du responsable de son manque d’hommes et de l’incompétence de ceux qui lui restaient.
Julien Trevor. Un nom qui n’était pas inconnu à la jeune femme, de part sa réputation en tant qu’alchimiste d’Etat, mais aussi parce qu’elle l’avait déjà rencontré. Même si ce n’était qu’une seule et unique fois, Cassandra n’avait pas oublié ce jour, celui où l’alchimiste des nuées, accompagné d’un lieutenant que la demoiselle soupçonnait fort d’être un imposteur, était venu lui porter un message soit-disant de son père. Un joli prétexte pour lui fixer un rendez-vous secret à Aquroya, et dont l’expéditeur n’était autre qu’un Martin supposé mort, exécuté par les troupes d’occupation d’Aerugo. Cela paraissait si loin maintenant que le calme était revenu et que le gouvernement militaire amestrien avait repris les rennes du pays. Un calme qui n’était pourtant qu’apparent… et un gouvernement qui n’était pas ce qu’il semblait être. Deux convictions dont elle pourrait peut-être bientôt trouver les preuves grâce aux indices donnés par Wesker.
Parlons-en quelque peu de l’espion d’ailleurs. Car il ne faut pas croire que l’unique préoccupation de la jeune femme avait été de trouver le responsable de cet échec, qui arrangeait au final assez bien ses affaires, mais aussi de débuter sa propre quête, une quête qui pouvait tout comme l’avait dit Wesker, à rien d’autre qu’à la mort… Pourtant, cela n’avait en rien entamé le désir de vérité de Cassie. Lorsque la jeune femme avait été certaine d’être seule dans sa chambre, la photographie dissimulée avait fait l’objet d’un examen minutieux de sa part. D’un côté, il y avait Wesker, et de l’autre, un homme qu’elle ne reconnaissait pas. L’objectif était donc de découvrir son identité. Sur le papier, ça sonnait bien, mais comment faire ? Puisqu’elle avait caché cette photo à l’armée, elle ne pouvait plus utiliser le système officiel, en trouvant un prétexte, du style qu’elle avait réussi à l’arracher à Wesker avant qu’il ne s’enfuie. Et si elle ne l’avait pas fait, il est probable que son investigation personnelle, suite aux révélations de l’espion, aurait finie par être découverte, alors que tout devait se faire dans la plus grande discrétion. Après tout, les profonds doutes de la jeune femme eux-même étaient suffisant pour qu’elle soit affublée du titre de traitre, alors un accord avec l’ennemi, n’en parlons même pas… Le comble pour une patriote non ? Sauf que le concept de patriotisme n’a pas qu’une seule acception, et que la définition de Cassandra n’était pas la même que celle du patriote sans cervelle, celui qui suit les ordres sans de poser de questions. A vous de le croire ou pas, mais ce que faisait Cassie était justifiable à ses yeux, car tout cela n’était pas fait dans son intérêt, mais pour l’intérêt du pays. Enfin, on verra tout cela plus tard? Pour l'instant, occupons-nous de régler le différend avec Trevor.
Arrivée au QG, le commandant Stanford fut bien contente de voir des têtes connues dès l’entrée, les deux soldats de faction qu’elle saluait tout les jours, et qui eux aussi montrèrent leur joie de voir Cassandra à nouveau présente, en la saluant avec empressement. Sans attendre, la jeune femme pénétra dans le bâtiment principal, à la recherche de Julien, qu’elle trouverait vraisemblablement dans son bureau.- "Le bureau du commandant Trevor s’il-vous-plaît, demanda-t-elle à la secrétaire en mini-jupe aux bras chargés de dossiers qu’elle croisa dans le couloir. - C’est le troisième sur la gauche, commandant. Voulez-vous que je vous annonce ? - Ce ne sera pas nécessaire, merci." Effectivement, Cassandra ne voulait pas que Trevor soit prévenu de son arrivée. Il ne se douterait pas que la jeune femme venait pour ce sujet qui la préoccupait, mais en le surprenant dès son arrivée, elle pensait avoir un certain ascendant psychologique. Au moins, ce serait elle qui engagerait la conversation comme elle le voulait, ne laissant pas s’installer une atmosphère cordiale comme le suppose la politesse. Quoi que, ça n’aurait pas été mal aussi de lui laisser croire qu’elle venait ici avec la plus grande courtoisie…
Arrivée devant la porte, Cassandra frappa d’un coup sec, et n’attendit guère plus d’une seconde avant d’accompagner son geste par l’ouverture pure et simple du rempart de bois. Le commandant Trevor n’avait pas répondu, mais qu’importe.
Cassandra voulait le surprendre, certes, mais elle ne s’attendait pas à le surprendre autant. Lorsque la porte découvrit le jeune homme, il était en train de mordre à pleines dents dans un sandwich, les pieds confortablement posés sur son bureau, et une bière fraîche ouverte à portée de main. On parle du dur labeur des gradés ? Voilà un mauvais exemple alors… Si la jeune femme était énervée par l’audace qu’il avait eu, ça n’avait pas le don de l’apaiser, au contraire. Elle avait certes manqué aux convenances en entrant sans y être invitée, et en quelque sorte violé l’intimité de Julien, mais elle n’avait pas imaginé que ce dernier soit aussi peu… convenable. Pour l’avoir vu une fois, Cassie l’aurait jugé un peu plus classieux, moins ordinaire."Commandant Trevor, le salua-t-elle tout de même. Tout d’abord, bon appétit. Ensuite, puisque l’instant ne semble guère souffrir de protocole, j’irai droit au but : j’ai entendu dire que vous étiez à l’origine de la réquisition des troupes que j’avais postées sur la frontière et à l’hôpital, afin de prévenir toute fuite de notre cible Albert Wesker. Bien évidemment, à cause de cette lacune, l’espion que nous avions eu tant de mal à capturer s’est envolé. J’aimerai donc savoir ce qui vous a motivé pour déplacer des soldats qui avaient déjà reçus des ordres." Les paroles de Cassandra avaient été déclarées d’un ton neutre, et avec le plus de tact possible malgré le courroux qui avait envahi la jeune femme à sa vue. Un courroux déjà préexistant et que ces quelques jours de convalescence n’avaient en rien entamé. Elle était venue ici pour régler ses comptes, militairement parlant, et c’est ce qu’elle ferait.
Ce n’est qu’en voyant le brassard blanc au bras de Julien, les yeux de Cassandra se plissèrent, ce qui fit souligna leur caractère bridé. S’il portait ceci, cela voulait dire qu’il faisait en plus partie d’une section bien particulière de l’armée d’Amestris, à savoir celle chargée des interrogatoires… Autrement dit, il y a de fortes probabilités pour que le commandant se soit retrouvée face au commandant Trevor à un moment ou à un autre, suite à l’enquête ouverte par ses supérieurs concernant leur opération. Si Trezilka et elles n’avaient pas encore été interrogés à propos de l’explosion de l’hôtel entre autre, c’était probablement parce qu’ils étaient à l’hôpital, et qu’ils avaient besoin de repos. Et aussi, peut-être, parce que l’ambiance d’une chambre d’hôpital n’a rien à voir avec celle d’une salle d’interrogatoire… Pour ne pas avoir été attirée par cet aspect de l’armée, qu’elle savait nécessaire, Cassandra n’était pas moins coutumière de leurs méthodes, du fait de l’enseignement de son père. Le vieux colonel Stanford en avait évidemment fait partie, On peut dire que c’était une chance pour la demoiselle, qui savait dès lors plus ou moins à quoi s’attendre. Les hommes faisant partie de la police militaire étaient soit idiots et aveugles, soit redoutablement intelligents, et si dans cette posture, Julien faisait penser à cette première catégorie, Cassandra l’aurait plutôt rangée dans l’autre… |
|  | | Martin Wallace White Alchemist/Commandant

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 | Sujet: Re: Bureau du Commandant Julien Trevor Lun 31 Aoû - 22:30 | |
| Le Commandant Trevor avait pris sa pause un peu tard et n'avait pas voulu quitter son bureau. Les soldats de ce QG avaient des comptes à rendre...beaucoup de comptes à rendre. Les finances du QG Sud étaient un vrai sac de noeuds, et Julien avait été envoyé précisément pour y mettre de l'ordre. La Rese-T-Enebra devait absolument effacer les traces du Spirographe, aussi le Commandant avait fait disparaître toutes les notes de frais. De plus, le Commandant devait interroger des soldats, c'était sa mission officielle, des officiers avaient dépassé les bornes, abusant de l'alchimie afin de détruire un hôtel dans des circonstances douteuses, et la police militaire s'intêressait de plus prés aux motifs de cette dégradation qui allait coûter plusieurs milliers de cenz à l'armée, et ce n'était pas acceptable. Alors que le Commandant savourait un sandwitch aux cornichons et au jambon, on tapa à la porte, et Cassandra Stanford entra sans réellement attendre sa réponse. Décidément, le hasard faisait bien les choses. Le Commandant semblait venir le voir pour autre chose.
Les évènements de déplacement de troupes...Trevor savait qu'il aurait des retours, Wesker était la priorité de ce QG, cependant les officiers en charge de la mission avaient commis des erreurs de discernement qui arrangeaient bien Trevor, car si Wesker était capturé, il était le seul qui avait encore des informations, quoi que floues, sur les évènements de Youswell et le Spirographe. La jeune femme commença d'entrée de jeu à le questionner. Le Commandant riait interieurement, il détestait cette fausse neutralité, cette arrogance cachée, et c'était précisément dans ce genre de moment qu'il aurait aimé briser Stanford en lui sortant tous les élèments qu'il avait contre elle, mais ça n'aurait pas été très fin, et il fallait se contrôler, rester stoïque, et saisir les occasions. Stanford était énervée, et c'était normal, n'importe quel officier l'aurait été. Le Commandant laissa finir la Xingoise, et remarqua un léger plissement des yeux lorsqu'elle aperçut le brassard blanc, le Commandant rit interieurement.
Ca calme hein?
Trevor laissa écouler 10 puis 20 puis 30 secondes, mordant lentement dans le sandwitch, jusqu'à le terminer, puis il but d'un trait ce qui lui restait de bière. L'alchimiste n'avait même pas salué la nouvelle venue, il le fit lorsqu'il eut fini son repas, elle était après tout une supérieure hiérarchique, les Commandants Red Beehive étaient l'équivalent de Colonels dans l'armée régulière.
« Commandant Stanford, ça me fait plaisir de vous revoir. J'espère que votre père va mieux, il était si malade la dernière fois que je l'ai vu. »
Le Commandant Trevor accompagna sa phrase d'un petit sourire. Jouer la sympathie, il savait très bien faire.
« Je suis en train de terminer mon repas, aussi je ne suis théoriquement pas en service, mais je peux faire une exception, car au fond, je vous attendais. Je suppose que vous allez prendre avec moi une tasse du délicieux thé de Xing qu'on m'a ramené. Les Xing eux-même raffolent de ce thé. »
Le ton était lancé, Trevor servit deux tasses, sans écouter la réponse de Cassandra, simple stratégie d'interrogatoire, ne laisser aucun choix à l'interrogé, lui montrer que quoi qu'il dise, quelque soit la formulation, chaque étape a été soigneusement étudiée.
« Je vous conseille cependant de faire attention, car le breuvage est particulièrement chaud, enfin je pense que vous connaissez très bien la façon de boire le thé à Xing, mieux que moi en tout cas. »
Trevor souriait chaleureusement, mais le sourire se figea tout à coup, s'atténuant sans pour autant disparaître. Il savait qu'il avait en face de lui un des meilleurs officiers de ce QG, il fallait donc aller à l'essentiel, Cassandra Stanford détestait tout ce qui était personnel, l'épisode du thé l'aurait donc sans doute destabilisé, ou au moins détourné son attention.
« Les troupes prés de l'hôpital? Oui effectivement, c'est moi qui les ai déplacé. J'ai eu un appel désespéré d'un pauvre agriculteur à qui on a volé des poules, et en plus les brigands ont déterioré son chemin, j'ai utilisé ces soldats pour retrouver les malfaiteurs, rendre les poules au misérables, et refaire le chemin. Nous avons tant de travail dans ce QG, je ne m'y retrouve plus. Ces hommes étaient prés de l'hôpital et ne semblaient rien faire, j'ai donc réquisitionné la moitié de l'effectif. Vous aviez mobilisé l'essentiel des troupes du QG depuis trois jours, j'ai donc du les réquisitionner pour faire mon devoir, et mettre une amende au malfaiteur, mais j'ai toujours des doutes, car je n'arrive pas à trancher si les poules se sont échappées ou si l'homme les a volé, j'ai donc donné une amende assez peu élevée. »
Le sourire candide s'accentua, le Commandant Trevor croisa les bras sur la table, mettant bien en valeur son brassard, tout était calculé, il voulait voir le moment où Cassandra allait exploser. Cette histoire de poule était absurde mais véridique, réquisitionner toutes les troupes sans en informer tout le QG sur la durée était proscrit par les règles, et Trevor voulait montrer à Cassandra à quel point il pouvait être procédurier.
« Y a t'il un autre point que vous voudriez éclaircir au sujet de ces hommes? Je tiens cependant à vous dire que vos hommes ont essayé de discuter mes ordres, ils ont frisé le blâme pour insubordination. »
La provocation allait plus loin, même si l'officier demeurait complétement simpathique, il continuait, démolissant maintenant l'image de marque et de discipline des Red Beehive._________________ Am I crazy or am I a Genius?
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|  | | Painou Commandant Red Beehive


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 | Sujet: Re: Bureau du Commandant Julien Trevor Mar 1 Sep - 20:39 | |
| Croyez-vous réellement que Cassandra avait perdu son sang-froid ? Il est vrai que la demoiselle avait laissé transparaître sur son beau visage bien plus que ce qu’elle transmettait d’habitude – c’est-à-dire quasiment rien. Bien sûr qu’elle était en colère, mais pas au point de se laisser dominer et d’agir n’importe comment. Son entrée en matière brusque était en réalité calculée, elle n’avait juste pas eu l’effet escomptée, car Cassie ne s’attendait pas à tomber sur ce genre "d’adversaire". Cela donnait un tout autre aspect à la situation, qui d’ennuyeuse et même irritante, devenait compliquée voire dangereuse. On ne badinait pas avec un membre de la police militaire… alors, l’intimider avec une telle entrée, c’était de l’ordre de l’utopie. C’était Julien qui était habituée à impressionner les autres soldats, et il serait probablement très difficile d’inverser les rôles. Difficile oui, mais pas impossible… et Cassandra savait bien, pour avoir côtoyé un ancien membre de cette section particulière au quotidien, que cela aurait le don de le déstabiliser. Perdre le contrôle et se retrouver dominé est une des rares choses qui puisse mener un homme de cette trempe à commettre des erreurs, dont la première est de lui-même perdre son sang-froid. Il fallait alors que Cassandra change de stratégie, sans répondre à ses provocations et ne pas montrer plus que cette irritation qu’elle dégageait, quand bien même elle venait d’augmenter d’un cran. Cela risquait de devenir fort intéressant... dangereux, mais intéressant."Mon père se porte à merveille du moment qu’il n’en fait pas trop, merci. Même s’il n’a pas pu faire grand-chose pendant cette période de convalescence, aujourd’hui il est plus en forme que jamais, et continue à me prodiguer ses conseils avisés." Puisque Julien avait été le messager, peut-être connaissait-il la teneur des propos que Martin lui avait tenus, peut-être pas. Si c’était le cas, il comprendrait bien l’allusion faite par Cassandra en usant de cette métaphore transformant Martin en Ulysse Stanford…
Cassandra n’aimait pas les mondanités et tout ce qui prenait un tour plus personnel ou plus intime, mais il n’y avait pas de quoi la destabiliser. Ce n’est donc pas le thé qui laissait une étrange sensation s’emparer de l’esprit de la jeune femme, mais les allusions à Xing. Oui, elle savait bien avoir un petit quelque chose qui rappelait les habitants de ce pays, c’était indéniable, et il aurait fallu être aveugle pour ne pas distinguer ses yeux en amandes finement dessinés. Seulement, c’était un trait physique aléatoire qui aurait pu ressurgir sans qu’elle n’ait de lien avec Xing, ce qu’elle n’avait pas à sa connaissance. Donc la remarque de Julien n’était guère agréable, surtout de par son insistance à souligner ce fait, et elle déclina donc d’un signe de tête cette invitation."Pourtant, puisque vous connaissez mon père, vous devriez savoir que nous n’avons aucun liens avec Xing et que je suis une amestrienne pure souche, ayant reçu une éducation stricte et militaire. Ce qui m’amène à ceci." La jeune femme retourna près de la porte et l’ouvrit pour jeter un coup d’œil au dehors. Ah, le voilà, pile à l’heure. Le sergent Payne apparu donc dans l’encadrement de la porte, où il se mit au garde-à-vous pour saluer son commandant, ainsi que le commandant Trevor. Le jeune homme portait sous le bras gauche un dossier de couleur rouge qu’il remit ensuite à Cassandra. "Merci sergent, vous avez été on ne peut plus efficace, comme toujours. Vous pouvez disposer, je vous appellerai si j’ai encore besoin de vous.  - Bien madame !" Si le jeune homme avait été curieux de voir comment allait se passer l’entrevue entre Cassandra et Julien, qu’il avait désigné à son commandant comme étant le responsable de cette bévue après avoir effectué une enquête minutieuse, il n’en montra rien, et tourna les talons. Sauf qu’une fois la porte refermée, le sergent stoppa sa marche se poster contre un mur, dans une attitude expectative. Lui aussi avait bien vu le brassard blanc, et s’en voulait de l’avoir omis lors de la remise de son rapport à Cassandra. Il ne l’avait pas remarqué lors de son investigation, basée uniquement sur les rapports et les discussions avec les soldats, comment aurait-il pu l’en avertir ? Payne n’avait guère eu le temps d’en faire d’avantage, et Cassie elle-même lui avait bien stipulé de ne pas aller plus loin.
Toujours est-il qu’il n’était plus temps de se lamenter sur ses erreurs, et d’attendre de voir ce que donnera cette confrontation, qui prenait des allures d’interrogatoire, ce qu’elle était condamnée à devenir."Voici les copies de tous les documents relatis à notre opération baptisée H5N1, annonça le commandant Stanford. Je ne doute pas que vous ayez déjà compulsé les archives pour le lire, mais à vous entendre, il semble que certaines pièces vous manquent." Feuilletant le dossier en question, Cassandra en extirpa plusieurs feuilles, des rapports tapés à la machine, portant l’entête du poste militaire du Sud, et les réponses associées portant l’entête du QG de Central. Une correspondance on ne peut plus officielle, qui n’avait pas encore dû être archivée à cause du séjour de Cassie et Trezilka à l’hôpital, puisque c’étaient ces deux-là qui avaient monté tout ce dossier, bien au chaud dans les tiroirs de leurs bureaux. "Ce sont les réquisitions de troupes que j’ai effectuées et transmise à la capitale. Etant la plus haut gradée de ce poste militaire, j’aurai pu en prendre la responsabilité sans en référer, mais je n’aime pas ne pas faire les choses dans les règles. J’ai donc eu l’accord du colonel Sullivan pour déplacer les troupes sur la frontière, pour couper toute retraite à Wesker, et aussi pour surveiller l’hôpital au cas où nous nous retrouverions dans la situation que nous avons malheureusement connue. C’était plus ou moins inévitable. Evidemment, le timing étant hypothétique, puisque ne sachant pas quand Wesker se montrerait, les troupes ont du rester en alerte pendant tout ce temps, ce en quoi Central était d’accord. Après tout, mis à part sur la frontière, qui n’a pas été dégarnie, il n’y avait aucune menace sur le Sud. A part les voleurs de poules." Une nouvelle idée avait germé dans l’esprit de Cassandra, une idée de dernière minute qui comportait quelques risques. Si elle n’avait pu utiliser la photographie donnée par Wesker de manière officielle, puisqu’elle l’avait cachée lors de l’investigation, pourquoi ne pas l’ajouter au dossier maintenant ? Elle pourrait alors passer pour une pièce venant d’une enquête antérieure, et être considérée uniquement comme une photo afin d’identifier Wesker. Aussi, lorsque Payne lui avait remis la chemise rouge, avait-elle fait également tomber le papier glacé dissimulé sous son uniforme, comme s’il s’était échappé du dossier. Puis, après l’avoir négligement ramassée pour la réintroduire dans la chemise, Cassandra avait commencé ses explications, qu’au demeurant Trevor n’avait pas encore demandée. Il est vrai que donner de telles pièces sans y être invitée pour se justifier peut faire penser à de la culpabilité, mais le dossier militaire du commandant Stanford était truffé de choses de ce genre, qui n’étaient autre que du zèle et un respect scrupuleux des règles et de la hiérarchie. Chose que Julien devait sans aucun doute savoir pertinemment.
Concernant cette histoire de poules, la jeune femme ne savait si elle devait rire ou pleurer en l’entendant raconter. Cela aurait pu être une manière de plus de la déstabiliser, mais cela aurait été un peu énorme, et était facilement vérifiable. Elle aurait pu demander à Payne de pousser plus loin ses investigations, mais une fois le nom de Julien connu, elle n’avait besoin de rien d’autre. Bien se préparer pour la guerre nécessite avoir connaissance de toutes les informations, mais ici, il n’était pas question de guerre. Cassandra pensait avoir simplement affaire à une"Je déplore tout de même que le rôle de notre belle armée devienne aussi trivial que faire simplement la police dans les campagnes… dit-elle, laissant la phrase en suspend pour que Julien lui donne la signification qu’il voulait. C’était l’occasion de voir à quel point il s’était renseigné sur la demoiselle, et ce qu’il déduisait de ses paroles et de son comportement. Avez-vous besoin d’autre chose ?" |
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 | Sujet: Re: Bureau du Commandant Julien Trevor Jeu 3 Sep - 21:34 | |
| L'officier de police militaire porta la tasse de thé à sa bouche, et en prit une légère gorgée, toujours aussi détendu. Décidément cette Cassandra Stanford était une vraie boule de nerf, mais arrivait à se contrôler. Pour l'officier c'était la même chose, il savait que ça menait indéniablement vers le même point, la chose qu'on lui avait enseigné lors de son instruction. Alors comme ça elle n'était pas Xing, pourtant ses yeux étaient tout ce qu'il y avait de plus Xingois, et de toute manière, ce n'était pas le débat.
« Je suis heureux que votre éducation ait été très stricte. Elle a visiblement porté ses fruits, sinon vous ne porteriez pas ces galons. La providence semble vous sourire, car vous avez été le seul officier d'Etat-Major à ne pas être tué ou rétrogradé. »
Julien Trevor était un Lieutenant-Colonel sous l'aire Wallace, et avait été rétrogradé Commandant, alors qu'il n'avait participé qu'à très peu de combats, et avait été dans la plupart des cas blessé avant de finir les batailles. De plus, il faisait partie de sections qui n'avaient jamais été très proches du gouvernement du Généralissime, il était donc curieux aux yeux des militaires qu'il ait été sanctionné. La petite réflexion faisait allusion à ce fait. Un Sergent Red Beehive amena un dossier, apparemment Cassandra Stanford voulait tout prouver avec documents à l'appui. La partie devenait particulièrement interressante, Stanford était un officier irréprochable dans ses états de service, mais aussi du point de vue personnel : aucune addiction, pas de vice, une vie calme et rangée. Partir à l'assaut d'une forteresse serait plus facile.
« Les voleurs de poules font partie de la petite délinquence, et la petite délinquence est un fléau que nous devons combattre au même titre que le terrorisme d'Etat. »
Julien faisait allusion à un discours prononcé par Martin Wallace du temps de son mandat, justifiant le renforcement de la sécurité à l'Ouest. Cassandra avait été son assistante personnelle, elle était donc sans doute une des adeptes du système. Le Commandant Trevor restait calme et souriant, cependant ses propos gagnaient en tranchant, et ils laissaient de moins en moins de liberté dans la réponse de Cassandra, le filet se refermait peu à peu dans un interrogatoire qui avait été longuement préparé avec minutie, par de longues heures d'écoutes du poste téléphonique du bureau de Cassandra et des études approfondies des dossiers relatifs au travail qu'elle avait accompli durant sa carrière. Le travail de l'officier de police militaire pouvait sembler zélé, mais il était persuadé qu'il ne fallait rien négliger, surtout dans le cas de Stanford, qui était un officier brillant et très intelligent, il ne l'aurait pas en claquant des doigts. La dernière remarque de la jeune femme était une attaque personnelle, Julien répondit avec un petit sourire, avant de prendre une seconde gorgée de thé.
« La police de campagne? Savez-vous que la plupart des gens de ce pays ignorent le nom de Wesker, et que si cet homme était capturé, il n'y aurait aucune répercussion sur le pays, car lorsqu'un espion Aerugolais est capturé, dans la plupart des cas il se suicide à l'aide de cyanure, où alors il ne sait rien et a couvert ses arrières pour ne rien avoir à dire. La capture de Wesker n'aurait sans doute rien changé au pays. Le voleur de poule que nous avons arrêté était un nuisible pour la population, et aller l'arrêter a rendu un service au village, les habitants ont donc vu en l'armée des bienfaiteurs. Cet homme qui volait des poules, et qui aurait fini par faire des casses ou s'engager dans un mouvement de résistance ne nuit plus à la société grâce à nous, et l'image de l'armée par rapport à la population s'en trouve améliorée, nous minimisons les risques d'impopularité. Je me suis engagé pour le bien du peuple, je pense que vous aussi. Porter cet uniforme n'est pas simplement aller sur le front ou courir après nos ennemis étrangers...c'est aussi, et même d'abord, garantir la sécurité du peuple. Il est étonnant que cela échappe à un officier de votre envergure... »
La réponse était tranchante et sans appel. Le Commandant s'apprétait à lancer son offensive. Il prit les dossiers et les mit sous sa main sans les regarder encore. La photo resta donc dans les documents pour le moment.
« Je ne suis pas militaire de carrière, j'ai été formé comme chercheur au début de ma carrière, mais la vie a décidé que je devais me consacrer à l'armée. Nous avions un collègue qui était habitué à nous dire qu'il y avait deux catégories de scientifiques : les bons scientifiques et les mauvais. Contrairement à l'idée reçue, il y a très peu de différences entre les deux. Le mauvais scientifique est d'ailleurs souvent moralement irréprochable. La majeure différence entre les deux réside souvent dans un cantonnement du mauvais dans des automatismes et des théories qu'on lui a enseigné, il est donc limité dans sa vision. Voyez-vous, cette image est restée gravée dans mon esprit, et j'ai étendu la vision aux militaires. Savez vous pourquoi j'ai été nommé comme officier de police militaire? Sans doute pas. Contrairement au soldat Amestrien basique, j'ai su jusqu'à maintenant m'en tenir aux faits, et je vais là ou le raisonnement me mène, que cela soit en synergie, ou contre tout ce que j'ai appris durant mon entraînement et ma formation, ainsi faire tomber un officier issu d'une famille prestigieuse et haut placé dans la hiérarchie ne me géne absolument pas, même si les méthodes mettent en danger ma carrière. Ainsi j'ai toute la confiance du Généralissime Bradley pour inspecter les QG et laver le linge sale. »
Le ton était lancé, Julien était resté sincère, mais toujours très souriant. Le sourire de l'officier s'évanouit soudainement.
« Alors maintenant Commandant Stanford, je vais vous poser une question à laquelle je suis sûr vous aurez une réponse à me fournir. Comment deux militaires faisant la chasse à un espion ont pu détruire un hôtel entier, sans avoir de licence d'alchimiste national, et donc sans être habilité à utiliser l'alchimie de combat? » _________________ Am I crazy or am I a Genius?
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 | Sujet: Re: Bureau du Commandant Julien Trevor Lun 7 Sep - 21:45 | |
| Tandis que Julien prenait son temps pour répondre, et s’octroyait le luxe de déguster son thé, la jeune femme en fit de même, pour démontrer à son interlocuteur qu’elle n’était aucunement intimidée. Installée confortablement sur une chaise, les jambes croisées – le seul signe de féminité qu’elle s’autorisait pendant son service – son visage restait pourtant de marbre, mis à part ses yeux étrécis qui lançaient des éclairs, signes de son courroux. Un courroux qu’elle ne dissimulait pas, et ce délibérément…"Si je n’ai été ni tuée ni rétrogradée, c’est soit par chance, soit probablement parce que mes états de services sont irréprochables, et que je me contente de suivre les ordres donnés sans m’embarrasser de politique." Tout comme Julien, elle s’interrompit pour boire uen gorgée du breuvage brûlant, ce qui ne paru pas la déranger outre mesure. Elle fut même agréablement surprise par le goût de ce thé, qui était excellent."C’est l’apanage de nos supérieurs que de penser à cela, |b]continua-t-elle[/b], et s’ils décrètent qu’une mission est prioritaire, ça n’est pas pour rien. Il n’était pas de mon ressort de juger l’importance de telle ou telle mission assignée, et la capture de Wesker était bien en haut de la liste. Comme nous en avons eu l’opportunité, j’ai soumis le plan conçu par le lieutenant Maverick et moi-même, ce dernier a été bien accueilli et donc mis en œuvre. Si la réponse avait été négative, il est fort probable que je me sois retrouvée à votre place, à faire la chasse aux voleurs de poules." Tous ceux qui ont lu les péripéties de Cassandra le savent : ce qu’elle venait de dire à propos du respect strict des ordres qui ne laissait pas de place à la réflexion pour une subalterne comme elle était un mensonge. Depuis un certain temps déjà, la jeune femme avait commencé à douter du bien-fondé des actions de leur gouvernement, et supposait quelque chose de pourri dans les hautes sphères de l’Etat. A juste titre d’après le peu qu’elle avait pu tirer de Wesker… Cassie Stanford était loin d’être le pion sans âme, la patriote aveugle que l’on dépeignait souvent, et ça, elle ne le révélait pas si facilement. Il était bien plus simple que ses interlocuteurs présument de ses capacités de réflexion en ce qui concernait son pays, et la pensent aussi étroite d’esprit. Sans avoir été dans des situations périlleuses comme avaient connu beaucoup de ses collègues, avec une carrière relativement jeune, la demoiselle savait très bien que son intérêt n’était pas de révéler ses doutes. Par contre, histoire d’enfoncer l’alchimiste d’Etat qui se tenait devant elle, si elle n’était pas en droit de critiquer les décisions de cet Etat, elle pouvait faire mine de les justifier." J’aurai probablement fait une mauvaise scientifique, n’est-ce pas ? Je suis la vision de notre hiérarchie, sans la remettre en question. Mais j’ai vu Wesker, et si vous pensez que cet homme et sa fonction ne sont pas dangereux, c’est votre vision qui est limitée. La guerre n’est pas simplement une affaire de terrain, et la sauvegarde d’un pays ne repose pas sur la stabilité interne uniquement. Le jeu des espions et du contrôle de l’information est essentiel tactiquement parlant, et peut décider de l’issu d’un conflit." Mais il est vrai que les paroles de Julien avaient plus ou moins touché un point sensible, puisqu’elles faisaient écho aux véritables pensées de Cassandra, que l’armée était au service de la patrie, et que l’âme de cette patrie était le peuple. Une réflexion personnelle, qui n’avait plus vraiment de lien avec celle inculquée par son père.
Elle n’avait pas vraiment besoin de continuer à parler, puisque son point de vue était exposé, cependant Cassandra crut bon de continuer. Ce n’était pas une justification qu’elle apportait, encore que cela puisse paraître comme tel, mais simplement une petite provocation envers Julien, qui pourrait prendre cela pour un signe de faiblesse de sa part, faiblesse qu’il pourrait exploiter, puisqu’elle n’allait pas au bout de ses explications à dessein."Comprenez-moi bien : je ne dénigre pas le travail que vous avez effectué, puisque celui-ci est nécessaire, et que c’est bien le peuple qui compose ce pays. Dans l’absolu, nous sommes à son service, et ce serait un devoir autant qu’un plaisir que de leur venir en aide. Dans les faits, il en est bien autrement. Porter cet uniforme, c’est obéir aux ordres." Ah, l’image de la Cassandra stricte, qui ne se laissait pas démonter par quoi que ce soit. Elle pouvait donner l’image d’une femme en colère, tout en restant aussi froide et méthodique dans son raisonnement. Il n’en fallait pas moins pour l’adversaire de taille qui se trouvait devant elle. Cassie laissait certes des ouvertures, mais tout ceci était intentionnel, afin de jauger la personne qui se tenait face à elle."Je vais vous éviter de fouiller inutilement dans les décombres du Demon’s Hotel : ce que vous trouverez, si toutefois c’est encore possible après les explosions et au milieu de tous ces gravats, sont les détonateurs de quatres grenades que Wesker a jugé bon d’utiliser. Comme nous étions sur le toit, cela a fragilisé la structure, qui s’est effondrée tel un château de cartes. Cette explosion n’est pas du à l’alchimie, mais bien aux attaques de l’espion. Quant à l’utilisation de l’alchimie de combat, j’ignorai qu’elle était interdite, et je suppose que le lieutenant Maverick également puisque personne ne semble jamais le lui avoir dit. Puisque ses capacités sont bien connues, pourquoi ne pas lui avoir fait passer le test d’alchimiste d’Etat ?" |
|  | | Martin Wallace White Alchemist/Commandant

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 | Sujet: Re: Bureau du Commandant Julien Trevor Mar 8 Sep - 14:45 | |
| Toujours aussi imperturbable...Julien savait de toute manière qu'en entâmant une interrogatoire face à Cassandra Stanford, il y aurait toujours la stoïcité de la personne qui entraverait le travail de l'Alchimiste...elle était très forte, et sans doute avait-elle déjà pratiqué des interrogatoires dans le cadre de l'armée, ce qui pouvait expliquer son manque de réactivité, sans doute pour ne donner aucune carte supplémentaire à l'Alchimiste des Nuées. La colère était cependant toujours palpable et elle commençait aussi à monter en Julien Trevor, qui avait vu une attaque personnelle en le discours de Cassandra Stanford, mais ce n'était pas le moment de perdre ses moyens pour une histoire d'Orgueil.
« Sachez Commandant, que les états de service de la plupart des officiers renégats et des traîtres sont toujours irréprochables, jusqu'à ce qu'on ouvre une enquête. Vous connaissez le vieil adage Xing sans aucun doute, vous savez celui avec l'eau assoupie...la phrase exacte est Il faut se méfier de l'eau qui dort. Mais là encore, vous devez connaître cette phrase. »
Le petit sourire de satisfaction refit surface sur les lèvres de Trevor. Il revint cependant à une expression plus clémente, ne voulant absolument pas tomber dans le personnel, après tout, Cassandra et lui étaient tous deux des militaires, il hocha la tête.
« Je comprends tout à fait votre point de vue, et il est normal que vous ayez voulu faire votre travail en suivant les ordres. Mais ne vous figurez pas pouvoir tirer des informations d'un espion si facilement, si il a été pris c'est uniquement parcequ'il a du assurer ses arrières, je le répète. »
Julien savait pertinamment que Cassandra Stanford réfléchissait un minimum avant d'agir, la preuve en était que lorsque elle avait été dans le Nord, au moment de la prise de Central, elle avait réussi à éviter un bain de sang, tout en contredisant les derniers ordres du QG de Central qui avaient été de se battre jusqu'à la mort, et d'empêcher les Aerugolais de pénétrer dans les terres. Si elle avait agi ainsi, c'était soit car elle n'avait pas eu connaissance de ces ordres, soit qu'elle avait délibérément trouvé un moyen de ne pas humilier Amestris d'avantage, comprenant que les Aerugolais étaient en avantage.
Cassandra Stanford consolida sa position par la suite, en se félicitant d'obéir aux ordres aveuglément, peut-être l'alchimiste l'avait sous-estimé? Ou peut-être se rendait-elle compte que si elle répondait autrement, le Commandant Trevor irait faire un rapport? A vrai dire, cet interrogatoire était une mission émanant de King Bradley, et même si Julien Trevor n'y portait que très peu d'intérêt pour sa propre mission d'effacer les preuves de l'existance du Spirographe, il ne fallait pas négliger cette besogne, pour conserver une certaine influence au sein de l'Armée.
« Je vois...suivre les ordres pour servir la partrie et respecter les supérieurs, un code qu'on nous a rabâché durant notre entraînement, le prestige de l'uniforme... »
Julien tira un poignard à l'effigie de l'abeille rouge d'un fourreau qui se tenait à l'abris des regards, sous sa veste.
« ...j'ai été formé chez les Red Beehive, je sais ce que vous ressentez...l'esprit de corps, je peux comprendre. Nous faisons partie du même camp vous et moi, je cherche juste à comprendre comment les faits se sont déroulés au Demon's Hotel. Je n'ai aucun parti pris, je cherche juste à élucider comment un hôtel a pu être détruit de la sorte. Pour ce qui est de l'alchimie de combat, ce n'est effectivement pas interdit formellement, mais si cette alchimie vous pousse à la faute, on sera moins clément. Le Lieutenant Maverick n'a jamais postulé à un concours d'Alchimiste d'état.»
Julien nota scrupuleusement chaque phrases de la déclaration de Cassandra Stanford à l'interieur d'un cahier. C'était donc Wesker qui avait détruit l'hotel. C'était interessant, l'espion avait donc compromis sa couverture au point de détruire l'hotel. Julien ouvrit enfin le dossier, pour se remémorer les pièces du puzzle concernant Wesker, il tomba alors sur une étrange photo, une photo qui lui glaca l'échine, celle de Birkin et de Wesker, la photo dépareillait comparativement aux autres du dossier, car elle n'était pas au format militaire, qui utilisaient des pellicules particulières pour les photos officielles. L'homme examina la photo, sans se soucier de la réaction de Cassandra, et y découvrit l'adresse écrite au stylo-plume. Le manoir Yoki? Si quelqu'un venait à le visiter, un certain nombre de secrets viendraient à être découverts, et des amorces sur le Spirographe pourraient aussi s'y trouver. Il était difficile de soupçonner Cassandra Stanford d'avoir glissé la photo, car trop de questions restaient en suspens selon cette hypothèse: Comment aurait-elle eu cette photo que seuls les deux personnes sur la photo possédaient? Quel aurait été le but de la disposer ici? Une seule justification pouvait coller dans cette hypothèse... Le Commandant était ennuyé, et ça se voyait. Il prit le téléphone et fit appeler un soldat qui se mit au garde-à-vous en entrant dans la pièce.
« Amenez-moi le Lieutenant Maverick s'il-vous-plait. »
Le soldat se mit au garde-à-vous et s'exécuta.
« Maintenant je vais être franc avec vous et vous poser une dernière question. Gardez cependant à l'esprit que je vais fouiller avec mes hommes chaque débris du Demon's Hotel, et passer au peigne fin tous les rapports et toutes les notes des soldats...si il y a une quelconque irrégularité, je la trouverai, soyez en sûre. Ma question est la suivante, j'ai lu dans les rapports que vous aviez été quelques dizaines de secondes seule avec Wesker à l'hôpital, le pauvre Sergent Payne ne pouvant pas témoigner, j'en fait appel à votre bonne foi. Que vous-êtes vous dit? »
Le regard du Commandant se fit plus insistant derrière les verres rectangulaires à monture métallique. Cassandra Stanford de méche avec Wesker? Si on admettait que la photo soit restée aux mains de Wesker et de Birkin uniquement, il fallait que Wesker l'ai donné à Stanford, ce qui expliquerait la présence de l'adresse au dos de la photo. Même si il serait quasi impossible de le prouver, c'était logiquement la seule issue possible, mais ça mouillait Cassandra au plus haut point, et Julien était lucide, il ne réussirait pas à la pousser à la faute, mais lui laisser entendre qu'il avait compris pourrait la mettre mal à l'aise, même si ça la forcerait aussi à couvrir ses arrières, en spéculant que le Commandant de la police militaire était un de ses mystérieux ennemis.
Flashback
Quelques jours avant, Ile de Yokk
Julien était devant la silhouette en kimono noir, la tête baissée, accroupi, un genou à terre. La personne qui portait le kimono portait également un masque, et de quoi recouvrir ses cheveux, de telle manière qu'on ne pourrait voir son visage ou un quelconque trait physique permettant de la reconnaître. Julien était en uniforme, avec son brassard blanc.
« Félicitations pour votre promotion Commandant Trevor, votre place au sein de la police militaire nous permettra de surveiller nos arrières, l'enjeu est de taille. Même si je sais que vous n'en mesurez pas l'ampleur, je vous donne la tâche d'aller effacer les traces de l'existance du Spirographe. »
La voix raisonnait dans le masque, et ne pouvait être reconnaissable. Les deux protagonistes se tenaient dans une petite salle du sous-sol du Spirographe, adjascente à la salle du conseil, et la Grande Conseillere Carmin briefait un membre de l'Ordre Ubiquitaire. Julien ne répondit pas.
« Vous n'aurez pour consigne que de renforcer votre couverture, et surtout de liquider d'éventuels curieux après m'en avoir parlé si vous en jugez la peine. Mais surtout, ne décevez pas l'organisation, vous savez ce qu'il en coûte. »
« Je ne décevrai ni ne faillirai excellence. »
L'homme se retourna et sortit de la pièce._________________ Am I crazy or am I a Genius?
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Dernière édition par Martin Wallace le Mar 8 Sep - 20:53, édité 1 fois |
|  | | Trezilka Maverick Lieutenant/Samuryoden Phenix


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 | Sujet: Re: Bureau du Commandant Julien Trevor Mar 8 Sep - 18:23 | |
| Trezilka arriva devant la porte du commandant après qu'il en eut été averti par un soldat dépêché à son encontre. Le lieutenant avait l'uniforme impeccable et la mine sérieuse et posé. Comme à son habitude, et bien plus encore. Après tout, il se devait d'être des plus concentrés pour "affronter" le Commandant Trévor et défendre les actes, du Commandant Stanford et lui-même, pour lesquels, il semblait y avoir quelques soucis. Ah L'administration, et leur fâcheuse habitude de croire qu'elle sait derrière son bureau, ce qui s'est passé sur le terrain. L'hypocrisie était l'un des grands maux, qui subsistait encore au sein d'Amestris... Mais ça, c'était tout aussi hypocritement caché.
Trezilka frappa quelques coups à la porte, et ouvrit celle ci avant de la refermer derrière lui, de manière sèche mais efficace. Il s'avança alors aux cotés de Cassandra. Qu'il était bon de la revoir. Mais l'heure n'en était pas à l'extase. Aussi il prit d'abord en considération Julien Trévor... Qu'il connaissait bien...
Au garde à vous:-Mes respects Commandant Trévor. Commandant Stanford. Aussitôt après avoir reçu votre convocation, j'ai accouru. Que puis je faire pour vous? |
|  | | Painou Commandant Red Beehive


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 | Sujet: Re: Bureau du Commandant Julien Trevor Ven 11 Sep - 21:33 | |
| Le pari qu’avait fait la jeune femme en dissimulant la photographie remise en main propre par Wesker était risqué, et Cassandra ne le savait que trop bien. Au ton de la voix de Trevor, et à ses insinuations, il n’y avait guère de doute qu’elle avait éveillé les soupçons. Mais elle s’y attendait de toute manière, il n’aurait pu en être autrement. Si sa carrière sans tâche était une fierté, c’était aussi un fardeau car cela attirait immanquablement jalousie et méfiance. Jalousie, car ce parcours était jalonné de succès, et que son ascension avait été étonnamment rapide, (n’oublions pas que le commandant Stanford avait été le bras droit du généralissime Wallace, une place fort enviable) et méfiance, car l’on a tendance à se méfier de ce qui semble trop parfait. Or, c’est bien l’impression que pouvait donner Cassandra : l’image du soldat parfait, efficace et obéissant, tout en étant également un fin stratège. Cassie était bien consciente de ne pas être très appréciée et de susciter plus de mépris et se suspicion qu’autre chose, et qu’un jour, elle en ferait les frais. La "perfection" n’existe pas, ou cache souvent une raison peu avouable… ce que venait de confirmer Julien en soulignant le fait que les traîtres étaient la plupart du temps irréprochables. Aussi, Cassandra Stanford s’était plus ou moins attendue à affronter ces foudres, qui finiraient bien par la frapper. Une enquête interne était un des moyens envisagés par cette dernière, et la mission H5N1 n’avait fait qu’accélérer les choses. Alors qu’elle était à l’hôpital, Cassie avait eu tout le temps de penser à ce futur et inéluctable entretien ? Le fait que cette personne soit Julien Trevor, celui qui avait mis des bâtons dans les roues de sa machine bien huilée, était juste une coïncidence…
Autre surprise : la jeune femme n’aurait pas cru que l’homme qui se tenait face à elle ait fait ses classes au sein de l’unité des Red Beehives. Bizarrement, de son point de vue, il n’en avait pas la carrure… pas au sens physique du terme, mais au sens moral. Leur deux façons de penser ne semblaient absolument pas concorder, quand bien même tous les deux modelaient leur vision à la situation qui les occupait. On aurait même dit qu’ils prenaient un malin plaisir à s’opposer de la sorte… Elle ne prétendait pas que tous les Red Beehives sortaient du même moule, comme de simple automates, mais avait cru y discerner une certaine unité d’opinion, une vision plus ou moins commune, surtout concernant le patriotisme. Enfin, au vu de ce que Julien avait dit, concernant l’esprit de corps… oui, c’était à peu près cela que pensait Cassandra, et elle consentit à voir Julien un peu différemment, comme un de ses "camarades" – sans vouloir paraître sectaire et dénigrer le reste de l’armée.
Or donc, ce qui eut un véritable impact sur Cassandra fut l’expression que Julien ne put retenir en voyant cette photo. Le jeu en avait-il valu la chandelle ? A en croire l’embarras dans lequel il semblait se trouver, il est probable que lui. Voilà une piste fort intéressante… se pouvait-il qu’il reconnaisse l’autre personne sur le papier glacé, ou alors l’adresse griffonnée au dos ? Les questions fusaient, mais il fallait jouer serré, aussi les réponses attendraient encore un peu."Je n’ai jamais prétendu que nous pourrions faire parler Wesker, encore une fois ce n’était pas ma tâche, il y a des personnes spécialement formées pour ça, vous devez en savoir quelque chose." Cassandra reprit une gorgée de thé. Décidément, Julien devenait un peu trop insistant à propos de Xing, et paradoxalement c’est plus ce point précis que le sujet général de la conversation qui l’ennuyait."Le lieutenant Maverick a fait un usage modéré de l’alchimie, et il n’a pas été poussé à la faute. C’est même le contraire, je suppose que c’est parce que nous l’avons poussé dans ses derniers retranchement que Wesker a utilisé la solution extrême que j’ai déjà mentionnée. Oui, je suis tout à fait d’accord sur le fait que Wesker et tout espion qui se respecte ne dira absolument rien, voire même préfèrera mourir plutôt que de se faire capturer, ou aura au moins un plan de secours. Ou alors, profiter de l’incompétence du peu de gardiens qu’il lui restait, tout simplement." Vu que le militaire exaspérait quelque peu Cassandra, elle aussi prenait un malin plaisir à lui lancer quelques ces piques, peut-être pas très subtiles, mais qui avaient l’avantage d’équilibrer les forces et de conserver les deux personnes dans un état d’irritation et d’exaltation qui ne rendait que la chose encore plus intéressante."Donc, comme je le disais, ne trouvez-vous pas que quatre grenades est un nombre quelque peu exagéré ? Je ne prétends pas que le lieutenant Maverick et moi-même étions de taille contre lui, il est clair que non, mais nous avons réussi à lui tenir tête, et la chance a fait le reste. Même en possédant une capacité de régénération hors-norme, Wesker ne pouvait sortir totalement indemne de l’explosion, et cela a joué en notre faveur. Selon moi, il a pêché par orgueil, car il semble avoir une très haute opinion de lui-même…" C’était une simple supposition de la part de Cassandra, supposition assez réaliste après avoir entendu le discours de Wesker sur le toit à propos du pouvoir, ce que Trezilka pourrait confirmer. Seulement, après avoir entendu l’espion à l’hôpital, où il s’était montré sous un jour plus calme et plus posée, elle n’en était pas certaine. Elle avait bien eu l’impression qu’un rôle que l’homme jouait, quand il avait changé de ton et d’expression à l’arrivée des soldats témoins de son évasion."Ce que Wesker m’a dit à l’hôpital est du même acabit. Profitant de ma position de faiblesse, incapable de bouger de mon fauteuil, il s’est… moqué de moi. Il a cherché à m’humilier, il m’a menacée avec l’arme qu’il avait prise au sergent Payne, et s’est amusé de mon impuissance. Je ne pense pas qu’il ait eu l’intention de me tuer, ce qui l’intéressait, c’était de voir la peur dans mes yeux…" C’est cet instant que choisi le lieutenant Maverick pour fait son entrée, et Cassandra en fut ravie. Non pas qu’elle se sente en danger face à Julien – quoi que, un seul mot de travers, et il aurait plus que des soupçons sur elle – sauf qu’un interrogatoire est toujours assez éprouvant, et à présent, elle n’était plus seule. Il était fort probable voire même certain que le commandant Trevor allait les interroger séparément, pour éviter qu’ils n’accordent leurs violons, mais après tout le temps passé ensembles à l’hôpital, à moins qu’ils n’aient été espionnés, ils en auraient eu tout le loisir. Si et seulement si ils avaient bien quelque chose à se reprocher."Lieutenant, je suis contente de vous voir en forme" dit-elle en le saluant après avoir reposé sa tasse de thé. |
|  | | Martin Wallace White Alchemist/Commandant

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 | Sujet: Re: Bureau du Commandant Julien Trevor Sam 12 Sep - 15:28 | |
| Julien Trevor analysait chaque parole du Commandant Stanford. Après tout, tout cela n'était qu'un jeu de piste, la vie était un immense jeu de piste, le plus dur était de trouver les premiers indices et avec le temps on réussissait à arriver à comprendre la logique récurrente, ça lui faisait un petit peu penser aux fractales, ces suites modélisées par des motifs se répétant à l'infini. Julien se rappela les exercice de mathématiques qu'il avait eu à résoudre sur ce sujet. Un léger sourire se fit voir à nouveau sur ses lèvres. Tout se répétait, le même motif : l'arrogance de Wesker, la stoïcité de Cassandra Stanford, et bien évidemment, la conclusion de tout ça, la destruction du Demon's Hotel. Tout s'emboîtait parfaitement, et pourtant, quelque chose ne collait pas, pourquoi Wesker était revenu voir Cassandra Stanford à l'hôpital, l'espion aurait juste eu à partir. Wesker était un homme orgueilleux, en cela Cassandra Stanford avait raison, mais il n'était pas stupide ni inconscient, quant à cette énigmatique photo qui était dans le dossier, il était vraiment étrange que l'armée ait mis la main dessus, et aussi qu'il y ait l'adresse du manoir Yoki, ce bâtiment étant interdit d'accès actuellement aux civils mais aussi aux militaires. Tout comme l'immense forêt qui entourait la bâtisses, l'armée avait fait construire des clôtures de 6 mètres de haut tout autour du site, et il était impossible d'y entrer ou d'en sortir, alors pourquoi l'adresse de ce bâtiment était elle sur cette photo, disponible pour tous. Julien n'avait jamais vraiment mis les pieds au manoir, mais il savait d'après ce qu'on lui avait dit qu'il était strictement interdit d'y pénétrer, la plupart des évènements qui s'y étaient déroulés étant secret défence. Julien se sentait comme lorsqu'il avait été capturé prés du village de Certol à Créta, et qu'on lui avait demandé de faire disparaître les traces d'un centre de recherche où avaient été produit des T-48 pour le front de Créta. Mais le front avait évolué bien plus rapidement qu'il n'avait pu le prévoir, et les Aerugolais avaient capturé William Birkin, Koinzell Ascheritt et lui-même après qu'ils aient fait sauter le village à la dynamite. Koinzell Ascheritt avait été exécuté par les Aerugolais pour ne pas avoir coopéré, d'un côté ça arrangeait les affaires, car un témoin de moins donnait un motif de moins d'interrogatoires par les ennemis ou de doutes par les alliés.
Julien nota scrupuleusement sur son cahier tous les dires de Cassandra, au mot prés. Il préférait prendre les informations et y réfléchir à tête reposée. Les incohérence et les irrégularités s'il y en avaient étaient infimes. Julien avait assez travaillé Stanford pour dresser un profil de la personne, et un officier aussi intelligent et méticuleux ne se laisserait pas piéger par un une forte impression, il convenait donc d'analyser le discours de Cassandra plus tard. La seule chose qui dérangeait Julien était que Wesker ait parlé à Cassandra dans un couloir, peut-être était-ce sur son chemin pour fuir, mais les couloirs adjascents étaient remplis de soldats, il y avait mieux comme issue. Comme le Commandant n'avait que des heures approximatives, il ne savait pas combien de temps s'était écoulé entre la sortie de Stanford de sa chambre et la fuite de Wesker. C'était frustrant, sans ça, il était difficile de se faire une idée, d'autant plus qu'il n'y avait aucun témoin. L'affaire était trop difficile et l'Alchimiste n'avait pas intégré la police militaire depuis longtemps, aussi cette mission était un peu trop difficile pour lui, et il ressentait dès lors ses limites. Contre toute attente, il prit une règle, et tira un trait sous toutes ses notes, à la manière des écoliers qui finissent un chapitre ou un devoir, et changea de page, notant un nouveau titre.
« Bien, je crois que votre audition touche à sa fin, j'ai ce qu'il me faut, je ne vous ennuirai plus d'avantage. Je vous demanderai cependant de rester avec le Lieutenant Maverick lors de son audition, peut-être des détails ou des choses que vous n'avez pas mentionné vous reviendront en écoutant sa version. Je dois rendre le rapport le plus complet possible à mes supérieurs afin de se faire une idée exhaustive de ce qui s'est vraiment passé lors de cette mission. »
Lorsque Trezilka Maverick entra dans la salle, le Commandant Trevor lui rendit son salut, et ne s'embarrassa pas à lui proposer du thé, il mit une tasse devant lui et versa le thé Xing. Les yeux du Commandant croisèrent ceux du Lieutenant, il connaissait bien Maverick, et ils s'étaient rencontré à plusieurs reprises, mais n'avaient jamais vraiment parlé. Il allait falloir feindre de ne pas la connaître pour que personne ne se doute de leur lien. Si deux membres de la Rese-T-Enebra se rencontraient dans le cadre de l'armée, ou hors de l'île de Yokk, les consignes étaient très strictes, ils ne se connaissaient pas, et quelque soit leur relation en tant que membre de l'organisation, les relations à l'exterieur pouvaient être opposées...il semblait que c'était le cas aujourd'hui.
« Lieutenant Trezilka Maverick...enfin vous voilà. Je vous en prie prenez place. »
Julien griffona quelque chose sur son cahier, comme il connaissait Maverick, il savait que le Samuryoden avait une grosse force de caractère, mais il pourrait peut-être le pousser à bout plus facilement que Stanford, même si initialement, ce n'était pas son but, en situation de stress, les gens se révélaient.
« Bien, alors commençons par le commencement, racontez moi dans l'intégralité le déroulement de la mission H5N1. »_________________ Am I crazy or am I a Genius?
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|  | | Trezilka Maverick Lieutenant/Samuryoden Phenix


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 | Sujet: Re: Bureau du Commandant Julien Trevor Lun 14 Sep - 22:34 | |
| A peine sorti de l'hôpital, qu'il avait retrouvé la femme pour qui il était très amoureux et dans le même temps un autre membre de la Rese-T-Enebra. Dans un sens, sa vie était représentée ici même, dans ces quelques mètres carrés de pièce, servant de salle d'interrogatoire aujourd'hui. Quelle ironie. Alors comme ça, Julien était décidé à les faire passer à table. Il était assez amusant pour le Samuryoden de se retrouver pour la première fois en situation de "in-out". Terme utilisé dans l'organisation de la Rese-T-Enebra, pour désigner un état d'opposition factice hors des limites de l'organisation et ce pour qu'ils puissent, chacun, respectivement, poursuivre la mission qui leur avait été consignée. Et bien que c'était une première pour Trezilka, il n'en demeura pas moins tout à fait imperturbable. Trezilka s'assit comme le lui invita le Commandant Trévor et lui répondit:-Le déroulement de l'opération H5N1? Et bien, les étapes sont déjà toutes consignées et écrites noir sur blanc dans un dossier officiel prévu à cet effet. Je croyais que votre secteur jouissait des connaissances de tels dossiers. Mais si on ne vous a pas encore mis au courant... L'Opération a commencée par la pause de tracts et la diffusion de messages de propagande visant à attirer Wesker, par un stratagème reposant sur son comportement, et ses réactions caractérielles. Réactions analysées et répertoriées par moi même, qui avait été déjà à l'époque, confronté au Viriunambule. Ainsi, la diffusion des messages de propagande de nature provocatrice, le choix du lieu de rencontre (c'est à dire le toit du Démon's Hôtel), et l'heure à laquelle devait débuter la rencontre, sont des paramètres qui ont étés totalement calculés pour nous offrir à la fois: -Un maximum de chance de l'attirer. -Un maximum de chance de préserver les civiles. -Un maximum de chance d'éviter la panique. -Un maximum de chance de pouvoir le capturer. Bien entendu, tout plan à ses contreparties, et la destruction de l'hôtel, était l'un des inconvénients au plan. Mais les autres paramètres ont justifiés le choix. Parallèlement, mais cela a sûrement, je pense, été déjà dit par le Commandant Stanford. Des troupes Red Beehives, avaient étés déployés autour de l'hôtel comme solution-filet de dernier recours, au cas où Wesker nous échapperait. Quant à moi j’avais envoyé des hommes pour vider tout bonnement l’hôtel en prétextant aux civils une « non-conformité des lieux, pouvant s’effondrer à tout moment ». J’ai d’ailleurs choisit un tel prétexte afin de justifier une éventuelle destruction de l’hôtel. Je remarque donc avoir bien fait. Les gens pensent à un affaissement des fondations mal construites ou à des poutres porteuses en mauvais état. Nous évitons ainsi la panique, chose que nous devons à tout prix éviter. Mot d’ordre officiel de Central City. Ainsi, tenus aux paramètres du plan, nous avons pendant quelques jours attendu l'espion sur le toit, toutes les après midi, à 15h. Jusqu'au jour où il arriva. Vous connaissez la suite. Quatre grenades ont étés déployés par Wesker. L’hôtel n’y a pas résisté. Et nous sommes chanceux d’être encore là pour en parler, nous, qui ne jouissons aucunement des capacités de l’espion… Capacités hors normes…. Le Samuryoden avait fait un récit des plus denses et efficaces, de manière calme et concrète. Sans aucun changement de rythme, et sans aucune hésitation. De toute façon, ces faits avaient déjà étés rapportés aux services administratifs militaires, et Trezilka soupçonnait Julien d'essayer de voir, si sa version racontée trahissait ce qui était déjà écrit sur le papier. Si c'était le cas, la déception serait de mise. Car de toute façon tout était vrai, et rien n'était à cacher à ce niveau là. Car tout avait été fait dans les règles, et chaque acte du Samuryoden, dans cette affaire, était justifiable. Surtout pour un homme tel que lui, qui s'efforçait de calculer et d'analyser toujours tout. Et encore plus, dans des opérations telle que l'opération H5N1. |
|  | | Painou Commandant Red Beehive


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 | Sujet: Re: Bureau du Commandant Julien Trevor Dim 20 Sep - 21:43 | |
| Finalement, le commandant Trevor désirait la voir rester pendant "l’interrogatoire" de Trezilka. Cela ne posa aucun problème à Cassandra, qui pourrait donc déguster un peu plus longtemps son thé de Xing, qui s’était révélé excellent. Un petit bonus à cette fâcheuse situation, fâcheuse plus dans le sens ennuyeuse qu’autre chose. Consciente que Julien l’avait gardée sous la main pour pouvoir observer ses réactions, plus que pour qu’elle lui donne une éventuelle précision concernant un oubli quelconque, le commandant Stanford avait décidé de ne pas ouvrir la bouche, et de simplement observer la suite des évènements avec une attitude neutre. La tension sur son visage s’était estompée, signe que son irritation s’apaisait, néanmoins, elle gardait un froncement de sourcils à peine perceptible, pour bien signifier qu’elle pensait perdre son temps en ces lieux. Après, si Julien parvenait à lire sur son visage ou pas…
Quoi qu’il en soit, du point de vue de l’armée, pour ce qu’il s’était passé sur le toit, Cassandra n’avait absolument rien à se reprocher, pas plus que le lieutenant, et en s’en tenant aux faits, strictement aux faits, ils pourraient faire preuve de leur bonne foi. C’est d’ailleurs ce que fit Trezilka, en exposant l’intégralité de leur plan de manière concise mais détaillée. La seule chose que s’autorisa Cassandra, fut de hocher la tête pour approuver son camarade et le plan bien huilé qu’il exposait, plan qui était décrit au mot près dans le dossier que Julien avait sous les yeux.
Le seul bémol que nous pourrions souligner était l’incertitude planant sur le très court instant où Cassandra s’était retrouvée avec Wesker qui aurait pu la faire paraître suspecte, cependant, sans aucun témoin direct de la scène, elle n’avait rien à craindre de ce côté-ci non plus. Seule la photo avait été un pari risqué, et pouvait lui causer quelques ennuis… mais elle trouverait bien une idée pour remédier à ce petit inconvénient. Seulement, il était hors de question que cette fois-ci, elle devance toutes les questions de Julien comme elle l’avait fait en lui portant ce dossier, il lui faudrait attendre qu’il la questionne lui-même. Ou alors, peut-être que Trezilka lui-même ferait une allusion à cette photo qu’il n’avait jamais vue, auquel cas la perche tendue serait très rapidement prise.
Sereine intérieurement, toujours légèrement irritée extérieurement, Cassandra Stanford attendait maintenant la suite des évènements, et ce que comptait faire le commandant Julien à leur propos. |
|  | | Martin Wallace White Alchemist/Commandant

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 | Sujet: Re: Bureau du Commandant Julien Trevor Lun 21 Sep - 14:40 | |
| Julien Trevor se contenta de noter silencieusement ce que disait Trezilka Maverick, et il fit de même qu'il avait fait pour Cassandra Stanford, il nota dans la marge l'attitude du Lieutenant. Visiblement, les faits se recoupaient. C'était donc la preuve que le Commandant Stanford avait dit la vérité, ce qui ne faisait aucun doute, en revanche, c'était pour la suite que Julien doutait. L'alchimiste d'Etat était persuadé qu'elle lui cachait quelque chose, au moins sur ce que lui avait dit Wesker. L'homme fixa les yeux dorés de la jeune femme, il ne devait pas non plus perdre de vue son objectif principal. Une fois les deux officiers partis, il écrirait un autre rapport, pas pour l'armée celui là, et complétement crypté. Une fois qu'il eut fini de noter, il traça un trait épais sous le texte, et ferma son cahier.
« Bien...cette affaire est donc classée, je sais tout ce que j'ai à savoir. »
Si Maverick était du même bord que lui, il n'en était pas de même pour Stanford, et il savait que cette dernière se douterait de quelquechose, comme si le dénouement de l'interrogatoire était « trop facile ». A vrai dire, elle aurait raison, mais tout cela était externe à un simple interrogatoire, et même à l'armée. Julien n'aurait même pas à suivre Stanford, il savait exactement où elle irait à sa prochaine permission. Et comme la jeune femme ne prenait jamais de permission, il était quasiment sûr que s'il ne faisait pas de vague pour éveiller d'avantage de soupçons, elle se rendrait à ce fameux manoir lors de son temps libre, car le faire en dehors serait illégal, et les Stanford n'aimaient pas l'illégalité.
« Puisque tout ceci est fini, je vous libère, vous pouvez tous deux partir. »
Julien croisa les bras et attendit que ses deux interlocuteurs veuillent bien partir.
Flashback
Île de Yokk, quelques jours avant
Martin Wallace se tenait devant tout un groupe d'infiltrés dans le Q.G. Sud et montrait la frontière Aerugolaise à l'aide d'une baguette en bambou.
« Nous attaquerons avec des équipes légères, du moins c'est le plan prévu par l'armée. Chacun de vous devra s'arranger pour être dans un des groupes d'assaut, et s'arranger pour l'armée Amestrienne réussisse à installer ses batteries d'artillerie dans les montagnes. Le Commandant Trevor va faire état de la suite du plan. »
Julien se leva et prit la baguette. Dans l'assemblée se tenaient notamment un des plus puissant Samuryoden de l'île, Trezilka Maverick, qui écoutait attentivement les directives, aussi placide que d'usage.
« En effet, nous savons de source sûre que les montagnes Aerugolaises sont défendues par de faibles garnisons, et il est quasiment certain qu'il n'y a pas d'alchimiste républicain à la frontière, ou alors il s'agit de membres de nouveaux contingents, ce qui implique que ces derniers aient été nouvellement formés, et qu'ils soient en effectifs faibles. Les montagnes Aerugolaises sont hostiles, et les pistes ne permettront pas aux chars Aerugolais d'aller défendre les faibles garnisons montagnardes à temps. De plus, les effectifs gardant les montagnes sont si faibles, qu'il serait une hérésie stratégique de la part de Spencer d'envoyer des régiments blindés, découvrant ainsi son arrière-garde en cas d'assaut. Ainsi, ayant longuement étudié les rapports stratégiques, je pense qu'il utilisera l'artillerie, c'est pour cela que l'Etat-Major Amestrien a programmé que les groupes d'assaut soient peu populeux et dispersés, ainsi ils auront du mal à nous localiser, et l'armée Amestrienne pourra installer des pièces d'artillerie et des mortiers en vue d'arroser la plaine qui se trouve ici. »
Trevor désigna le pieds des montagnes Aerugolaises.
« Le reste des groupes d'assaut pourra donc enfin arriver sur les montagnes, et descendre dans la plaine afin d'éliminer les dernières poches de résistance. Selon la deuxième phase de ce plan, les groupes d'assauts attendront des renforts pour progresser jusqu'à la capitale, mais nous devos absolument veiller à ce qu'ils ne l'atteignent pas trop vite, et que les combats n'évoluent pas en la faveur d'un des deux belligérants. De tels combats pourront être une aubaine pour fixer les âmes des soldats en train de mourir sur le champ de bataille, ainsi les samuryodens présents dans la salle devront être dans la plaine avant nos troupes, et tracer un cercle d'un km de rayon, sans qu'il soit visible, mais aussi l'activer. L'activation du cercle permettra de fixer les âmes des soldats qui mourront au combat. Cette mission est particulièrement délicate, surtout du fait qu'il faudra que la majorité des combats se déroulent dans le rayon du cercle afin d'obtenir une pierre aussi pure possible, mais aussi car il faudra acheminer cette pierre jusqu'à Yokk. Je ne ferai pas partie de l'assaut, car j'ai une autre mission à accomplir, et elle est prioritaire. » _________________ Am I crazy or am I a Genius?
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|  | | Trezilka Maverick Lieutenant/Samuryoden Phenix


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 | Sujet: Re: Bureau du Commandant Julien Trevor Mar 22 Sep - 16:44 | |
| Ainsi donc, son seul récit suffit enfin à "démêler quelque peu cette fâcheuse situation qui faisait perdre le temps de chacun, en tout et pour tout. Après tout, il était vrai que Cassandra et lui-même n'avaient vraiment rien à se reprocher en ce qui concernait le déroulement des opérations. Et l'explosion de l'hôtel n'était finalement qu'un inconvénient, compte tenu des avantages et inconvénients généraux de l'ensemble de la mission. Bon, il était à noter également, que comme Julien et lui faisaient partie de la même organisation, il se pouvait très bien que le lien sous-jacent avait pu jouer quelque peu dans l'histoire, mais au final, même sans cela, tout c'était terminé de la manière la plus naturelle possible. Trezilka se leva donc aussitôt. Il ne voulait pas déranger Trévor dans sa propre double mission, et de son côté on pouvait également dire qu'il avait pas mal à faire!-Je m'en retournes donc à mes obligations. Au revoir, Commandant Trévor. A bientôt Commandant Stanford. Trezilka quitta la pièce. Il s'apprêtait à faire un tour dans son bureau pour ranger quelques dossiers, et faire un peu de paperasserie quand une secrétaire l’interpella -Lieutenant! Excusez moi de vous déranger mais on m'a fait savoir à l'entrée du QG qu'une postulante aimerait s'enrôler dans l'armée... -Vraiment? C'est très bien... -Et vous savez comme le commandant Martin en charge de ces affaires n'est pas là... -J'ai compris. Très bien, il n'y a pas de problèmes. Faites la venir dans mon bureau. |
|  | | Painou Commandant Red Beehive


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 | Sujet: Re: Bureau du Commandant Julien Trevor Jeu 24 Sep - 23:42 | |
| C’était donc terminé ? Dommage, une fin aussi abrupte laissait à Cassandra un curieux sentiment d’inachevé, un je-ne-sais-quoi de trop facile… peut-être était-ce encore une fois un stratagème de Trevor pour la déstabiliser ? A moins que tout simplement, au vu de la situation sans aucune équivoque qui avait amené les deux militaires à faire scrupuleusement leur travail, et à en rendre compte sans omettre de détail, l’enquêteur ait compris que cette interrogatoire n’avait plus lieu d’être… Des deux possibilités, c’est la première qui avait les faveurs de Cassie, Julien semblait être quelqu’un de rusé et retors, ce n’était pas pour rien qu’il faisait partie de la police militaire et chargé de cet interrogatoire en particulier. Il ne fallait en aucun cas le sous-estimer. Le lieutenant Maverick lui ne paraissait pas inquiet, à l’image de sa supérieure, et cette courte entrevue achevée, ne s’attarda pas pour reprendre ses activités. Un militaire consciencieux, que ce cher Trezilka, un militaire comme elle les appréciait."Ne forcez pas trop lieutenant, n’oubliez pas que nous sortons de l’hôpital et que vous êtes toujours en convalescence." Rien de tel qu’une petite remarque innocente pour enfoncer le clou, lorsque cette dernière était aussi bien pour souligner une bonne entente entre collègues que pour rappeler la gravité des blessures subies au service de la patrie. Et peut-être une pointe de provocation envers un Julien qui ne croyait certainement pas à son histoire concernant l’hôpital.
L’entretien était donc bel et bien terminé, mais quelque chose disait à Cassandra que ça ne faisait en réalité que commencer, notamment à cause de cela. La jeune femme s’était mise en danger, non pas par ses paroles et son attitude, parfaitement adaptés à la situation, mais à cause de cette photo de Wesker, et de ces quelques secondes de confrontation sans aucun témoin. Elle devrait jouer un jeu très serré, car se doutait bien que Julien avait dans l’intention de ne pas en rester là, et qu’il ferrait probablement tout ce qui était en son pouvoir pour parvenir à avoir ses réponses. Et vu sa position de commandant et membre de la police militaire, ses moyens n’étaient pas négligeables… Dans ces conditions, hors de question de se rendre au manoir que lui avait indiqué Wesker, dont l’adresse était maintenant connue de Trevor et le serait bientôt de l’administration. Il y avait bien la solution de laisser passer un peu de temps, que la surveillance sur sa personne – qui serait sans l’ombre d’un doute mise en place – se relâche pour lui permettre d’agir un peu plis à sa guise, cependant, le tout était tout de même assez urgent.
Posant finalement sa tasse de thé sur le plateau, la jeune femme lissa le devant de son uniforme pour qu’il tombe parfaitement, mais ne se leva pas pour autant. Sa marge de manœuvre était à présent réduite ? Autant en profiter pour avoir un œil sur cette marge étrécie, plutôt que de la subir sans avoir le choix. Une nouvelle fois, le culot de Cassie et son sens stratégique personnel allaient être mis en avant dans une demande pour le moins audacieuse. Cassandra se racla la gorge, histoire d’attirer l’attention de Julien, qui la voyait déjà partir, avant de continuer, de son timbre de voix neutre si particulier."Commandant Trevor, avant de partir, j’aimerai vous parler de cette photographie qui montre Wesker en compagnie d’un homme dont j’ignore l’identité. Cette dernière est la dernière pièce apportée au dossier, et nous est parvenue par l’intermédiaire d’un indicateur anonyme. Nous n’avons pas pu utiliser l’information qu’elle contenait, puisque Wesker s’est bien présenté à l’hôtel, mais puisqu’il nous a échappé, ne pensez-vous pas que nous devrions mener une enquête sur l’adresse écrite à son dos ? Quoi qu’il se soit passé et quoi que nous pensions tous les deux, la capture de Wesker est toujours une priorité militaire." Ses intérêts personnels concordaient si bien avec la conjoncture des évènements qu’elle n’avait pas besoin de se forcer pour que tout paraisse naturel, et rien dans son expression impassible et ses yeux dorés ne laissait présager que tout ceci avait pour but de garder à l’œil les personnes chargées de la tenir à l’œil… assez tordu, non ? |
|  | | Martin Wallace White Alchemist/Commandant

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 | Sujet: Re: Bureau du Commandant Julien Trevor Ven 25 Sep - 10:59 | |
| Julien Trevor avait déjà saisit sa casquette et fixait le porte-manteau où était pendu son trench-coat noir, il était prêt à partir, cette journée l'avait épuisé, surtout qu'il n'y avait pas eu de repos, et qu'il travaillait depuis 3 heures du matin : pourquoi ces horaires? Pour être tranquille. Cependant le Commandant Stanford ne semblait pas en avoir fini, le Lieutenant Maverick s'était montré plus concis, moins orgeuilleux et surtout plus impénétrable, si bien qu'il était impossible au Commandant d'avoir cerné l'homme en si peu de temps. Chez le Commandant Stanford en revanche, on pouvait voir de la fierté, mais aussi un certain art rhétorique, non pas que Maverick en était dépourvu, mais Stanford s'évertuait à en faire la démonstration, et cela, consciemment ou non. Elle revint sur un sujet qui bien évidemment était délicat, après tout, l'officier Stanford était quelqu'un d'intelligent, mais sans doute aimait trop les jeux à risque. Depuis le début de l'interrogatoire, cela virait à l'affrontement verbal, un affrontement délicat et convenant, mais un affrontement quand même. Cet affrontement était bien plus profond qu'il en avait l'air, car il était l'affrontement de deux classes, comme l'aurait dit Akki Raimaki, Joseph Staline, ou même Stark Spencer qui avaient été les théoriciens de l'idéologie Karasus puis Aerugolaise. Cassandra Stanford représentait la vieille aristocratie de l'armée, vestiges du temps où seuls les nobles et certaines familles avaient le droit aux postes d'officiers supérieurs et étaient formés dans la pure tradition. La famille Stanford représentait bien cette classe de gens, car ils étaient tous dans l'armée, et y vouaient corps et âme, c'étaient d'ailleurs des militaires compétents car aucun d'entre eux n'était mort sur le champ d'honneur, et ce même quand ils étaient en première ligne, cette affirmation prenait beaucoup de sens chez Cassandra Stanford, qui avait longtemps végété chez les hommes du rang, et même en étant Commandant en chef des Res Beehive elle avait toujours été prés des affrontements jusqu'à aller commander ses hommes elle-même sur certains fronts, notamment à Aerugo. Julien Trevor contrairement à elle n'était pas vraiment un militaire de carrière, et était rentré dans l'armée par pur opportunisme, afin d'avoir un grade suffisamment important, et des fonds pour ses recherches, la démarche était différente. Il avait aussi réussi le prestigieux concours d'alchimiste d'Etat afin de perfectionner son alchimie, ainsi l'armée lui avait beaucoup apporté. Et ce poste à la police militaire avait été une aubaine pour lui, tant au niveau du salaire que de l'augmentation de l'influence, ce qui lui évitait d'être contrôlé et augmentait sensiblement les budgets alloués à ses recherches. Les arrivistes contre les traditionnalistes, c'était un débat qui ne durait pas depuis hier, et le fond de la situation qui était en train de se dérouler dans le bureau du Commandant Trevor pouvait donner cette impression.
Alors comme ça Stanford voulait vraiment parler de cette photo, ce qui aidait Trevor à trancher sur ses hésitations, elle avait vraiment un rôle à jouer dans la présence de cette photo. De plus Stanford semblait prendre un malin plaisir à revenir sur le sujet. Soit, alors marcher dans son jeu pouvait être une bonne chose, car l'officier continuerai de feindre l'ignorance.
« Oui je connais cet homme, c'est le docteur William Birkin, un ancien collègue de travail, c'est d'ailleurs lui qui me parlait des bons et mauvais scientifiques. Cet homme a fait son service militaire lorsqu'il y a eu la guerre, et a disparu dans la région de Certol à Créta, je pense que son groupe et lui a été surpris par une patrouille de forces spéciales Aerugolaises qui suspectaient des expériences interdites de notre part dans cette montagne Crétanne, inutile de vous dire, que dans leur barbarie, ils n'ont rien trouvé. »
Car Trevor avait posé des explosif dans le laboratoire et qu'il n'y avait plus aucune preuve, d'ailleurs le village de Certol n'existait plus à l'heure où les deux officiers en parlaient. Trevor n'était pas au courant de ces recherches sur les T-48 et de l'incident de Certol lorsqu'on l'y avait envoyé, cependant il s'était rendu compte de l'ampleur de ces recherches lorsqu'il avait vu les contaminés décimer une section Amestrienne, il avait donc posé des explosifs pour que les Aerugolais ne puissent pas retrouver le fruit de ces recherches, l'Etat-Major à ce stade de la guerre savait qu'Aerugo allait reprendre Créta, la ligne de défense Medusa ayant été percée, les officiers avaient donc eu ordre du Lieutenant-Général Bonaparte du QG de Cretapolis de pratiquer la politique de la terre brûlée. Ainsi des hectares de riz avaient été détruits, les stocks de munitions étaient plastiqués lorsque l'ennemi arrivait trop vite. Julien Trevor avait été nommé Lieutenant-Colonel justement après cet incident de Certol.
« J'étais moi-même en poste prés de Certol, et j'ai eu plus de chance que Birkin, les Aerugolais ont fusillé tous mes hommes et m'ont fait prisonnier car j'étais le seul officier supérieur encore vivant, je suis resté à Aerugo jusqu'à la fin de la guerre dans une geôle humide. »
Bien évidemment c'était partiellement faux, Trevor avait été envoyé à Certol avec Koïnzell Ascheritt, un autre scientifique et quelques hommes pour effectuer une reconnaissance dans le village et secourir Birkin qui était toujours dans le laboratoire, cependant les villageois contaminés avaient décimé le groupe d'assaut de Trevor et d'Ascheritt, laissant les deux officiers et un soldat vivants. Birkin avait été secouru, mais les services secrets Aerugolais les avaient fait prisonniers. A Aerugo, Ascheritt avait été tué lors d'un interrogatoire, jugé par les Aerugolais comme « celui qui en savait le moins ». Cela avait arrangé Birkin, car c'était en fait celui qui en savait le plus, et il ne parlerait pas. Birkin et Trevor avaient été libéré après la guerre par Trezilka Maverick et Martin Wallace pour ne pas qu'ils dévoilent les secrets de Certol, ce qu'ils auraient fait sous la torture à force. C'était pour cela que Trevor était dans la Rese-T-Enebra, et que malgré son faible rang dans l'organisation, il était sous protection lors de ses missions, les Numbers, organisation rivale pouvant à tout moment décider de le capturer pour avoir les informations sur Certol, car il était théoriquement le dernier en vie. Bien sûr, un officier pointilleux pouvait se demander pourquoi autant de sections d'assaut avaient été mobilisées pour défendre Certol, un petit village montagnard, mais les autres répondront que c'était pour occuper les Aerugolais, qui avaient eu de très grosses pertes dans cette région, encore appelé aujourd'hui la Vallée de Sang. De toute façon il n'y avait plus personne pour témoigner, ne restant plus qu'un seul survivant.
« Je suis le dernier survivant de la bataille de Certol, d'où cette décoration, je suis le seul Amestrien à l'avoir. »
Il montra fiérement une barrette de décoration épinglée sur son torse qui représentait le dragon Amestrien avec un aigle bicéphale à terre transpercé de lance et l'indication « Bataille de Certol ». En fait, dans l'armée régulière, Certol avait été rapporté comme un massacre, où trois sections Amestriennes avaient été encerclées par des forces spéciales Cypher Pol Aerugolaises et s'étaient faites massacrées après un héroïque combat, les rapports ne rapportant pas de survivant connu. Julien Trevor noyait le poisson dans l'eau en parlant de cela, mais en détaillant il jouait la clairvoyance, tous ces faits étant officiellement véridiques .Julien sortit une carte de Youswell de ses tiroirs après avoir cherché quelques minutes.
« Il reléverait cependant du grotesque d'aller en mission à cette adresse. C'est dans la campagne, à 40 km de Youswell. Aucune propriété n'est indiquée ici, à part des ruines. Nous n'avons pas de temps à perdre pour cela, ce n'est même pas sous notre juridiction, mettez vous dans la tête que nous sommes au QG Sud. Il m'est avis que vous devriez plus vous concentrer sur l'offensive contre Aerugo qui aura lieu dans quelques temps, nous avons besoin de vous. »
Julien Trevor repoussa ses lunettes sur l'arête de son nez, tic qu'il avait, surtout lorsqu'il était nerveux. Même si ça ne se voyait pas, il était nerveux dans le sens où il ne voulait pas que l'armée mette les pieds au manoir, ce n'était absolument pas prévu dans les objectifs. Julien Trevor n'avait pas le droit de quitter le QG sans être accompagné car les Numbers le cherchaient depuis des mois, et qu'il n'avait en aucun cas les moyens de lutter contre eux, et justifier ça par rapport à l'armée était difficile, il prenait donc toutes les tâches administratives pour justifier sa sédentarité._________________ Am I crazy or am I a Genius?
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 | Sujet: Re: Bureau du Commandant Julien Trevor Mer 30 Sep - 22:23 | |
| Ah l’orgueil, c’était un défaut, ou une qualité – cela dépend de son degré et des interprétations – dont Cassandra n’était effectivement pas dépourvue et dont elle semblait faire preuve à cet instant. Mais ce n’est pas tant par orgueil qu’elle posait ces questions, très osées et témoignant d’un esprit d’aventure qu’on n’aurait pas cru existant chez cette militaire si scrupuleuse envers les règles, c’est surtout parce qu’elle comptait bien avoir des réponses à ses questionnements. Peut-être pas directement par Julien, qui n’était après tout pas plus gradé qu’elle et peut-être pas au courant de ces secrets bien cachés qui dirigeaient la vie amestrienne, mais en tout cas, elle essayait de se donner les moyens de suivre toutes les pistes possibles. Quitte à prendre certains risques, mesurés tout de même.
Quant à cet affrontement de classes… au vu de la vie de Cassandra, il n’y a aucun doute sur le fait qu’elle appartienne à cette branche traditionnaliste. Ceux qui se plient aux règles depuis la nuit des temps, si l’on pourrait dire, qui ne souffrent pas qu’on ne suive pas ces dernières à la lettre, et qui érigent la nation au-dessus de tout. De parfaits patriotes, uniquement là pour suivre une tradition et servir le pays. Pourtant, nombreux étaient ceux qui la classaient dans les arrivistes, notamment ceux qui ne connaissaient pas la famille Stanford de nom. Pour autant qu’elle soit prestigieuse au sein de l’armée d’Amestris, elle n’était pas si connue, car d’origine plus modeste que des grandes fortunes comme les Armstrong ; de ce faut, la jeune femme n’avait pas profité de son nom, si ce n’est dans l’Est où se trouvait leur fief. Et Cassandra Stanford, bien avant d’être commandant, avait fait montre de grandes compétences, et d’un volonté de progresser dans la hiérarchie par ses propres moyens qui faisaient dire à beaucoup qu’elle ne pensait qu’à sa carrière pour autre chose que le sacrosaint patriotisme. En tout cas, de ces deux visions un peu réductrices, Cassandra n’avait que faire. Les apparences ne l’intéressaient pas, et elle suivait sa propre voie, pas une voie qu’on lui aurait tracée dès la naissance, et qui la mènerait là où son destin devait la mener. Si la jeune femme avait un temps suivi ce chemin, éduquée pour cela, sa capacité à réfléchir par elle-même et en tirer ses propres conclusion lui avait permis de se libérer de ce carcan patriotique aveugle. Aujourd’hui, il n’y avait que sa propre vision, une vision personnelle, qu’elle défendait, et elle ferait tout pour parvenir à ses fins.
Enfin, Trevor ne se fit pas prier pour répondre à sa question, ce qui était tout de même un peu inattendu. Cassie avait bien vu que sa réaction avait été tout sauf neutre à la découverte de la photographie, mais de là à ce qu’il lui donne le nom de l’individu en question… c’était assez inespéré ! Loin de montrer la satisfaction qu’elle ressentait à enfin avoir eu cette information potable, et facilement vérifiable, la demoiselle n’en ressentit pas moins un certain soulagement, de voir que ses efforts n’étaient pas tout à fait vains. Vinrent ensuite les explications spontanées du commandant Trevor sur les antécédents de Birkin, sans aucune demande de la part de Cassandra. Une précision fort utile, puisqu’elle venait enrichir les connaissances de Cassie, et lui donnait même un point de repère : la bataille de Certol."Certol… je n’appartenais pas encore à l’armée, mais je connais bien les circonstances de cette bataille. Out plutôt, si vous me pardonnez l’expression consacrée, de cette boucherie. Vous avez de la chance d’en être revenu vivant et des raisons d’en être fier." Ce disant, Cassandra, jusque là posée, dans une attitude toute militaire, croisa les jambes de manière bien plus féminine, peut-être parce que pour le coup, elle voulait montrer à son "adversaire" qu’elle prenait tout cela avec détachement, voire même amusement. Oui, Certol, un grand échec que cette bataille, faite dans des conditions désastreuses, en dépit du bon sens. Qui avait bien pu donner un tel ordre d’ailleurs ? Car il n’y avait pas d’autre issue possible, et c’était envoyer les soldats à la mort délibérément… Combien de fois Cassie s’était-elle dit que quelque chose clochait dans cette histoire ? Elle avait eu beau analyser l’affaire sous toutes les coutures, il n’y avait pas d’autre conclusion que celle-là. Et que Trevor, un homme qui paraissait tout de même sensé, ait accepté d’y participer sans rien dire… il y avait de quoi trouver cela suspect.
Suspect, c’est le mot qui resta à l’esprit de Cassandra, quand Julien consentit enfin à aborder le sujet qui l’intéressait. Ainsi, il n’y avait que des ruines à cet endroit ? Comment pouvait-il le savoir ? Cette information venait de Wesker lui-même, et si Julien connaissait cette adresse, cela ne voulait-il pas dire qu’ils étaient d’une manière ou d’une autre liés ? Par ce Birkin peut-être, ou par la Red Pearl dont avait parlé Wesker… quoi que ce soit, voilà une piste de plus pour Cassie, qui pourrait ainsi donc vérifier à la fois si effectivement cette adresse n’indiquait que des ruines, et si ces trois hommes n’avaient pas collaboré dans l’entreprise… Bon, la question se posait de savoir si Birkin était encore en vie, et rien n’était moins sûr. Cependant, porté disparu ne veut pas dire mort jusqu’à preuve du contraire. Julien n’en était-il pas la preuve vivante, lui aqui avait officiellement été tué à Certol ? Car selon les dossiers officiels, il n’y avait pas de survivants de cette bataille, cela Cassandra en était certaine pour les avoir eux en main. Evidemment, on pouvait chipoter en disant que Julien avait été libéré bien plus tard, le fait est qu’il y avait toujours moyen de s’en sortir quand on était disparu. Voire même quand on était présumé mort, comme un certain Martin Wallace l’avait fait croire lorsqu’Aerugo avait pris la tête d’Amestris. Une seule chose était certaine dans ce pays : il ne fallait pas se fier aux apparences…"Je n’ai jamais prétendu faire moi-même cette enquête, vu que ce n’est pas sous ma juridiction, et que les Red Beehives qui sont sous mes ordres sont nécessaires à cette offensive dont vous parlez. Mais de là à dire que ça n’est pas important parce que l’endroit est en ruine… je vous suggère de transmettre l’information à Central, ce sera à eux de décider si une enquête est judicieuse ou non." Puisque l’entrevue était bel et bien terminée, et que Trevor s’apprétait à quitter son bureau, Cassandra se leva enfin, raide et militaire comme toujours, mais avec une aisance que seule l’habitude peut donner, si bien que tout cela paraissait on ne peut plus naturel. Si l’officier ne transmettait pas à ses supérieurs à la capitale son dossier, elle le saurait, et ses soupçons concernant Julien et ses motivations ne ferait que s’accroître, étant donné qu’il semblait cacher quelque chose…"Pour terminer, auriez-vous l’obligeance de me donner l’adresse de votre fournisseur en thé ? Bien que je ne sois pas grande connaisseuse, ce dernier est véritablement un délice." Dernière provocation avant la cessation – provisoire – des hostilités ? Peut-être, peut-être pas… Le fait que le thé soit d’une rare qualité était la vérité, mais si Cassandra insistait sur ce fait, c’était en écho à l’insistance de Trevor à parler de Xing, chose qu’elle n’avait pas encore résolue et qui l’intriguait toujours autant. Un simple détail certes, une broutille, mais la curiosité a parfois besoin d’être assouvie. |
|  | | Martin Wallace White Alchemist/Commandant

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 | Sujet: Re: Bureau du Commandant Julien Trevor Ven 2 Oct - 11:12 | |
| Décidément le Commandant Stanford avait clairement décidé de mettre des bâtons dans les roues du membre de la police militaire. Mais cela importait peu, il avait d'autres cartes dans sa main, et les utiliserait jusqu'à la dernière s'il le fallait. Après tout, ce n'était pas la première à s'interesser et à se mettre en travers de la Red Pearl Corporation. Car si elle allait là-bas, elle trouverait principalement des charges contre la Red Pearl, et en saurait trop pour rester en vie. Julien savait que la plupart des gens qui avaient essayé de se mettre en travers de la firme d'armement et de pousser plus loin leurs investigations s'étaient fait refroidir. C'était franchement dommage qu'un officier de la trempe de Stanford se fasse abattre, et Trevor avait fait tout ce qui était dans son pouvoir pour l'en éloigner, mais si elle découvrait les données sur le Spirographe, il ne pourrait pas intervenir si elle venait à se heurter à des tueurs à gage de la Red Pearl. Le Commandant Trevor préférait bien réfléchir pour ne pas bâcler un des points de sa mission. Après tout, il risquait sa vie aussi, et si Stanford quittait le QG, il serait sans doute obligé de la suivre discrétement, et si un agent Number venait à le repérer, c'en était fini pour lui, car les Numbers débarqueraient en force, il fallait donc à tout prix éviter d'envoyer un quelconque rapport à Central, sinon ça pouvait éveiller les soupçons, surtout d'éventuelles taupes qui pourraient sauter sur l'occasion pour venir au manoir et que ça se termine dans un bain de sang. Trevor n'avait jamais mis les pieds au manoir, il avait sa petite idée sur le type d'expérimentations alchimiques qui y étaient menées, mais ne voulait pas en savoir plus, ce n'était pas ses oignons après tout, il était un officier, son travail pour le moment était de tirer au clair cette affaire, et d'éloigner Stanford de cette affaire avant qu'elle ne devienne trop gênante pour certains et qu'on la liquide.
« Je vous dit que ces ruines ne sont pas interessante, trois enquêtes ont déjà été menées sur ce site, et absolument rien d'anormal n'a été trouvé. Les militaires qui se sont rendu sur place ont trouvé un manoir en ruine, la branche de recherche de la Red Pearl n'a pas pu débloquer de fonds pendant la guerre pour restaurer le manoir. »
L'officier remarqua que la jeune femme était déjà debout, elle avait continué sur un ton qui pouvait amener à penser que la provocation était de mise. Après tout, elle afficherait sans doute un sourire moins enthousiaste si elle allait à ce manoir. Comme la plupart des officiers, Julien Trevor était sortit de son instruction particulièrement enjoué à la perspective de servir sa patrie, pourtant il en était tout autrement de la réalité. Les réalités du champ de bataille, les morts, les combines de l'armée pour avoir l'hégémonie d'Amestris. Après tout, le peuple n'avait accès qu'au nombre de morts, mais tout cela n'était que des statistiques. Julien répondit en boutonnant les derniers boutons de son manteau de cuir, un sourire sympathique et un petit clin d'oeil.
« Je fait importer directement ce thé de Xing par un petit négociant de l'Est, et il est vrai qu'il est excellent. »
En la raccompagnant dans le couloir, Trevor ne dit plus mot, enfilant ses gants de cuir. A la fin, il fixa une dernière fois Cassandra, en enfilant sa casquette à visière de cuir. Une étrange expression sur son visage, comme si les paroles de l'officier sortaient du plus profond de son être et de sa sincérité.
« Une dernière chose Commandant Stanford. Chez moi les anciens avaient l'habitude de dire un proverbe qui a traversé les âges et que je trouve très intéressant : Celui qui soulève les pierres à longueur de journée, ne doit pas s'étonner d'y trouver un nid de scorpions. »
Trevor se mit au garde-à-vous et tourna les talons vers l'extérieur du QG.
Flashback
Créta, à 20 km de la frontière Aerugolaise 5 Septembre 1912 Le Commandant Trevor courait à toute allure à travers la végétation, portant un lance roquette en bandouliére et un fusil Mauser. La guerre durait depuis trop longtemps pour lui, il avait eu de la chance à East City, et avait été mobilisé sitôt sa blessure guerrie. Son uniforme bleu avait perdu de sa superbe, entâché de boue et de débris végétaux. Les bottes de cuir de l'officiers s'enfonçaient à demi dans l'humus humide et sa casquette d'officier s'écrasait mollement sur sonfront humide de sueur. L'officier était dans une petite forêt à l'Ouest de la frontière Aerugolaise et avait reçu pour mission d'intercepter des groupes de combat Aerugolais avant qu'ils ne s'enfoncent trop dans le pays, cependant l'armée Amestrienne était en mauvaise posture, et ce n'était plus un secret pour personne, les dernières forces consistantes avaient été concentrées plus loin sur la ligne de défence Medusa, qui était sensée intercepter toute la machine de guerre Aerugolaise. Trevor savait que l'action des quelques groupes restants près de sa position n'était que de la guerrilla. Le Commandant arriva près d'une clairière ou se trouvaient trois soldats Aerugolais armés de bolters et de fusils. L'homme remarqua que deux autres soldats Amestriens étaient aussi en planque dans le bois, l'un armé d'une Thompson et l'autre d'un fusil Lee-Enfield. L'un d'eux lui fit signe qu'ils fallait ne faire aucun bruit et qu'ils tendaient une embuscade à un groupe de combat de grenadiers. Il compta jusqu'à trois, et à cet instant, les trois hommes se levèrent et tirèrent sur leurs ennemis qui s'effondrèrent, l'un d'eux eut le temps de crier.
« Infanterie Amestrienne. ALERTE! »
Julien fit signe aux autres de ne faire aucun bruit et se déplaça, restant toujours dans la forêt. Un léger bruit de moteur était perceptible. Les unités blindées Aerugolaises n'étaient jamais loin de l'infanterie. Un char léger Minotaur apparut.
Eh merde! Il fallait qu'un char se ramène.
Julien fit signe aux soldats de ne pas bouger, et empoigna son lance-roquette visant le char. Un soldat descendit du char et examina les cadavres. Il se tourna vers le servant de la mitrailleuse.
« Ils ne sont pas loin, à mon avis ils se sont replié dans les bois. Ces enfoirés nous tendent des embuscades depuis plus de deux jours. »
En effet, les groupes que Trevor cherchait à rassembler se battaient depuis des jours et avaient ralenti quelques groupes de combats par leurs embuscades, même si leur manque de matériel les avaient conduits à limiter leurs activités, et c'était justement le but du Commandant, les rapatrier vers une tranchée où se trouvait la plupart des restes du groupe d'assaut Behemoth et s'opposer aux Aerugolais. Le Commandant actionna le lance-roquette, la fusée alla s'écraser sur le char, dont il ne restait qu'une carcasse fumante._________________ Am I crazy or am I a Genius?
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|  | | Painou Commandant Red Beehive


  Nombre de messages: 180 Age: 26 Date d'inscription: 25/05/2008
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 | Sujet: Re: Bureau du Commandant Julien Trevor Lun 5 Oct - 22:59 | |
| Bizarre… Le fait qu’il divulgue des informations qu’il n’avait jusque là pas évoquées donnait des airs de culpabilité à Trevor, comme s’il se retrouvait acculé et se devait de donner des preuves de bonne foi en laissant échapper quelques vérités. C’était le but de Cassandra que d’essayer de lui faire révéler quelques indices, mais pas aussi ostensiblement. Car il n’y avait pas à douter que ce que venait de dire Julien à propos du manoir était un mensonge, et que ce manoir était d’une certaine importance. Ce serait très facile de vérifier ce fait, d’une manière discrète cependant, puisqu’à n’en pas douter, ses mouvements seraient surveillés. Tous ses mouvements, et pas seulement par Julien ou la police militaire, peut-être aussi par d’autres personnes… Sans connaître exactement la cible qu’elle visait, mis à part que cela avait à voir avec la Red Pearl Corporation comme le lui avait dit Wesker, entreprise dont elle avait quelque connaissance, puisque aurait du faire l’objet d’une mission de la jeune femme, à l’époque où Martin était encore généralissime. Nombreux étaient encore les obstacles sur la voie de la connaissance qu’avait choisi Cassandra Stanford, des obstacles qui ne demandaient qu’à être surpassés, et qui le seraient assurément âr la volonté de la jeune femme. "J’ignorais que des enquêtes avaient déjà été menées sur les lieux, merci de m’avoir prévenue, il n’est donc plus lieu de m’inquiéter." Plus besoin de continuer dans la provocation et l’audace, cela s’était révélé assez payant pour que Cassandra abandonne cette technique et la "bataille" pour le moment. Elle avait déjà assez de renseignements pour emprunter une autre voie dès lors qu’elle aurait quitté ce bureau.
Justement, accompagnant le commandant Trevor à la porte, puisqu’elle n’avait pas de raison de le retarder d’avantage, ou du moins, rien qu’elle ne puisse demande directement, la jeune femme franchit la porte avant Julien, qui fit preuve de galanterie en l’invitant à passer – à moins que ce ne fût une habitude de Red Beehive de ne jamais tourner le dos à personne. Au moins, il répondit à sa question sur le thé, même s’il ne donnait pas le nom de ce fameux petit négociant."Vous préférez garder vos secrets ? Soit, mais dans ce cas, vous risquez fort de me revoir un jour, juste pour avoir le plaisir d’y goûter à nouveau." Dernière petite boutade, que Julien pourrait interpréter à sa guise, vu qu’elle n’avait en réalité cette fois pas de réelle intention de lui donner une signification cachée. Non, cela n’était plus vraiment nécessaire, et c’est pratiquement une conversation normale qui s’engageait là. Jusqu’à ce que le commandant Trevor en termine par ce proverbe qui résonnait si dangereusement.
Pour le coup, si Cassandra avait pu se voir légèrement soulagée d’avoir quelques réponses de la part de Julien, concession faites par ce dernier à n’en pas douter, cette fois-ci, le goût qui lui restait dans la bouche était quelque peu amer. S’il la mettait en garde ainsi – il n’y avait aucun doute à avoir sur le sens de sa maxime – c’était qu’elle avait posé le pied dans un engrenage qui risquait fort de lui coûter ce qu’elle avait de plus précieux : la vie. Cela confirmait ce que Cassie avait plus ou moins pensé, à savoir que Julien avait quelques clés parmi celles qu’elle cherchait à découvrir. Ensuite, quant à dire si c’était un simple avertissement, ou une véritable menace… Le commandant Trevor avait beau faire partie de la police militaire, avec tout ce qu’elle représentait aux yeux des autres militaires – les officiers chargés d’enquêter sur leurs collègues sont toujours très mal vus, voire considérés comme des traitres par certains – Cassandra ne l’avait pas considéré comme un ennemi. C’est bien le principe même de cette enquête qu’elle avait bravé, et ce que représentait le personnage. En dehors de ça, elle n’avait rien contre Julien, et n’avait même pas encore réussi à cerner l’homme. Elle en savait assez peu sur lui, si ce n’est ce qu’il lui avait dit : sa formation chez les Red Beehives, et ses capacités en alchimie qui étaient assez connues. De prime abord, la demoiselle aurait donc été encline à le voir positivement, puisqu’il était un camarade ayant suivi le même chemin qu’elle. Ce n’était pas n’importe qui qui pouvait devenir Red Beehive, il fallait en avoir les capacités physiques mais aussi mentales, une manière de penser particulière qui faisait de tous ses membres de vrais camarades.
Pour lui signifier qu’il n’y avait aucune rancune de sa part, et qu’ils n’avaient que remplis leurs rôles respectifs, la jeune femme lui rendit un salut très strict, le meilleur symbole de respect qu’elle connaisse pour un militaire. On pouvait parfois le prendre comme de la condescendance, vu que son visage restait fermé, mais peu importaient les interprétations des gens, Cassandra demeurait fidèle à ses principes, et si Julien ne voyait pas dans ses yeux brillant qu’elle avait autre chose à exprimer que ce simple salut martial, tant pis. Une fois le jeune homme disparu dans le couloir, ce fut à Cassie de quitter les lieux, et d’aller méditer sur tout cela… |
|  | | | | Bureau du Commandant Julien Trevor | |
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